Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 12:28
Relation imaginaire du conseil des ministres de rentrée en forme d'anaphore présidentielle.

Relation imaginaire du conseil des ministres de rentrée en forme d'anaphore présidentielle.


En cetagréable mercredi d'après 15 août, le Président de la République, la mine bronzée et l'air presque reposé malgré sa charge de travail écrasante, s'adresse ainsi à ses ministres:

- Moi Président et le Gouvernement nous souhaitions une baisse de l'euro pour relancer les échanges hors de la zone euro, même si la plupart de nos PME sont incapables d'étendre leurs marchés en dehors d'elle, nous l'avons.

- Moi Président et le Gouvernement nous demandions à la BCE de faire marcher la planche à billets comme la FED aux E-U, pour faire baisser les taux d'intérêt et favoriser ainsi l'investissement qui ne repart toujours pas. L'euro faible, nous l'avons.

-Moi Président et le Gouvernement nous espérions une baisse des matières premières et du pétrole, ce qui va d'ailleurs rendre plus difficilement rentable le développement des énergies alternatives, mais qui permet aux Français de rouler moins cher, nous l'avons.

- Moi Président et le Gouvernement nous attendions par nos soins avisés la maîtrise de l'inflation, afin que le pouvoir d'achat des Français ne soit pas rogné en ces temps de hausse limitée des salaires et de blocage des pensions. La déflation (compétitive) nous l'avons.

- Moi Président et le Gouvernement nous avons loué en début de mandat la vertu des impôts plutôt que de baisser les dépenses, puis nous avons commencé à les baisser, ce qui est le cas dés cette année pour 9 millions de contribuables. La détestation des prélèvements obligatoire par ceux- ci, nous l'avons.

- Moi Président et le Gouvernement nous avons fustigé le monde de la finance au point que le Cac40 se traînait à 3000 points en mai 2012. Il approche aujourd'hui les 5000 points. L'amélioration du climat des affaires depuis que nous sommes au pouvoir, nous l'avons.

- Moi Président et le Gouvernement bien sûr, nous priions dés notre arrivée au pouvoir pour que la croissance reparte, pour que le chômage baisse et que les déficits publics soient endigués ce qui n'est pas encore arrivé. Mais l'optimisme indéfectible pour y parvenir, nous l'avons.

Alors, rappelez vous si vous voulez survivre, mesdames et messieurs les ministres, en ces temps de crise qui annoncent la reprise de la croissance, ce principe qui valut sa grande carrière au docteur Coué: " chaque jour un peu plus qu'hier et un peu moins que demain."

"Monsieur le Président " se permit de dire un ministre importun. "Que faites vous des recettes fiscales qui ne rentrent pas au niveau prévu, de la crise grecque qui n'est pas terminée, de l'arrivée incontrôlée des migrants à Paris, Calais et Vintimille, de la grogne des éleveurs de porc et du chômage qui continue d'augmenter?

On ne gouverne pas par objection, conclut le Président superbe. "Abordons l'ordre du jour, en nous souvenant du sermon de Jean-Paul II face aux Polonais mal muselés par les Communistes: "N'ayez pas peur, entrez dans l'espérance."


On peut toujours rêver, pensa le ministre contredit. "Et en plus, le patron devient mystique. A la veille des prochaines échéancesélectorales, ça n'annonce rien de bon."

Frédéric Buffin.

Partager cet article

Repost 0
Frédéric Buffin
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Chronique d'un jeune retraité disposant encore d'un peu de matière grise pour écrire.
  • Chronique d'un jeune retraité disposant encore d'un peu de matière grise pour écrire.
  • : Commentaire décalé de l'actualité vue par un retraité bien décidé à cultiver son jardin sans oublier la vie du monde.
  • Contact

Recherche

Liens