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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 10:29
Sans division, ni polémique,  la politique ne serait pas drôle.

Sans division, ni polémique, la politique ne serait pas drôle.

Tout le monde le sait, la politique même en démocratie, est un sport de combat où l'adversaire forcément honni, doit être jeté à terre et succomber par le simple vote des électeurs sommés de choisir entre le bien et le mal.

Mais quand le camp du bien a triomphé pour un mandat, le spectacle politique n'est pas pour autant clos, d'abord parce que l'opposition a coutume de beugler chaque fois que l'équipe au pouvoir se prend les pieds dans le tapis, mais surtout parce que cette dernière est secouée par le poison de la division:

Les amitiés sont fugaces en politique et les désaccords prennent vite le pas sur les compromis initiaux, et souvent les plus dures critiques d'une politique proviennent du propre camp de l'équipe qui la mène. On se souvient encore à droite des tensions entre Giscard et Chirac entre 1974 et 1980 qui permit la victoire de la gauche en 1981. Cette dernière ne fut pas plus brillante en 2002, lorsque plusieurs candidats se réclamant d'elle, permit l'élimination de Lionel Jospin dés le premier tour, lors de l'élection présidentielle, malgré des résultats économiques plutôt favorables. La division des gauches rendit possible l'élection de Jacques Chirac dans un fauteuil malgré un piteux premier tour.

L'actualité récente est riche d'exemples où le camp du pouvoir est traversé par de fortes querelles qui n'annoncent rien de bon pour les prochaines élections. Il n'y a pas plus violent contempteur de la politique qualifiée de l'appellation infamante de sociale-libérale menée par le gouvernement actuel, que des hommes de gauche tels que J-L Mélenchon, ou Gérard Filoche digne représentant des frondeurs.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que "le capitaine de pédalo" en prend pour son grade. Quant à Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Aurélie Filippetti, ils adressaient de tels reproches à leur gouvernement bien que ministres, lors de l'été 2014 qu'il fallut bien les en évacuer prestement.

Mais même au sein de petites formations qui n'exercent pas directement le pouvoir mais qui se réclament de la gauche, les bagarres font rage. Ainsi chez les Verts, par rejet d'un gauchisme croissant représenté par Cécile Duflot, deux champions ministrables tels que François de Rugy et Jean-Vincent Placé viennent de quitter Europe Ecologie Les Verts à la grande satisfaction de Jean-Luc Mélenchon et sans doute du Parti Socialiste pas fâché de récupérer à terme des déçus de l'écologie de gauche.

A priori, on pourrait se dire que pour 2017, devant les mauvais résultats du chômage et la balkanisation croissante des forces de gauche, le résultat électoral est plié d'avance et que la victoire de la droite est assurée. Mais fort heureusement pour le spectacle à venir, l'incertitude demeure grâce aux bisbilles qui continuent à sévir dans le camp des droites.

L'été a été marqué par les tensions familiales de la famille Lepen. Et celles-ci ne sont pas terminées sans qu'on puisse encore savoir si celles-ci vont contrarier la progression électorale du Front National à l'occasion du scrutin régional du mois de décembre.

Quant à la droite classique, les primaires prévues vont permettre en 2016, l'émergence de quelques belles algarades, entre l'ancien président de la République devenu chef de parti, son ancien premier ministre, Alain Juppé et Bruno Lemaire. Nous verrons bien si face à la croissance du chômage, celle de la dette publique, la crise des migrants et la menace terroriste, ces illustres candidats sont en mesure de proposer des mesures en forme de lendemains qui chantent plus que ceux de la gauche.

Mais fort heureusement, nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises amusées en terme de polémique entre les deux camps et au sein de chacun d'entre eux. Comme quoi le village gaulois d'Astérix et ses querelles multiples qui se règlent à grands coup d'horions, demeure profondément inscrit dans notre inconscient collectif.

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Frédéric Buffin - dans Politique
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