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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 21:32

 

"Eh Meluche, tu sera toujours qu'un estranger à Marseille."

Réaction de Marius marseillais de plusieurs générations à l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la circonscription de l'actuel député Patrick Menucci. (Ave l'assent de Marseille)

"Eh, Jean-Luc, on t'aime bien quand sur le vieux-port,  tu harangues la foule  en proclamant fièrement la devise "Liberté, Égalité Fraternité, avec des accents de Cicéron." On t'apprécie quand tu nous dit sans trop le dire que côté politique, la bouillabaisse marseillaise elle est pas fraîche. Et en plus tu chantes la Marseillaise de Rouget de l'Isle, mieux que l'Internationale!

On s 'amuse à penser que si tu avais été élu au lieu du jeune parigo qui parle pointu,   avec tes penchants dégagistes, il aurait soufflé un sacré mistral sur la ville de Pagnol et sur tout le pays.
Tu le connais ce vent qui nous vient de la vallée du Rhône, il soulève, tous les papiers gras de la ville  que les éboueurs adeptes du fini-parti ont laissé par terre, histoire de dire aux Marseillais qu'ils reviendront le lendemain. Tu aurais pu être ce vent-là, mais les gens du Nord et de l'Ouest et ces maudits parisiens tête de chien,  ne t'ont pas choisi. Peuchère qu'elle pitié!
Tu aurais dû faire brûler plus de cierges à Notre Dame de la Garde pour être exaucé. Pour faire président, ça valait bien une messe comme disait Henry IV en son temps, même si tu te sens mieux chez les francs-macs.

Tu nous as fait pleurer Jean-Luc avec tes discours enflammés. Mais là fraanchement tu déconnes,  à croire que tu as bu la "cagole de trop." (bière marseillaise) Tu veux vraiment nous emboucanner?

Quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai pas pu éviter de dire tout haut dans la rue: "fatche de con."  C'est pas un parachute qu'il se ménage, c'est une mongolfière et dans une circonscription où le FN n'a aucune chance d'être élu! 

Et pourquoi que tu veux te présenter contre le Menucci.?T'es pas un peu fada de nous jouer ce coup là. Lui au moins, il est de Marseille. La gare Saint-Charles, la Joliette, Le Prado, le chaudron du Velôdrôme , la Castellane, Mazargues le coin de notre grand baratineur de Maire, les quartiers Nord où les minots  se pètent à  la kalachnikov, l'Estaque etc..il connaît avec tous les gens qui vivent dans ces quartiers.

Je sais,  tu leur en veux à mort aux gens du P.S. et tu peux pas les saquer. Ils t'en on fait des misères pendant des années. Mais Menucci tout de même avec sa gouaille, il est sympa et son accent, il est si chantant. Ca nous plait.

Et il sait nous en faire des promesses.  Il y a quelques années, il avait parlé une fois en réunion (authentique) d'une proposition qu'elle était formidable: il trouvait que les voies de la gare Saint-Charles, elle séparait le centre- ville en deux en prenant une place folle. Qu'à celà ne tienne il suffisait de construire une gare souterraine et de libérer des voies pour construire un nouveau quartier avec immeubles, espaces verts et commerces. Il avait même chiffré le coût du projet: 3 milliards d'euros. Une pécadille. Et par ton éventuelle élection tu voudrais nous priver d'un tel poète bâtisseur? 

Comme les automobilistes qui s'engueulent entre eux, j'ai envie de te dire: " Et ta meère, elle sait que tu es là! Tu étais bien Jean Luc, au Sénat puis au Parlement européen à Bruxelles ou à Strasbourg. Et les cigognes, c'est plus joli que les gabians qui sont de véritables rats volants au point de salir les iles Pommègues et Ratonneau. Et pourquoi tu ne te représentes pas du côté d'Hénin-Beaumont. Au moins tu pourrais en bouffer du Fhaaine et apprendre le Chti en même temps en mangeant des fricadelles. Alors qu'à Marseille, tu vas le  contrarier le Menucci. Et ça, il aime pas.

Alors, je te fais une proposition:  d'abord, on se fait une bonne partie de pétanque au parc Borelli. Ensuite je t'invite au restaurant chez Michel sur la route de la corniche, où tu pourras manger la meilleure bouillabaisse de Marseille. Je t'offre des pieds paquets dont tu me diras des nouvelles et des navettes à l'eau de fleur d'oranger de la pâtisserie de l'église Saint Victor.  . Avec un peu de chance, elles auront été bénies par l'archevêque de Marseille. Il est comme toi, il a parlé des valeurs d'ouverture à défendre, sans s'engager nettement pour un candidat. Rassure toi, en l'écoutant comme toi, je ne suis pas si brèle que ça. J'ai compris qu'il fallait voter pour le jeunot au deuxième tour.

Et en plus, tu auras droit à une bonne bouteille de rosé. Du côté de Cassis, il y en a de fameux. Et pour faire bonne mesure, je t'emmène au vélodrome voir l'OM. Tu verras; les supporters n'ont pas  leur pareil pour hurler, "l'arbitre au poteau" battements de tambour en prime, avec d'autres noms d'oiseaux que je n'ose te dire.

