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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 10:29

Tous les grands hommes subissent une nécessaire traversée du désert avant de faire partie des grands de l'Histoire. Ça fait partie de leur Curiculum vitae.

- La retraite de Jésus qui sut résister aux tentations de Satan, avant d'entamer sa marche d'abord triomphale puis dramatique jusqu'à son exposition sur la croix, en constitue l'exemple emblématique.

D'autres personnages célèbres ont connu des périodes de désamour sévère vis à vis de l'opinion publique avant de renaître de leurs cendres en faisant montre de leur grandeur:

- Churchill dans les années 30 fut écarté des instances du parti conservateur et ne redevint ministre et premier ministre qu'en 1940. En 1945, les Anglais considérèrent que celui qui les avait conduits à  la victoire, ne pouvait être celui qui leur ferait gagner la paix. Il lui fallut attendre 1951 pour redevenir le chef du gouvernement britannique jusqu'en 1955.

- De Gaulle qui avait démissionné en 1946 de son poste de président du gouvernement provisoire de la Republique française, fut aussi oublié de l'opinion publique, avant de revenir sur le devant de la scène lors de la crise algérienne en devenant président du conseil le 13 mai 1958. Président de la Republique de 1959 à 1969, après avoir subi la crise de 1968 et celle du référendum de 1969, il savait ce que l'adversité en politique voulait dire

Notre nouveau Président, n'a vécu rien de tel. Il n'a connu que des succès, celui d'un brillant parcours de haut fonctionnaire dans les premières années de sa carrière, celui d'un brillant banquier chez Rotschild, celui d'un fulminant conseiller de Francois Hollande à qui ses conseils n'auront malgré tout pas servi pour qu'il se représente devant les électeurs et celui d'un sémillant  ministre de l'économie plus libéral que socialiste, vite mis sous tutelle du ministre des finances et du premier ministre.

Or pour qu'il puisse se grandir aux yeux de l'opinion publique, il faut absolument qu'il entame son nécessaire chemin de croix avant de rebondir et de montrer au peuple qu'il est le seul à pouvoir redresser le pays comme Winston au Royaume uni et le grand Charles en France.

À vrai dire, le chemin notre futur grand homme a déjà commencé à emprunter le chemin semé d'épines et de tessons de bouteilles vers l'impopularité. En quelques semaines, il semble avoir fait assez fort:

- Les retraités qui gagnent plus de 1200 euros par mois s'inquiètent de la majoration de 25% de la CSG qui va leur être appliquée.

 - Les fonctionnaires s'estiment méprisés parce qu'il est prévu de leur appliquer de nouveau la suppression du jour de carence, comme s'ils étaient les seuls à s'absenter de leur travail pour un oui ou pour un non.

- Un bon nombre de maires crient déjà à la suppression des libertés locales, parce que la plus grande partie de la taxe d'habitation va être compensée par une dotation d'Etat forcément révisable dans le temps. Et en sus notre Président demande aux collectivités locales de faire des économies. Quelle horreur!

- Après la démission du chef d'état-major des armées coupable de s'être exprimé vertement devant une commission de l'Assemblée à huis clos en disant qu'il ne voulait pas se faire "b...par Bercy," les militaires ruminent leur amertume et n'en pensent pas moins devant le spectacle de certains matériels qui ont parfois quarante ans d'âge. Après le désastre du logiciel de paye qui aura retardé la solde des soldats pendant des mois, ça commence à faire beaucoup, même si en république, l'armée est tenue de demeurer "la grande muette de la fonction publique."

- Et voici que de surcroît, les syndicats étudiants ne vont avoir aucun mal à mobiliser les jeunes à la rentrée: la baisse de l'APL de cinq euros par mois est pourtant minime, mais elle est symbolique. Entre cette baisse et le système absurde de tirage au sort pour entrer dans l'enseignement supérieur, les 800 000 étudiants devraient pouvoir facilement obéir aux mots d'ordre de mobilisation dans la rue des le mois de septembre.

- les ordonnances sur la loi travail ne sont pas encore publiées, mais à l'appel de la France insoumise et de la CGT, il ne devrait pas être trop difficile de faire manifester des milliers de salariés sur le pavé des rues de Paris et des villes de Province. D'ores et déjà le Président de la république et le premier ministre on perdu près de 10 points dans les sondages.

Mais pour que nos deux grands dirigeants vivent une vraie traversée du désert qui les conduira durablement dans les marécages glauques de la grande solitude, les  mesures proposées ci- dessous, devraient efficacement y contribuer:

1) Sur le modèle simpliste de la baisse uniforme de cinq euros par mois de l'APL qui a le mérite d'être de la seule compétence du pouvoir réglementaire, il serait du plus grand intérêt de baisser du même montant,

- les seize millions de personnes qui perçoivent de près ou de loin une pension de retraite. Près d'un milliard d'euros d'économie, ça ne se refuse pas.

- les 4,1 millions de bénéficiaires de minimas sociaux (RSA, AAH, allocations chômage de fin de droits, ASpa, etc..) Près de 250 millions d'économies, c'est toujours bon à prendre. La présidence sera accusée de s'en prendre aux pauvres, ce sera du meilleur effet pour cultiver son impopularité.

