Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:11
Pour la campagne présidentielle, pitié pas trop d'amalgames.

Pour la campagne présidentielle, pitié pas d'amalgames.


A chaque attentat terroriste, de bonnes âmes de sont levées pour dire qu'il ne fallait pas confondre Islam et Islamisme, musulmans modérés et musulmans fondamentalistes.
Le padamalgam" est devenu un slogan obligé pour éviter toute tension entre la population "dite de souche" forcément soupçonnée de racisme et d'islamophobie et celle d'origine musulmane, obligatoirement pacifiste et modérée.

Pour l'instant, cette méfiance vis à vis de cet amalgame a plutôt bien fonctionné, même s'il a fallu déplorer quelques incidents. Pas de pogroms donc ni de ratonnade, après les attentats commis par des islamistes "qui n'étaient pas de vrais musulmans", même s'ils ont tué au nom d'Allah.

Il faut se réjouir de constater que la guerre civile redoutée ne s'est pas produite entre ces deux fractions de la population, ce qui montre que l'opinion publique sait procéder à des distingos subtils entre partisans pacifiques d'une religion et sa fraction la plus extrémiste.


Mais avec la présidentielle en ligne de mire , il est à craindre que cette même opinion publique ne soit dans les prochains mois, chahutée par la technique de l'amalgame largement utilisée en matière de propagande électorale par les divers partis politiques de notre pays.

Tout le monde connaît les grosses ficelles de nos politiciens qui sont en quête de nos suffrages. Ils utilisent toujours la même méthode de discours:

- A gauche, la droite pactise forcément avec l'extrème droite, ce qui permet d'affirmer, que voter à droite, c'est verser dans le conservatisme puis dans le fascisme liberticide et inégalitaire, c'est à dire le camp du mal.
La gauche, c'est forcément le progrès (social) ainsi que la marche vers l'égalité quand la droite s'oriente vers la régression avec le renforcement des inégalités en prime moins la liberté.

- A l'extrême gauche la politique gouvernementale réalise avec la loi travail, ce qu'aucun gouvernement de droite n'aurait osé faire en matière de recul social au profit des patrons et des puissances d'argent. Autrement dit, il faut combattre le pouvoir, parce qu'il n'est pas à gauche, le camp du bien. Ce n'est même pas une question d'intérêt, mais de morale.

- A droite, la gauche fricote toujours avec l'extrême gauche, parce qu'au fond, celle-ci n'a pas abandonné son corps de doctrine marxiste et qu'elle y trouve ses troupes les plus militantes. Pour un peu nos gouvernants et ceux qui les soutiennent auraient le couteau du bolchevique entre les dents, voire par faiblesse, le sabre de l'islamiste. Bref pour la droite, la gauche et l'extrême gauche, c'est pareil: c'est l'aventure collectiviste assortie d'une ouverture inconsciente de nos frontières aux populations immigrées d'origine musulmane.

- A l'extrême droite, les politiques de la droite et de la gauche inféodées à l'Union européenne elle-même soumise aux mauvais vents de la mondialisation, c'est blanc bonnet et bonnet blanc en raison de la contibution quarantenaire de ces deux blocs à l'affaiblissement de la Nation. Bref, il faut mettre fin sans tarder à 40 ans de politique européiste, immigrationniste qui met à mal l'identité de la France, en rejetant ces deux alliés objectifs dans les poubelles de l'Histoire.

Pour faire campagne, la nuance ne sied donc guère: Plus c'est gros, plus ça passe. Sans le dire, les principes de base de propagande élaborés par Goebbels dans les années quarante seront comme d'habitude appliqués avec méthode (l'antisémitisme et exaltation de la violence en moins.)

Jouer sur la peur des électeurs, répéter sans cesse les mêmes slogans simplifiés, dramatiser l'enjeu de la campagne et diaboliser le camp d'en face à grands renforts d'amalgames, ça ne sert pas à gouverner quand on est aux affaires. Mais ça permet souvent d'accéder au pouvoir.
On n'attrape pas les mouches avec du vinaigre. On ne séduit pas l'électeur avec des bonbons. Avec de grosses ficelles comme l'amalgame, si.

Alors, si nos politiques pendant la campagne présidentielle, pouvaient éviter ce type d'outrance rhétorique, pour débattre des vrais enjeux du pays, tels que le chômage, la dette, l'intégration des étrangers, l'impôt, la protection sociale, le devenir de la construction européenne, la justice et la défense nationale, ce serait bien. Rêvons un peu.

1er septembre 2016








Partager cet article

Repost 0
Frédéric Buffin
commenter cet article

commentaires

jean-louis 28/09/2016 12:53

Ce qui nous guette surtout, fondamentalement, c'est la continuation d'un système de propagande qui sévit aussi aux USA. Donc je vous rassure, il n'y aura pas d'outrances, pas de dérapages, pas d'amalgames. Il y aura, pour chaque thème, chaque sujet, chaque question une réponse en forme de posture morale, de pétition de principe, de bonnes intentions. Dans ces conditions, soyez sûr qu'on ne mettra pas les politiques au pied du mur, qu'on ne les forcera pas à s'engager sur des points précis, qu'on ne leur demandera pas d'exprimer des projets politiques fondamentaux.
Ce sera encore une sorte de "fashion show" pour la construction d'une personnalité.

Présentation

  • : Chronique d'un jeune retraité disposant encore d'un peu de matière grise pour écrire.
  • Chronique d'un jeune retraité disposant encore d'un peu de matière grise pour écrire.
  • : Commentaire décalé de l'actualité vue par un retraité bien décidé à cultiver son jardin sans oublier la vie du monde.
  • Contact

Recherche

Liens