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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 17:16
Islam et terrorisme: coup de gueule d'un cul béni.

Islam et terrorisme: coup de gueule d'un cul béni.


Pur produit de l'école laïque, simple paroissien, pratiquant régulier, lecteur de la Croix et donateur du denier de l’Église, je commence sérieusement à m'agacer du discours y compris papal sur le fait que l'islam n'a rien à voir avec le terrorisme alors qu'une partie des fondements théoriques de celui-ci se trouve inscrite dans les sourates médinoises du Coran dont certaines constituent des appels au meurtre vis à vis des infidèles.

Certes, il vaut mieux que le pape n'appelle pas à la croisade comme Urbain II en 1095 le fit, pour délivrer les lieux saints de Jérusalem. Il ne serait d'ailleurs pas sûr d'être entendu par les pratiquants réguliers qui écoutent semaine après semaine de façon benoîte, les sermons iréniques de nos prêtres qui pour la plupart ne sont pas des soldats de Dieu.

Mais ça commence à être pénible de penser que le bon chrétien, c'est celui qui est destiné à se faire égorger comme un agneau par la soldatesque islamique, alors que la persécution des chrétiens d'Orient ne fait l'objet d'aucune mobilisation populaire, politique et militaire susceptible de neutraliser les légions fascistes mais bien islamiques de Daesh qui tire son inspiration des textes coraniques les plus violents.

Je sais, devant l'horreur de l'égorgement du père Hamel, le chrétien doit opposer face aux fanatiques de l'Islam, le dieu de vie face à un dieu de mort comme l'a sagement dit Monseigneur Vingt-Trois lors de la messe de Notre Dame organisée en souvenir de ce vieux prêtre saigné comme un pourceau en plein office.

Je sais qu'il faut continuer de s'accrocher aux principes d'amour, de pardon et d'accueil de l'étranger qui découlent tout droit de la lecture de l'Evangile, quelques soient les attentats, parce qu'il faut vivre dans une France de plus en plus diversifiée.

Je sais, qu'un discours de haine vis à vis de la communauté musulmane ou plutôt des communautés musulmanes, consécutif aux divers attentats perpétrés par des islamistes de tous poils, ne servirait que la cause des fous de dieu qui aspirent à la mise en place de la charia et du califat islamique.

Je sais que mon Église et ses responsables mon pape, mon évêque, mon prêtre de quartier sont dans leur rôle en appelant les chrétiens au dialogue et à la prière commune avec les musulmans pacifiques qu'il faut s'efforcer de ne pas stigmatiser ni de rejeter.

Je sais aussi qu'il faut se réjouir d'entendre nos gouvernants exprimer avec force que tuer un prêtre en criant Allah Akbar c'est s'en prendre à la République. Après tout le ralliement des catholiques à celle-ci proclamé par Albert de Mun en 1892, scellé notamment dans les tranchées de la guerre de 14-18 avec "les curés sac au dos," ne date pas d'hier. Un peu de considération pour les catholiques de la part de nos gouvernants, ce n'est pas si courant et c'est toujours bon à prendre.

Je sais enfin que face aux violences religieuses actuelles presque toutes issues du monde musulman, on m'opposera notamment
- la prédication ultra- violente d'Urbain II au Puy en Velais, appelant à la croisade en Palestine, mais c'était au Moyen-âge,
- le massacre de la Saint Barthélémy à Paris en 1572, de centaines de reformés, mais c'était à la Renaissance,
- la révocation de l'édit de Nantes dit de tolérance en 1682 qui provoqua l'exil de France des protestants persécutés, mais c'était sous la Monarchie absolue de Louis XIV.,
Tous ces massacres démontrent que le catholicisme n'a pas toujours diffusé un message pacifique urbi et orbi, mais ça fait un bail que ces discours n'ont plus cours.

Tout ceci, je le sais et j'en suis conscient. Néanmoins, ce devoir de mémoire et de contrition qui a pour effet d'émasculer la conscience chrétienne, et de la réduire au silence, commence sérieusement à me lasser. De même, je suis très dubitatif sur cette prétendue communion entre catholiques et musulmans que les médias s'efforcent de mettre au premier plan au nom de l'utopie du "vivre ensemble."