2) Dans le même temps, il serait du meilleur effet de supprimer totalement l'impôt sur la fortune qui concerne un peu plus de 340000 contribuables pour un rendement de 5,2 milliards d'euros. Ce serait un bon signal pour faire revenir les riches au pays. Et les propagandistes de gauche seraient au mieux pour dénoncer les cadeaux aux riches aux dépens des pauvres,  de la part du chef de l'Etat.

3) Pour faire bonne mesure et achever une bonne dégringolade  dans les sondages, l'exécutif  devrait se lancer dans des réformes sociétales qui ont pour qualité de mettre du vinaigre sur les plaies mal fermées du pays.

- Le précédent locataire de l'Elysée n'a pas eu le temps où n'a pas osé procéder à la légalisation de l'euthanasie, sujet propre à déchaîner les discordes et les passions. Allons y sabre au clair! Au moment où la concorde nationale est plus que nécessaire pour avancer dans le concert des Nations, nul doute qu'un tel débat mettrait en jeu l'autorité du Président ...et sa popularité.

- Il'en serait de même avec la légalisation de la PMA et la GPA afin de donner satisfaction aux couples homosexuels désireux d'assumer leurs parentalité...aux frais de la Sécurité Sociale en déficit bien entendu comme pour n'importe quel couple hétérosexuel.

4) Dernière mesure pour achever une descente aux enfers digne de ce nom, le Président de la république devrait se déclarer favorable conformément aux voeux des associations humanitaires, à l'ouverture des frontières signifiant l'accueil sans limite des étrangers d'origine extra- européenne. Après tout, donner des autorisations de travail à des clandestins qui aujourd'hui sont contraints de travailler au noir sous le contrôle d'employeurs sans scrupule, ce ne serait pas si stupide. 

Mais dans cette matière, l'opinion publique est sourde  au réalisme et au bon sens. Elle n'est pas non plus prête à consentir aux efforts budgétaires publics substantiels que suppose l'accueil de l'étranger dans de bonnes conditions.

Cette mesure d'ouverture  dans une France marquée par le chômage de masse, c'est l'impopularité garantie et pour longtemps pour le chef de l'Etat si d'aventure, il venait à la prendre.

Conclusion: ce ne sont là que de désagréables persiflages, diront les macroniens. Pas si sûr.  Dans  la conjoncture actuelle, on ne peut être qu'impatient de prendre connaissance des arbitrages concrets qui seront contenus dans les ordonnances Travail, de la loi de Finances et de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. Nous verrons à ce moment si l'exécutif est en mesure d'interrompre la dégringolade qui se produit aujourd'hui dans les sondages.

Frederic Buffin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 09:45

 

Après l’élection présidentielle : un grand chantier à conduire,  l’amélioration de la propreté des toilettes publiques.

Tout le monde retient aujourd’hui son souffle. Quel contenu, dans les prochaines ordonnances sur la réglementation du travail ? Quels textes devront être votés dans le cadre de la moralisation de la vie politique ? Quelles économies devront être faites après la prochaine publication de la Cour des comptes sur la situation financière (paraît-il aggravée) du pays laissée par le précédent Président de la République, qui fut pourtant un membre éminent  des sages de la rue Cambon ?

Bref, à quelle sauce douce amère le nouveau locataire du château va-t-il nous manger ?  C’est la grande question sur laquelle les grands médias discourent avec gourmandise.

Pourtant, à la veille des vacances, les pouvoirs publics devraient plus modestement s’attaquer à un dossier « lourd », celui de la propreté des toilettes publiques :

1)Les toilettes publiques un marqueur de niveau de vie du pays.

Il y a une vingtaine d'années, nous avions accueilli en famille pendant six mois, une jeune américaine qui venait tout droit de l'Oregon qui ne m’apparaissait pas comme l’Etat des E-U le plus à la pointe du modernisme. Elle était venue avec deux lourdes valises dont l'une entièrement chargée de produits d'hygiène: savons, shampoing, déodorant, papier hygiénique,  etc. Il y avait là un concentré étonnant de chasse microbes « made in USA. »

Comme j’avais indiqué à cette charmante yankee (qui ne l’était d’ailleurs pas tous les jours) que de tels produits étaient disponibles en France et même dans notre logis, elle m'avait répondu que dans les montagnes rocheuses où elle habitait, la France avait la réputation d'un pays sale où les sanitaires étaient mal entretenus.

Elle put heureusement constater que chez nous, il existait des toilettes plus confortables et plus propres  que la cabane au fond du jardin chère à Laurent Gerra, avec mieux que du papier journal pour s'essuyer le fondement en cas de gros besoin.

Cette jeune représentante de l'Amérique profonde avait une vision de la France archaïque, en décalage apparemment profond avec la réalité de notre hygiène publique et privée. Mais certaines de ses réflexions pendant son séjour  démontraient qu’elle classait en matière de propreté et d’hygiène notre pays dans  la catégorie des pays proches du tiers-monde

2) Sans aller jusqu’à une telle vision  excessive,  si  le niveau de vie des Français devait se mesurer à la propreté des toilettes publiques, la France serait placée à un niveau très moyen.

