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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 20:24
Etat ou abus de faiblesse?

Comment se réjouir de l'actuelle séquence politique qui aboutit à la marginalisation croissante du chef de l'Etat? En une semaine, celui-ci s'est pris trois bourre-pif dans la figure:

- un nouveau mauvais chiffre sur le chômage qui repart à la hausse rendant toujours plus improbable l'inversion de la courbe des statistiques des demandeurs d'emploi;

- le constat de désaccord entre les présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat qui scelle la fin du projet de modification constitutionnelle intégrant le principe de déchéance de nationalité pour les auteurs d'attentat terroristes;

- la mobilisation croissante des opposants au projet de réforme du code du travail, dont les jeunes et les militants les plus à gauche, malgré les concessions envisagées par rapport au projet initial.

Pour clore le bal, des sondages catastrophiques placent le locataire de l'Elysée autour de 15% d'opinions favorables, ce qui constitue un record dans la descente aux enfers de la défiance de l'opinion publique vis à vis du chef de l'Etat.

La droite et la large fraction de la gauche qui s'oppose à sa politique, ne devraient pourtant pas se réjouir de cette triste rupture de confiance de l'autorité suprême vis à vis du pays.

Malgré les institutions de la Vème République, qui lui confèrent les pouvoirs les plus étendus qui puissent exister dans le monde occidental, le Président est impuissant s'il n'a ni le soutien de l'opinion publique ni celui de sa majorité parlementaire.

Mais plus grave, il reflète l'incapacité de la Nation française à se réformer pour affronter les défis que nous impose la mondialisation. Que nous le voulions ou non, nous avons élu "Mou Président", "Flamby" ou "Culbuto" jusqu'en 2017 et nous lui devons un minimum de respect.

On pourra lui reprocher de ne pas démissionner ce qui pourrait lui conférer un peu de grandeur gaullienne, mais on ne peut pas lui dénier un certain courage et une capacité de résistance exceptionnelle aux rudes chocs de la vie politique.

Espérons tout de même que les quinze mois qui s'annoncent avant les prochaines élections suprèmes ne s'achèveront pas par la seule déconfiture politique d'un homme qui ne serait que le miroir de notre affaiblissement collectif.

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Frédéric Buffin - dans Politique
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  • : Chronique d'un jeune retraité disposant encore d'un peu de matière grise pour écrire.
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