Et après, je te fais voir la corniche et la mer bleu canard w-c comme dirait Dany Boon, nous allons manger au restaurant des Goudes, puis tu prends le TGV pour Paris et tu lui lâches les baskets au Menucci. Il faut qu'il mobilise ses électeurs. Avecque  le PS qui sait plus où il est, il va avoir du boulot, sans que tu le déranges avec tes cagades.

Allez Meluche, fan de chichourle, retourne à Paris où qu'ils sont les intelligents. Avec la tv, j'aurai toujours le plaisir  de t'écouter mais de loin!

Et je te le dis gentiment, parce que tu n'écoutes  personne et que tu ne vas pas renoncer,  au bar des bons amis, un docker un peu rude m'a dit: "eh Marius, si ça te fâche vraiment que Meluche  il se présente on peut lui faire gôûter l'eau du vieux Port." Mais rassure toi  à Marseille, on est plus grande gueule que grosse  brute. Alors, on le fera pas, d'autant que cette eau, elle est très sale et qu'à Marseille, la planification écologique, on connaît pas.

Allez Jean-Luc, "adesias,"même si tu ne mets jamais les pieds dans une église. Et après les élections, tu pourras toujours te consoler en buvant un ricard (sinon rien) avec moi, quand tu auras perdu face au régional de l'étape."

Frédéric Buffin qui en a vu de biens belles pendant six ans.
Le 12 mai 2017.
Blog: fredericbuffin.fr

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Frédéric Buffin - dans Politique
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Denis Roques 12/05/2017 14:22

Cette histoire me fait penser au gros homme de Fanny de Marcel Pagnol, acte 1 scène 6 :

LE GROS HOMME. – Hé biengue, mademoiselle Fanylle, est-ce que votre mère n’est pas ici ?

FANNY. – Non monsieur, elle vient de partir à la poissonnerie.

LE GROS HOMME. – À la poissonnerille ? Ô bagasse tron de l’air ! Tron de l’air de bagasse ! Vous seriez bien aimable de lui dire qu’elle n’oublille pas ma bouillabaisse de chaque jour, ni mes coquillages, bagasse ! Moi, c’est mon régime : le matin, des coquillages. À midi, la bouillabaisse. Le soir l’aïoli. N’oubliez pas, mademoiselle Fanylle !

FANNY. – Je n’oublierai pas de lui dire, mais à qui faut-il l’envoyer ?

LE GROS HOMME. – Et n’oubliez pas, ô bagasse ! Tron de l’air de mille bagasse ! Ô bagasse !

Il sort. Tous se regardent ahuris.

ESCARTEFIGUE. – Mais c’est qui ce fada ?

CÉSAR. – C’est un Parisien, peuchère. Je crois qu’il veut se présenter aux élections.

ESCARTEFIGUE. – Mais pourquoi ce mot extraordinaire : bagasse ?

FANNY. – Il le répète tout le temps.

PANNISSE. – Tu sais ce que ça veut dire, toi ?

FANNY. – Il le répète tout le temps.

ESCARTEFIGUE. – Mais qu’est-ce que c’est que ce fada ?

CÉSAR. – C’est un Parisien, peuchère. Je crois qu’il veut se présenter aux élections.

ESCARTEFIGUE. – Mais pourquoi il dit ce mot extraordinaire : bagasse ?

FANNY. – Il le répète tout le temps.

PANISSE. – Tu sais ce que ça veut dire, toi ?

FANNY. – Je ne sais pas, moi, je suis jamais allée à Paris. Nous aussi nous avons des mots qu’un Parisien ne comprendrait pas.

CÉSAR. – Bagasse ? Pour moi, c’est le seul mot d’anglais qu’il connaisse, alors, il le dit tout le temps pour étonner le monde.

M. BRUN. – Eh bien, c’est bizarre, mais je le croyais Marseillais.

CÉSAR. – Oh ! dites, vous êtes fada ?

M. BRUN. – Dans le monde entier, mon cher Panisse, tout le monde croit que les Marseillais ont le casque et la barbe à deux pointes, comme Tartarin et qu’ils se nourrissent de bouillabaisse et d’aïoli, en disant “bagasse” toute la journée.

CÉSAR. – Et bien, Monsieur Brun, à Marseille, on ne dit jamais bagasse, on ne porte pas la barbe à deux pointes, on ne mange pas très souvent d’aïoli et on laisse les casques pour les explorateurs – et on fait le tunnel du Rove, et on construit vingt kilomètres de quai, pour nourrir toute l’Europe avec la force de l’Afrique. Et en plus, Monsieur Brun, en plus, on emmerde tout l’univers. L’univers tout entier, Monsieur Brun. De haut en bas, de long en large, à pied, à cheval, en voiture, en bateau et vice versa. Salutations. Vous avez bien le bonjour, Gnafron.

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