Chacun de nous, saisi par une envie pressante qui nous démontre ainsi que nous ne sommes pas de purs esprits, n'a pu  que constater la saleté parfois repoussante des toilettes des gares SNCF,  des aires d'autoroute, des centres commerciaux, et des installations sportives.

Il en est de même pour les sanisettes dont le fonctionnement laisse souvent à désirer notamment dans les rues de Paris. Et combien de fois n’ai-je pas entendu mes enfants se plaindre de la saleté des toilettes des écoles qu’ils fréquentaient au point de ne jamais y poser leurs fesses et d’arriver à la maison saisis d’une envie plus que pressante.

Les entreprises et collectivités publiques concernées  ont beau consacrer des sommes considérables au nettoyage, rien n'y fait. Les Français ne savent pas sortir des toilettes en les laissant propres, au contraire des Suisses et des Allemands. Ainsi l'accès à des toilettes  propres prend parfois l'allure d'une quête du Graal, quand le corps impose ses vues après une bonne digestion.

Bref, fréquenter les toilettes publiques demeure une aventure aléatoire quand d'aventure la nécessité biologique s'impose à notre humanité.

Personne ne s'étonne non plus que les millions de voyageurs qui empruntent chaque jour le métro ou le RER soient considérés comme des usagers  des transports publics, sans vessie ni colon, puisqu'il faut avoir des capacités de chercheur opiniâtre  pour trouver des toilettes dans beaucoup de gares ou les trains du réseau ferré d’Ile de France.

3
) Si donc qu'à Dieu ne plaise, j’avais été élu  Président de la République, je ferais de la propreté des toilettes publiques une grande cause nationale à régler dans les six premiers mois de mon quinquennat.

Il y a au moins trois raisons pour faire de l’amélioration des toilettes publiques un programme d’action prioritaire.

-  Il y va d'abord de l'identité de la France et de son prestige. Il faut en finir avec l'image du Français affublé d'un béret avec un sac en bandoulière contenant une baguette de pain, un litron de vin et un camembert odorant se rendant dans "des chiottes" d'un autre âge. Non à la France des toilettes qui puent!

Il y a quelques années lors d’une biennale de Venise, un artiste contemporain avait cru malin d’exposer trois toilettes publiques affublées chacune des couleurs du drapeau national. Si j’avais rencontré cet artiste, je lui aurais reproché non pas d’avoir utilisé  le bleu blanc rouge pour une cause qui n’est pas propre à représenter la grandeur d’âme de la nation française. J’aurais surtout critiqué le fait qu’il avait peint des toilettes qu’on ne trouvait déjà plus dans les rues dans les années soixante !

- Second point, faire de la propreté des toilettes publiques une priorité nationale, entrerait parfaitement dans le cadre d'une relance neo-keynésienne sans risque de creuser le déficit  du commerce extérieur. Mettre en place un programme de construction ou de rénovation de toilettes publiques favoriserait l'industrie du bâtiment. (Quand celui-ci va, tout va.)

Cette mesure relancerait l'activité économique sans risque comme l’augmentation des prestations sociales en 1981, de favoriser les sociétés étrangères puisque par essence, le financement de cette action prioritaire n'impliquerait à priori aucun mouvement d'importation particulier.

De plus, un vigoureux effort de recrutements d’hommes ou de femmes de ménage,  dans le cadre d’un « Etablissement public national de propreté des toilettes publiques, » serait de nature à relancer l’emploi de personnels à qualification réduite, ce qui dégonflerait de façon significative, la catégorie A des personnes sans emploi.

-
Troisième point, la propreté des toilettes publiques  constitue un enjeu d’attraction des touristes.

Face au défi de la désindustrialisation, le pays dispose d'un atout maître pour assurer l'équilibre de sa balance du commerce extérieur: le tourisme. Des millions d'étrangers mettent chaque année  les pieds sur le territoire français. Il faut absolument  que leur souvenir dominant au cours de leur séjour en France, ne soit plus celui d'avoir été contraint de fréquenter  des lieux d'aisance publics rares, souvent  impraticables et  à l'odeur pestilentielle.

Il est anormal que les seuls lieux où la propreté des « saints lieux soit à peu près assurée soient les parcs d’attraction tels Disneyland paris et le parc Astérix, ce qui démontre que le tourisme de masse n’est pas nécessairement incompatible avec des toilettes propres.

Conclusion en forme d’envolée lyrique hygiéniste.

En son temps, le général de gaulle avait prononcé à Québec, un tonitruant : « vive le Quebec  libre ! » Je voterai pour le candidat président qui aura le courage de clamer haut et fort : « Vivent les toilettes de France propres. »

Frédéric Buffin qui vient de visiter l’intéressant  musée du Conservatoire des arts et métiers, mais qui saisi par la nécessité d’une vessie à la contenance insuffisante, a préféré rebrousser chemin devant la propreté toute relative du chalet des efforts mis à la disposition des visiteurs qui n’étaient pourtant pas bien nombreux ce jour-ci.