Et pour tout dire, j'en ai assez de tous ces discours et propos lénifiants qui tentent de nous faire croire que l'Islam est une religion d'amour de paix et de tolérance comme le rabâche Dalil Boubakeur l'éternel recteur de la mosquée de Paris.

Car le constat d'aujourd'hui de la suprématie de l'islamisme terroriste sur un islam qui serait pacifiste de ces dernières années est édifiant:

- Où a-t-on tué un prêtre et brûlé des églises à la suite de la diffusion des caricatures du prophète, par Charlie Hebdo? En Turquie et au Pakistan terres d'islam.
- Ou pratique-t-on les mariages forcés de jeunes femmes avant leur majorité? Dans les pays du Maghreb, au Moyen Orient et au Pakistan, terres d'Islam?
- Où les homosexuels sont-ils pourchassés, voire massacrés? En Arabie saoudite et en Iran, terres d'Islam.
- Où grâce aux préceptes de la charia est-il interdit aux femmes de travailler? En Arabie saoudite terre d'Islam qui interdit par ailleurs, la pratique du culte catholique.
- Où la lapidation pour adultère est-elle encore appliquée, dans ce même pays, terre d'Islam.
- Où les principes démocratiques sont-ils les plus absents? Dans la plupart des pays musulmans.
- Où la violence terroriste règne-t-elle en maître? En Irak, en Syrie, mais aussi au Nigeria, au Pakistan, en Afghanistan, au Nigeria, terres d'Islam.

Bref, presque partout où s'est déployé l'islam, partout se sont développées les attaques terroristes. Et si celles-ci se déroulent aujourd'hui en France et en Belgique, c'est que nos deux pays accueillent une importante proportion de musulmans qu'il est difficile de dénombrer précisément puisque les statistiques religieuses y sont interdites.

Alors je commence à m'inquiéter sérieusement en tant que chrétien mais aussi en tant que républicain et démocrate du fait que nos pays ne fassent rien ou pas grand chose pour:

- contrer l'influence dictatoriale du président de la Turquie qui voudrait intégrer l'Union Européenne alors qu'en 1996, il a passionné les militants de son parti en disant: "Les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées seront nos casernes et les croyants seront nos soldats." La prison qu'il dut intégrer pour ces propos n'a guère freiné son enthousiasme islamique.

- faire cesser le financement de la construction de mosquées salafistes en en Europe et la venue d'imams inspirés par l'idéologie wahabite par l'Arabie saoudite et le Qatar. Mais sans doute, avons nous trop besoin des dollars de l'or noir et du gaz naturel pour vendre des armes aux monarchies pétrolières?

- maîtriser les flux de populations extra-européennes venues en masse depuis quarante ans et dont la culture musulmane par bien des côtés, s'oppose à la solution laïque développée en 1905, pour contrer le catholicisme.

Alors quand j'entends Odon Vallet sociologue des religions craindre que l'attentat d'un prêtre ne soit susceptible de faire basculer une majorité de catholiques dans le camp du Front National, ça me met en rage. Ce spécialiste ne comprend rien au fait que le respect de l'accueil de l'étranger et le principe de charité qui sont les fondements de mon identité chrétienne, sont des valeurs essentielles qui s'opposent à tout compromis avec un parti d'extrême droite construit sur la peur de l'autre.

Quand j'entends Manuel Valls, docte premier ministre, indiquer tout en rejetant l'idée de concordat au nom de la laïcité et de la loi de 1905, qu'il faut un pacte avec l'islam de France, ça me rend furieux. Plus il y a d'attentats, plus il faut que la puissance publique intervienne pour que soient financés les lieux de culte et les imams de France, au lieu et place des États du Maghreb et du Moyen-Orient. Faudra-t-il qu'un chrétien tue un imam pour que notre brillant chef du gouvernement estime qu'il est nécessaire de financer le culte catholique?

