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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 12:44
Les religions  entre amour et violence. Faut-il toutes les confondre?Avant la réunion du 27 à Fontenay sous Bois sur les Religions dans la République: vivre ensemble.

Les religions entre amour et violence. Faut-il toutes les confondre?

A quelques jours de la réunion salle Jacques Brel à laquelle je me rendrai en qualité de simple paroissien, je me permets'exprimer quelques réflexions consécutives aux drames du début du mois de janvier 2015 qu'ont constitués les assassinats de journalistes satiriques, de représentants des forces de l'ordre et et de membres de la communauté juive par des fous d'Allah.

S'il faut se réjouir d'une manifestation où les représentants des religions du Livre rappellent que "donner la mort constitue une injure à Dieu, que la vie humaine lui est précieuse, qu'aucune justification religieuse ne justifie une telle violence et que la fraternité doit être promue au service de la Paix," le chrétien de base" que je suis n'est pas prêt à accepter le vivre ensemble à n'importe quel prix intellectuel et spirituel.

1) En premier lieu dans ces débats qui tournent plus ou moins directement sur les religions source de violence, je suis ulcéré de constater qu'elles sont toutes mises sur le même plan pour qu'au nom du "politiquement correct" l'Islam ne soit placé seul au banc des accusés. Car sur ce thème, on aura tout entendu.

- Ce n'est pas l'islam qui est en cause mais l'islamisme sa version dévoyée. Pour qui a lu le Coran, il n'est pas difficile de lire que les sourates de Médine multiplient les appels à la violence et au meurtre notamment contre les juifs. Rien de tel dans les textes évangéliques.

- Les musulmans sont numériquement les premières victimes de l'Islam, ce qui est vrai mais laisse de côté les persécutions qui touchent les chrétiens d'Orient.

- L'islam est une religion de paix et de tolérance pratiquée par la plupart des musulmans qui sont modérés et pacifiques ce qui n'apparaît guère dans la plupart des pays où elle est dominante. Demandez aux chrétiens qui résident dans les pays du Maghreb, en Turquie sans même parler de l'Arabie Saoudite s'il est possible d'exercer sans contrainte une autre religion que l'Islam.

- Au cours de son histoire, le christianisme lui-même a été traversé par des violences au nom de Dieu tels que le massacre des Saxons par Charlemagne refusant de renoncer à leur culte païen, la tuerie des musulmans de Jérusalem par les croisés lors de la première Croisade à la fin du Xi ème, l'extermination des Cathares au nom du principe clamé par Simon de Montfort: "tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens." On n'omettra pas non plus dans cette sanglante litanie, l'Inquisition et ses procès en sorcellerie, les guerres de religion au XVI ème siècle entre catholiques et protestants, les dragonnades et la persécution des camisards cévenols dans la France de Louis XIV, etc.

On remarquera que les procureurs médiatiques qui pourfendent avec gourmandise le christianisme font appel à l'histoire pour mettre sur un même pied de réprobation les deux plus importantes religions du livre au plan démographique, oublient de dire que ceci est passé et date de plusieurs siècles. Ils se gardent aussi bien d'évoquer le fait établi qu'au XXème la terreur de masse en Europe, en Union soviétique ou au Cambodge s'est développée au nom de doctrines qui refusaient toute transcendance. Quant à ceux qui invoquent l'idéal de la Révolution française, ils omettent de dire qu'après l'union de la fête de la fédération de 1790, il y eut la terreur de 1793 et 1794. Il est plus facile d'invoquer Voltaire que Robespierre, Carrier, ou Saint-Just.

Ils oublient aussi de dire que depuis des années aucun responsables du culte catholique n'a jamais procédé à des incitations au meurtre de journalistes qui depuis des années se livrent à l'exercice facile de salir l'image du Christ, du Pape ou des ministres du culte catholique.

Et que je sache comme en 2006, les incendies d'églises et les violences faites aux chrétiens consécutifs aux caricatures de Mahomet se sont déroulés en terre d'Islam dans des proportions de violence bien supérieures aux quelques tags pratiqués en France sur quelques lieux de culte musulmans, même si ces gestes d'hostilité ne sont pas admissibles.

2) Je me demande au moment où tout le monde loue le climat d'union nationale qui s'est développé dans le pays, si "le vivre ensemble" qui constitue le thème de la réunion du 27 janvier ne constitue pas une illusion qui ne mène à rien vis à vis des musulmans avec qui nous devrions vivre au nom de cet idéal laïque où tout le monde vivrait dans la même communauté républicaine.