 

Fredericbuffin.fr le 27 juin 2017

 

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 21:54

Il y a quelques jours, j'avais publié une chronique sur le prestige qu'aurait pu tirer le nouveau président annoncer un ou des moratoires. Ça y est c'est fait: le prelèvement à la source vient d'être repoussé au 1er janvier 2019. Encore un peu de patience et nous en connaîtrons d'autres!

"Pour faire chic, Monsieur le Président vite un moratoire et si c'est dans le Social, c'est encore mieux!

Tout chef d'État se doit s'imposer un moratoire, ça fait partie de l'indispensable standing de la monarchie républicaine.

Arrêter un chantier pour apaiser momentanément l'opinion publique remontée contre, c'est aussi classe et classique que l'exercice du droit de grâce prévu par notre constitution pourtant républicaine quoique certains puissent prétendre le contraire. Dans un certain nombre de cas, le moratoire est une méthode infaillible pour enterrer  définitivement un projet, notamment à fins d'économies substantielles.

- François Mitterrand dans la lignée de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, bien que converti à la bombe A et H, imposa un moratoire sur les essais nucleaires en 1992. Il satisfaisait ainsi les verts qui avaient recueilli sous la houlette de Daniel Cohn- Bendit près de 14% des suffrages  aux régionales. Son  successeur se dépécha dés 1995 de le rapporter au nom du maintien de la dissuasion nucléaire, à la grande satisfaction des polynésiens de Muroroa ravis de récupérer quelques bequerels dans leurs organismes.

- Jacques Chirac lui- même voulut sans trop de succès,  mettre en place au sein de la communauté internationale, un moratoire sur la peine de mort. Il ne fut guère entendu par les autorités chinoises qui ont inventé le principe des exécutions payantes pour les  familles des condamnés, pas plus que par les tribunaux américains grands amateurs de l'injection létale, ni par les cours de justice iraniennes qui préfèrent la pendaison si possible en public ou par les juges saoudiens adeptes de la décapitation. A défaut de réussite dans cette entreprise, notre Président si près du cul des vaches,  par cette initiative humanitaire, gagna pour pas cher, une réputation de grand humaniste. S'occuper ainsi de la peine de mort pour les autres tout en maintenant la bombe nucléaire potentiellement très mortifère, il fallait y penser.

- En pleine cohabitation, Lionel Jospin qui n'avait pas cru devoir pérenniser le moratoire sur la fermeture des services publics en milieu rural en 1998, se résolut sous la pression de l'opinion publique affolée par la crise de la vache folle, à imposer un moratoire sur l'autorisation des farines animales. Le prion s'était invité à la table des politiques plus que la question de la désertification des campagnes. C'est ainsi.

- Nicolas Sarkozy malgré les conseils attristés de l'INRA, crut bon sous la pression des écolos de maintenir la suspension par l'État de la culture expérimentale du maïs OGM contre l'arrêt  du Conseil d'État qui avait rapporté la mesure d'interdiction. . Les faucheurs volontaires avaient encore  frappé. Au nom de son alliance avec "les verts à l'exterieur et rouges à l'intérieur, comme les paztèques" son  successeur François Hollande se dépécha de prolonger la mesure de suspension de la culture de maïs transgénique, achevant par cette prolongation, de décourager la recherche française en matière de biologie à usage de l'agriculture. 

-Pour ne pas être injuste, celui qui n'a pas eu le courage de se représenter à la présidentielle en 2017, s'engagea fermement pour mettre en place un moratoire sur l'exploitation des gaz de schistes. On aurait apprécié qu'il en fasse de même pour limiter la multiplication des éoliennes qui saccagent les plus beaux paysages d'une France qui constitue une des premières destinations touristiques au monde, mais celles-ci développant  des énergies renouvelables, elles sont considérées comme des vaches sacrées intouchables. Alors pas touche!

Bref, il n'y a pas mieux qu'un moratoire pour asseoir l'autorité présidentielle.

- La meilleure preuve en est, c'est qu'évidemment pendant la campagne électorale de la présidentielle et même les primaires, l'idée de moratoire a été   utilisée à plusieurs reprises par les candidats: celui de Yannick Jadot pour stopper  une fois encore le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, celui de Marine Le pen qui souhaitait suspendre pendant un temps toute immigration légale, celui encore de Benoît Hamon, prêt à demander à ses partenaires européens (toujours tirés compréhensifs) un report de remboursement de nos dettes publiques qui ont dépassé en 2017 la coquette somme de 2200 mds d'Euros.  

-  Le président fraîchement élu, maintenant qu'il est aux manettes, peut donc désormais se livrer à cet exercice séduisant du moratoire avec  cet  avantage non négligeable qu'il est plus facile d'arrêter une politique que de la mettre en oeuvre..

