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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 18:27
La dette grecque en trois proverbes.

En parcourant le livre des proverbes, je suis tombé en arrêt sur le mot dettes et j'ai trouvé trois d'entre eux qui m'ont semblé bien adaptés à la crise grecque.

A y regarder de plus près, les pays les plus riches de la zone euros ( Allemagne, France, pays du Bénélux, ont trouvé, (pour combien de temps encore?), un bon moyen de protéger leurs créances qu'ils ont sur la Grèce, plutôt que de prendre acte de son défaut De paiement.

Quand on est riche, mais perclus de dettes, c'est plus sûr de se prêter de l'argent indirectement de l'argent à soi-même, même si le destinataire apparent se trouve être le pauvre peuple grec.

2) "Qui paie ses dettes s'enrichit." Il n'y a que ceux qui ont fini de rembourser leurs dettes qui prononcent ce proverbe fort contestable. Il en va tout autrement quand on se révèle incapable comme les Grecs de payer jusqu'aux intérêts de la dette et qu'on ne peut même pas rembourser une créance de 1,5 millards d'euros au FMI.

Quant à s'en prendre aux armateurs si prompts à changer de drapeau pour éviter l'impôt, et à l'Eglise orthodoxe surtout détentrice d'un patrimoine peu vendable, pour rembourser la dette grecque, même un gouvernement d'extrême gauche, ne semble pas décidé à recourir à des mesures aussi radicales.

Moralité. grâce à l'augmentation du taux de la TVA pour "rembourser la dette, les Grecs continueront à s'appauvrir, sans pouvoir dévaluer leur monnaie puisqu'ils ont souhaité se maintenir dans la zone euro. Comme quoi si le beau moment d'une dette, c'est quand on la paie, c'est l'horreur quand on ne la paie pas, même en temps de paix.

3) "Les mots ne paient pas les dettes." Autant les deux premiers dictons sont contestables, autant le troisième me paraît frappé au coin du bon sens. Les gouvernements grecs successifs ont beaucoup parlé jusqu'au mensonge pour entrer dans l'euro. Ils ont trafiqué leurs statistiques avec l'aide de certaines banques comme Goldman Sachs. Ils ont vendu aux pays de la zone euro un produit ( leur pays) bien moins frais niconsommable qu'il ne l'était en réalité.

Quand au premier ministre Grec, il est arrivé au pouvoir avec des promesses infaisables comme l'augmentation des salaires et du nombre des fonctionnaires. L'éloquence et l'art oratoire, c'est une chose, l'exercice du pouvoir en est une autre. Bref les promesses n'engagent que ceux qui les croient. Le logos d'un grand démagogue n'est pas suffisant pour réduire la dette.

Résultat, on finit par accepter ce qu'on a fait refuser au peuple grec par référendum, parce qu'au sein de la zone euro, le rapport de force s'impose plus que les longs discours sur les terroristes de la fameuse Troīka. ( FMI, Commission, BCE)

Au bout du compte, Grexit ou pas Grexit, mille larmes du peuple grec ne paieront pas sa dette.

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Frédéric Buffin
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