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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 11:49

Pour confesser l'inavouable, il vaut mieux l'assistance d'un prêtre que le secours d'un journaliste.

Les tensions que peut ressentir un président de la République sont certainement au dessus de la moyenne.  On peut donc comprendre que celui que nous avons élu à la magistrature suprême, éprouve le besoin d'exprimer à un tiers son ressenti et sa perception des événements  et des personnes. C'est un bon moyen d'évacuer les mauvaises pensées qui peuvent germer dans son cerveau. 
Rien de mieux qu'une bonne conversation en forme de défoulement pour aller mieux. C'est l'effet catharsis en quelque sorte. Et comme nos hommes politiques ne sont pas des dieux, même le "primus inter pares", il faut bien évacuer le trop-plein de méchanceté qu'on recèle en soi de temps en temps pour aller de l'avant.
Mais pour éviter les ennuis médiatiques, il vaut mieux bien choisir le tiers de confiance à qui on a décidé de confier ses mauvaises pensées.
Le prédécesseur de l'actuel locataire de l'Elysée ne semble  pas avoir tiré la bonne pioche avec son gourou néo-maurassien  qui non seulement l'a enregistré à son insu, mais s'est permis d'écrire un livre pamphlet (la cause du peuple) qui traîne dans la boue l'actuel candidat à la primaire de la droite, avec la bonne intention d'assurer sa chute.
Bis repetita placet, les journalistes auteurs du récent ouvrage "ce que le président ne devrait pas dire," s'en donnent à cœur joie pour diffuser les bonnes phrases que le Président a bien voulu leur dire au cours de plusieurs dizaines d'entretien. Le pire est atteint avec les propos relatifs à la lâcheté des magistrats, ce qui constitue une immanquable occasion de se mettre à dos toute la magistrature, comme l'avait fait en son temps celui qu'il a vaincu en 2012.
Nous le savons, le président de la République passionne par ses relations avec la presse, n'est pas habité par le sens de la transcendance et encore moins par la foi catholique. Mais s'il s'était confié à un prêtre, plutôt qu'à des journalistes, ses propos n'auraient pas été diffusés grâce au secret de la confession. Et l'exutoire eut été le même. Il aurait ainsi évité bien ennuis.
Dommage. 
Bref, il n'est de pire adversaire que soi-même. 

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Frédéric Buffin - dans Politique
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