Quelques uns d'entre eux pourraient être décidés en arguant de de nobles raisons: 
le chantier de la retenue à la source de l'impôt à la source pourrait  être reporté pour éviter un plantage assuré des Finances publiques tant ce projet est conduit  dans la précipitation.
L'arrêt de toute nouvelle construction de lignes TGV  pour que soit réexaminée leur profitabilité financière, serait apprécié d'autant plus qu'il est fait oblication à la SNCF de se réorienter vers les trains du quotidien.
La suspension provisoire des financements d'État pour que soit redimensionné à la baisse le chantier olympique de 2024 à Paris. Certes une telle décision mécontenterait certainement beaucoup Mme Hidalgo qui n'a pas ménagé ses vacheries vis à vis du candidat Macron pendant la campagne électorale , mais elle rassurerait les provinces inquiètes de voir les crédits d'équipements s'orienter vers l'île de France pour une manifestation festive de trois semaines. Pour de simples Jeux certes planétaires, c'est un peu dommage d'oublier le nécessaire aménagement du territoire en se focalisant sur la capitale.

- Mais c'est dans le domaine social où se présentent de belles opportunités de moratoire: 

D'ores et déjà le premier ministre semble avoir mis en oeuvre une réflexion sur un moratoire relatif au compte pénibilité assorti de maigres avantages   retraites. Tant de complication dans sa mise en oeuvre pour  si peu. Une telle décision déjà presque annoncée par le président de la République serait prise à  la grande satisfaction des organismes patronaux qui dénoncent  le caractère "usinagazesque" d'une tell dispositif qui n'a pas son pareil en Europe. 

   
 Il pourrait aussi décider de suspendre l'application de l'article 83 de la loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation de notre système de santé et qui concerne plus spécialement la mise en oeuvre du tiers payant qui irrite les professions médicales. 
Applicable en principe depuis le 1er janvier 2017 pour les seuls remboursements prévus par l'assurance maladie puisque le conseil constitutionnel n'a pas accepté que le texte concerne obligatoirement  les remboursement des complémentaires santé, la mesure fait l'objet d'une application très incomplète selon les praticiens, de sorte que certains commentateurs parlent d'un " véritable foutoir,".  Cette critiques n'est pas très indulgente pour les promoteurs de la réforme qui rétorqueront avec quelque raison que pour un tel dispositif plébiscité par les patients, il faut laisser du temps au temps.

Pour éviter un mouvement d'indiscipline croissant de la part d'une partie des médecins conventionnés, il serait souhaitable que le dispositif soit reexaminé avec comme idée directrice qu'il n'est peut-être pas forcément utile de généraliser une telle mesure pour des assurés et ils sont nombreux, qui ont les moyens de payer leur consultation.

En ce sens le président Macron devrait annoncer un moratoire plus général  dans la mise sous assistance par l'Etat et la Sécurité Sociale de l'ensemble de la population qui a tourné à l'obsession chez nos dirigeants du quinquennat précédent,

Dernière proposition  plus subversive  puisque notre Président  veut assouplir davantage la réglementation du travail pour faciliter la création d'emploi, il serait peut-être prudent de décréter au préalable, un moratoire sur le droit de grève qui rappelons le, selon le préambule de la constitution de 1948 encore applicable,   s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent, ce qui signifie que ce droit peut être limité.  
"Pour démanteler le code du travail", qui serait une intention du chef de l'Etat, comme le prétendent Mr Martinez et Mr Mélenchon, un tel moratoire serait bien utile afin d'éviter le désordre dans les entreprises et les administrations.

Mais des esprits chagrins assurent  que  ce ne serait pas constitutionnel et  pas très démocratique .

Allons bon pour décréter certains moratoires, il faut donc réformer la Constitution. On n'est pas sorti de l'auberge s'il faut demander son avis au Congrès ou au peuple! (30 mai 2017)"

 

Frédéric Buffin le 6 juin 2017.

 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 23:17

 

La fin de l'État d'urgence n'est pas pour demain.



Avec ce qui vient de se passer en Angleterre et à Londres, personne, pas  même le Président de la République  ne prendra la responsabilité de mettre fin à et état d'urgence qui aurait dû pour certains, être interrompu depuis longtemps.

Le jour du 14 juillet 2016, François Hollande avait indiqué qu'il souhaitait y mettre fin. Le soir même les 90 morts de la Croisette à Nice  par la faute d'un camionneur fou parce qu' islamiste haineux,   sonnèrent le glas de ses espérances.

Objectivement, il n'y a que Mélenchon et l'extrème gauche pour estimer qu'il faut metrre fin sans  délai à l'État 

Les interpellations du défenseur des droits bien dans son rôle de dénonciation des excès inévitables de cette situation d'exception, n'emeuvent que les personnes interpellées ou assignées à résidence et leurs défenseurs.

Les  condamnations d'Amnesty International qui estime que la France bafoue les droits de l'homme en limitant le droit de manifester dans la rue, ne suscitent que peu d'indignation. "Les mécontents n'ont qu'à écrire sur les réseaux sociaux plutôt que de crier leur ire dans la rue, c'est moins risqué," dira le vulgum pecus.

Les protestations du syndicat de la magistrature inquiet de voir se pérenniser l'absence de contrôle du juge civil sur l'action de la police, ne suscitent aucun écho réprobateur. "Qu'ils arrêtent de libérer les voyous des cités  arrêtés par les flics en flagrant délit plutôt que d'écrire sur leur mur des c.. " diront les grincheux.