- Sommes nous d'abord sûrs que ces musulmans eux-mêmes souhaitent vivre avec nous? Rien n'est moins sûr. Les femmes qui toujours plus nombreuses voilent leur chevelure, qui portent la burka comme si nous étions en Arabie Saoudite, pour se différencier des autres, nous démontrent le contraire. Elles s'affirment différentes dans l'espace public parce que musulmanes. Ce sont elles qui veulent imposer une nourriture différenciée pour leurs enfants, qui veulent imposer des horaires distincts entre les hommes et les femmes dans les piscines et qui exigent que celles-ci soient exclusivement soignées par des médecins au féminin.

- Avec une obstination compréhensible, beaucoup de nos dirigeants affirment que l'islam est compatible avec la démocratie. On voit bien que cette assertion ne correspond pas à la réalité: pour un musulman convaincu, la loi coranique qui représente la parole de Dieu incréée est au dessus de tout et la Oumma, c'est à dire la communauté des croyants est par essence supérieure à la Nation et à la République.

Quant à la distinction entre ce qui appartient à César et ce qui appartient à Dieu qui est au cœur du message évangélique, elle n'a pas cours ni dans le Coran, ni en terre d'Islam ni dans la tête de bien des musulmans de par le monde.

- Dernier point, ce vivre ensemble existe si peu que dans les grandes agglomérations urbaines, se sont constituées de véritables enclaves musulmanes où ni les juifs ni les habitants de culture chrétienne ne sont plus présents tant la cohabitation notamment dans les écoles avec des populations qui veulent imposer leur mode de vie venu du Maghreb ou de l'Afrique sub-saharienne, s'avère difficile. Faudra-t-il imposer une obligation à résidence pour lutter contre ce ce que d'aucuns n'hésitent pas à appeler la libanisation des banlieues?

3) Si j'admets qu'en ces circonstances il vaut mieux insister sur ce qui rassemble que sur ce qui divise, je voudrais pouvoir exprimer tout haut, sans passer pour raciste parce qu'islamophobe ce qui me paraît critiquable dans l'Islam.

Est-ce raciste d'écrire que certaines sourates du Coran dites de Médine constituent de véritables appels aux meurtre notamment contre les juifs?

- Est-ce raciste de considérer que la lapidation des femmes en cas d'adultère, la polygamie, l'infériorité de la femme par rapport à l'homme, le droit de répudiation sont des principes qui devraient être rayés du Coran?

- Est-ce raciste de considérer que la détestation du culte des images et de la représentation du prophète par beaucoup de musulmans conduit à des violences inqualifiables? Pourquoi l'Islam serait la seule religion à ne pouvoir être ni brocardée ni critiquée?

- Est- ce raciste de trouver que l'apostasie passible de peine de mort en terre d'Islam constitue un scandale international contre lequel il faut lutter?

- Est-il normal que dans nos lycées, il ne soit plus possible d'enseigner les lois de l'évolution et l'histoire de la Shoah au nom du Coran et de l'Islam parce que des élèves musulmans l'ont décidé ainsi?

On n'en finirait pas d'allonger cette anaphore par de nombreux exemples qui démontrent que contrairement aux dires du recteur Boubakeur, l'islam est le plus souvent dans ses textes comme dans sa pratique une religion violente, même si des pratiquants sincères souhaitent insister sur les principes de foi et de paix qu'on peut lire dans le Coran.

Tous les musulmans ne sont pas fort heureusement des terroristes, mais la plupart des attentats commis sur la planète, sont aujourd'hui commis au nom de l'islam.

Faut-il rappeler la parole de l'ancien maire d'Istanbul en 1997: "aujourd'hui président de la république turque? "Les mosquées sont nos casernes, les minarets nos baïonnettes, les dômes nos casques et les croyants nos soldats"

Conclusion

Dans le contexte actuel, c'est impossible de critiquer l'Islam parce que les médias ont décidé de sauver "le soldat islam dit modéré". Or celui-ci sur le long terme n'existe pas et nous chrétiens serons balayés si nous n'opposons pas un ferme devoir de critique sans participer à un discours irénique et complaisant de mauvais aloi vis à vis d'un message religieux musulman à vocation totalisante.

Le devoir évangélique de charité et d'accueil de l'étranger que l'on peut trouver au CCFD ou au Secours Catholique ou dans nos paroisses, n'implique pas que nous devions embrasser sa culture sans que nous puissions exprimer une distance vis à vis du message coranique dans ses assertions les plus violentes.

C'est pourquoi, malgré toutes ces réserves, je souhaite bon courage à tous ceux qui pratiquent le dialogue inter- religieux dans la paix. Ils ont du pain sur la planche.

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Frédéric Buffin - dans Religion
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