Quand je vois certains élus locaux au nom d'une laïcité à géométrie variable, financer des associations culturelles dont la vocation cultuelle musulmane est évidente, se pavaner lors des manifestations de la rupture du jeûne du Ramadan tout en ne supportant plus la moindre évocation de la nativité et de la fête de Pâques dans les lieux publics, je m'énerve de cette inégalité entre les religions pour de simples raisons électorales. Faudra-t-il adopter le calendrier lunaire et faire du vendredi la journée de repos dominical pour ne pas faire de peine aux musulmans?

Quand aux journalistes, je comprends que pour leur sécurité, il estplus facile de s'en prendre à la hiérarchie catholique qui serait trop timide et trop prudente dans la dénonciation des prêtres pédophiles, que de dénoncer les agissements des responsables des communautés musulmanes les plus extrémistes. C'est plus sûr pour leur intégrité physique.

Mais comment pourrais je, de plus, admettre sans réagir qu'un journaliste de "Libération" puisse faire de l'humour en indiquant dans un tweet: "pour apaiser les tensions entre communautés, j'espère que les deux assaillants étaient d'anciens scouts abusés par le prêtre. " Pour ce consternant twitterman, les deux meurtriers sont de simples assaillants, pas des criminels!
Avec de tels collaborateurs, ce journal est promis à un grand avenir dans une France de moins en moins chrétienne et de plus en plus pro- musulmane au nom d'une solidarité pas toujours bien placée avec les damnés de la terre, voire de la cause palestinienne.

Les cathos c'est bien connu ne peuvent que détester les Arabes parce que muslims, comme en témoignent les très nombreuses implantations chrétiennes caritatives qui existent dans les pays musulmans dont les membres risquent chaque jour leur vie comme le vécurent et moururent les moines de Tiberine.

Au lieu de répéter de façon rituelle que l'islam est compatible avec la démocratie, ce qui est loin d'être démontré, il faut que les autorités républicaines avant de penser tout projet de financement du culte musulman, imposent quelques principes simples aux représentants du culte musulman, même si ceux-ci ne représentent souvent qu'eux-mêmes ainsi qu'à leurs communautés

1. Renonciation à l'évocation des sourates médinoises dont certaines ne dépareraient pas dans "Mein Kampf" du fait de leur violence et de leur antisémitisme.
2. Affirmation du primât de la loi républicaine sur la charia et la Umma.
3. Interdiction des prières de rue et application de celle du voile intégral dans l'espace public.
4. Interdiction absolue de tout appel au (petit) jihad.
5. Expulsion de toute personne reconnue comme jihadiste. (sous la Troisième République, les membres de plusieurs congrégations dont celle des jésuites furent expulsés pour des propos qui n'avaient rien à voir avec l'appel au meurtre.)

Si ces principes ne sont pas appliqués fermement, les républicains athées, juifs ou chrétiens seront à plus ou moins longue échéance des dhimmis promis à la servitude sur notre territoire dans le cadre d'une république qui sera islamique.

Le chrétien que je suis veut bien accueillir son frère musulman à condition que celui-ci respecte sa culture et l'environnement républicain dans lequel il a vécu. L'amour vis à vis de son prochain passe parfois par un peu de fermeté. La foi en Jesus-Christ ne signifie pas que l'homme doit s'interdire toute réaction de défense et donc de riposte, voire de résistance, face aux périls qui nous guettent.

Le premier ministre n'arrête pas de nous dire que nous sommes en guerre. Je le soutiendrai quand il aura décidé de la faire au nom de la défense de mes enfants et de mes petits enfants. Or, il a tous les moyens humains, matériels et juridiques de la faire contre les musulmans qui enfreignent les lois de la République.

Qu'il la fasse sans faiblesse contre les fous de Dieu chez nous comme à l'extérieur. Sinon, les appels au calme et la fraternité vis à vis de l'opinion publique qu'ils viennent des autorités civiles et religieuses au nom de l'idéal de fraternité ne serviront à rien lors des prochains inévitables attentats.



Frédéric Buffin le 1 er août 2016.






















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