Dans ces conditions, l'annonce faite par le nouvel  exécutif de prolonger l'État d'Urgence jusqu'en novembre lorsque l'assemblée nationale sera en état de voter la loi, ne semble susciter guère d'opposition.

C'est que   le décideur suprême qu'il soit gouvernemental ou parlementaire se retrouve face à cette question terrible: que dira l'opinion publique si le lendemain de sa levée un nouvel attentat se produit? 
BFM et France info clameront en boucle que l'État a été léger d'alléger ainsi son appareil répressif. Tous les médias crieront " haro sur le baudet" en blamant  les auteurs d'une telle décision  irénique.

Et "l'insoutenablé legéreté de l'être" pour le pouvoir, c'est la faute suprême. C'est pire que de rendre permanente la restriction des libertés publiques en laissant libre cours aux forces de police. Dans les circonstances où le pouvoir veut aller vite pour faire passer des réformes par ordonnance, il vaut mieux éviter de se prendre 20 points à la baisse dans les sondages  par un respect trop scrupuleux des règles démocratiques normales. " La présidence normale, c'est bien fini."

Pour un temps, le pouvoir craint plus d'être accusé de laxisme que d'atteinte aux libertés  démocratiques. Priorité donc  à la continuation du  démantèlement des réseaux islamistes qui produit et produira ses inévitables bavures. 


Jusqu'à quand? Ça c'est un mystère, mais il est à parier qu'au moindre nouveau drame terroriste proche de chez nous, l'État d'urgence  sera prolongé après novembre. A défaut des mesures d'exception temporaires seront perennisées. Toujours au nom de notre sécurité.

P S  Je conseille cette année aux organisateurs de l'épreuve de philosophie du baccalauréat de remplacer le classique  couple liberté- égalité par celui de liberté- sécurité. Pour une fois, la correction des copies ne serait pas ennuyeuse.

 

 

Frederic Buffin le 5 juin 2017.

 

 
 
 
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 15:59

Pour faire chic, Monsieur le Président vite un moratoire et si c'est dans le Social, c'est encore mieux!

Tout chef d'État se doit s'imposer un moratoire, ça fait partie de l'indispensable standing de la monarchie républicaine.

Arrêter un chantier pour apaiser momentanément l'opinion publique remontée contre, c'est aussi classe et classique que l'exercice du droit de grâce prévu par notre constitution pourtant républicaine quoique certains puissent prétendre le contraire. Dans un certain nombre de cas, le moratoire est une méthode infaillible pour enterrer  définitivement un projet, notamment à fins d'économies substantielles.

- François Mitterrand dans la lignée de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, bien que converti à la bombe A et H, imposa un moratoire sur les essais nucleaires en 1992. Il satisfaisait ainsi les verts qui avaient recueilli sous la houlette de Daniel Cohn- Bendit près de 14% des suffrages  aux régionales. Son  successeur se dépécha dés 1995 de le rapporter au nom du maintien de la dissuasion nucléaire, à la grande satisfaction des polynésiens de Muroroa ravis de récupérer quelques bequerels dans leurs organismes.

- Jacques Chirac lui- même voulut sans trop de succès,  mettre en place au sein de la communauté internationale, un moratoire sur la peine de mort. Il ne fut guère entendu par les autorités chinoises qui ont inventé le principe des exécutions payantes pour les  familles des condamnés, pas plus que par les tribunaux américains grands amateurs de l'injection létale, ni par les cours de justice iraniennes qui préfèrent la pendaison si possible en public ou par les juges saoudiens adeptes de la décapitation. A défaut de réussite dans cette entreprise, notre Président si près du cul des vaches,  par cette initiative humanitaire, gagna pour pas cher, une réputation de grand humaniste. S'occuper ainsi de la peine de mort pour les autres tout en maintenant la bombe nucléaire potentiellement très mortifère, il fallait y penser.

- En pleine cohabitation, Lionel Jospin qui n'avait pas cru devoir pérenniser le moratoire sur la fermeture des services publics en milieu rural en 1998, se résolut sous la pression de l'opinion publique affolée par la crise de la vache folle, à imposer un moratoire sur l'autorisation des farines animales. Le prion s'était invité à la table des politiques plus que la question de la désertification des campagnes. C'est ainsi.

- Nicolas Sarkozy malgré les conseils attristés de l'INRA, crut bon sous la pression des écolos de maintenir la suspension par l'État de la culture expérimentale du maïs OGM contre l'arrêt  du Conseil d'État qui avait rapporté la mesure d'interdiction. . Les faucheurs volontaires avaient encore  frappé. Au nom de son alliance avec "les verts à l'exterieur et rouges à l'intérieur, comme les paztèques" son  successeur François Hollande se dépécha de prolonger la mesure de suspension de la culture de maïs transgénique, achevant par cette prolongation, de décourager la recherche française en matière de biologie à usage de l'agriculture. 

-Pour ne pas être injuste, celui qui n'a pas eu le courage de se représenter à la présidentielle en 2017, s'engagea fermement pour mettre en place un moratoire sur l'exploitation des gaz de schistes. On aurait apprécié qu'il en fasse de même pour limiter la multiplication des éoliennes qui saccagent les plus beaux paysages d'une France qui constitue une des premières destinations touristiques au monde, mais celles-ci développant  des énergies renouvelables, elles sont considérées comme des vaches sacrées intouchables. Alors pas touche!

Bref, il n'y a pas mieux qu'un moratoire pour asseoir l'autorité présidentielle.

- La meilleure preuve en est, c'est qu'évidemment pendant la campagne électorale de la présidentielle et même les primaires, l'idée de moratoire a été   utilisée à plusieurs reprises par les candidats: celui de Yannick Jadot pour stopper  une fois encore le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes, celui de Marine Le pen qui souhaitait suspendre pendant un temps toute immigration légale, celui encore de Benoît Hamon, prêt à demander à ses partenaires européens (toujours tirés compréhensifs) un report de remboursement de nos dettes publiques qui ont dépassé en 2017 la coquette somme de 2200 mds d'Euros.  

-  Le président fraîchement élu, maintenant qu'il est aux manettes, peut donc désormais se livrer à cet exercice séduisant du moratoire avec  cet  avantage non négligeable qu'il est plus facile d'arrêter une politique que de la mettre en oeuvre..

Quelques uns d'entre eux pourraient être décidés en arguant de de nobles raisons: 
le chantier de la retenue à la source de l'impôt à la source pourrait  être reporté pour éviter un plantage assuré des Finances publiques tant ce projet est conduit  dans la précipitation.
L'arrêt de toute nouvelle construction de lignes TGV  pour que soit réexaminée leur profitabilité financière, serait apprécié d'autant plus qu'il est fait oblication à la SNCF de se réorienter vers les trains du quotidien.
La suspension provisoire des financements d'État pour que soit redimensionné à la baisse le chantier olympique de 2024 à Paris. Certes une telle décision mécontenterait certainement beaucoup Mme Hidalgo qui n'a pas ménagé ses vacheries vis à vis du candidat Macron pendant la campagne électorale , mais elle rassurerait les provinces inquiètes de voir les crédits d'équipements s'orienter vers l'île de France pour une manifestation festive de trois semaines. Pour de simples Jeux certes planétaires, c'est un peu dommage d'oublier le nécessaire aménagement du territoire en se focalisant sur la capitale.

- Mais c'est dans le domaine social où se présentent de belles opportunités de moratoire: 

D'ores et déjà le premier ministre semble avoir mis en oeuvre une réflexion sur un moratoire relatif au compte pénibilité assorti de maigres avantages   retraites. Tant de complication dans sa mise en oeuvre pour  si peu. Une telle décision déjà presque annoncée par le président de la République serait prise à  la grande satisfaction des organismes patronaux qui dénoncent  le caractère "usinagazesque" d'une tell dispositif qui n'a pas son pareil en Europe. 

   
 Il pourrait aussi décider de suspendre l'application de l'article 83 de la loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation de notre système de santé et qui concerne plus spécialement la mise en oeuvre du tiers payant qui irrite les professions médicales. 
Applicable en principe depuis le 1er janvier 2017 pour les seuls remboursements prévus par l'assurance maladie puisque le conseil constitutionnel n'a pas accepté que le texte concerne obligatoirement  les remboursement des complémentaires santé, la mesure fait l'objet d'une application très incomplète selon les praticiens, de sorte que certains commentateurs parlent d'un " véritable foutoir,".  Cette critiques n'est pas très indulgente pour les promoteurs de la réforme qui rétorqueront avec quelque raison que pour un tel dispositif plébiscité par les patients, il faut laisser du temps au temps.

Pour éviter un mouvement d'indiscipline croissant de la part d'une partie des médecins conventionnés, il serait souhaitable que le dispositif soit reexaminé avec comme idée directrice qu'il n'est peut-être pas forcément utile de généraliser une telle mesure pour des assurés et ils sont nombreux, qui ont les moyens de payer leur consultation.

En ce sens le président Macron devrait annoncer un moratoire plus général  dans la mise sous assistance par l'Etat et la Sécurité Sociale de l'ensemble de la population qui a tourné à l'obsession chez nos dirigeants du quinquennat précédent,

Dernière proposition  plus subversive  puisque notre Président  veut assouplir davantage la réglementation du travail pour faciliter la création d'emploi, il serait peut-être prudent de décréter au préalable, un moratoire sur le droit de grève qui rappelons le, selon le préambule de la constitution de 1948 encore applicable,   s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent, ce qui signifie que ce droit peut être limité.  
"Pour démanteler le code du travail", qui serait une intention du chef de l'Etat, comme le prétendent Mr Martinez et Mr Mélenchon, un tel moratoire serait bien utile afin d'éviter le désordre dans les entreprises et les administrations.

Mais des esprits chagrins assurent  que  ce ne serait pas constitutionnel et  pas très démocratique .

Allons bon pour décréter certains moratoires, il faut donc réformer la Constitution. On n'est pas sorti de l'auberge s'il faut demander son avis au Congrès ou au peuple!

 

Frédéric Buffin le 30 mai 2017.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 05:25

 

Du mensonge dans la vie familiale et sociale ainsi qu'en politique.

C'est à quatorze ans que j'ai (enfin) compris que nous mentions tous, enfants comme adultes, à l'occasion d'un "passionnant"  cours d'Allemand.:  dans le Spaeth et Réal de la classe de 4ème, il y avait écrit en gothique, une leçon intitulée: "meine erste Lüge." (mon premier mensonge pour les non germanistes) . C'était l'histoire édifiante d'un enfant accusé par sa mère d'avoir cassé un carreau ou une porcelaine avec son ballon, alors qu'il n'y était pour rien. 
Comme celui-ci niait le forfait,  l'habile maman promettait une pièce de monnaie contre l'aveu souhaité. L'enfant attiré par l'irrésistible appât du gain, avouait alors le forfait qu'il n'avait pas commis et en retour n'obtenait qu'une bonne correction en guise de récompense. Bref, je trouvais que cette histoire était tout à fait immorale.

Comme je m'étais étonné   auprès du professeur du pourquoi d'une histoire aussi scandaleuse dans un livre pourtant si sérieux, celui- ci m'avait répondu que ce texte constituait une géniale démonstration de la prégnance "urbi et orbi"du mensonge.   "Il est partout m'avait- il dit chez les adultes comme chez les enfants, qu'on soit gentil ou méchant, riche ou pauvre, monarque ou sujet, patron ou salarié. Bref, tout le monde ment, c'est la seule vérité que je connaisse. Et ne vous plaignez pas élève Buffin, dans cette leçon, l'enfant apprend à ses dépens que le mensonge ( le sien pas celui de sa mère) ne paie pas." Devant une telle démonstration professorale, d'un homme d'habitude plutôt réservé, je n'avais plus qu'à m'incliner.

Après cette remarquable  entreprise de démoralisation scolaire, j'étais sorti du cours en me disant qu'il fallait que je remise définitivement au placard mon missel de premier communiant (d'avant Vatican Ii) où à la page des commandements de l'Eglise, figurait en sixième position: "tu ne mentiras pas."
Ce jour là, j'avais mis un pied dans le monde des adultes et ça ne m'avait pas réjoui.

Sorti depuis belle lurette de l'enfance, désormais grand- père de 11 petits enfants et retiré  de la vie active, , j'ai depuis ce cours d'allemand si instructif, pu mesurer la pertinence du propos de mon professeur. Tout le monde se souvient du sketch de Thierry Le Luron interrogeant Georges Marchais interrompu par un coup de Klaxon chaque fois qu'il prononçait un propos écarté de la vérité. Beaucoup dans la classe politique ont ri, mais jaune, car  ils n'auraient  pas été en meilleure posture, s'ils avaient été placés dans la même position de tête de turc et ça aurait été moins drôle.

Car les gros mensonges de nos politiques qui semblent avoir tous lu "l'art du mensonge politique" de Jonathan Swift cet écrivain anglais du XVII ème siècle, on peut en citer quelques uns de fameux:

- celui de Charles de Gaulle  qui promit aux Algérois que l'Algérie demeurerait française et qui par réalisme consacra son indépendance.
- Celui par omission de Georges Pompidou et Francois Mitterand qui surent avec talent dissimuler la maladie qui devait les emporter
- Plus loin de nous, le mensonge de G. Bush junior sur la prétendue détention d'armes de destruction massive par Sadam Hussein pour justifier l'intervention militaire en Irak avec le développement du terrorisme en prime jusqu'en Europe;
- Celui de Francois Hollande qui avait indiqué dans sa fameuse anaphore qu'il ne recevrait pas les parlementaires à l'Elysee et qui fit le contraire des l'année 2013.
- le, "les yeux dans les yeux" à l'Assemblée Nationale" je n'ai pas de compte en Suisse de Jérôme Cahuzac le ministre de la chasse à la fraude fiscale, avec le succès que l'on sait.
- le "je me retirerai de la course à la présidentielle si j'étais mis en examen" et qui finalement n'en fit rien en piégeant son camp tout entier. Etc..

La liste de ces mensonges est évidemment inépuisable à droite et à gauche si un observateur se donne assez de peine pour les recenser. Quant aux programmes politiques ils constituent un ensemble de propositions que leurs promoteurs savent irréalisables, mais alléchantes selon le principe développé par feu Charles Pasqua: "les promesses n'engagent que ceux qui les croient.
Dans cinq ans, des journalistes pourront lister avec gourmandise toutes les promesses non tenues du programme d'En marche, selon la règle classique, qu'il est plus facile d'écrire  l'Histoire que de la faire.

Conclusion, le mensonge nous colle à la peau comme la recherche ténue  de la vérité. Alors soyons indulgents pour les politiques que nous avons élus démocratiquement. Ils sont comme nous. Ils mentent comme ils respirent, mais c'es évidemment pour notre bien!

Frédéric Buffin qui tente dans la vie quotidienne sans toujours y parvenir, de ne pas mentir.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:52

 

C'était mieux avant. Pas si sûr.

Avec l'âge, certains se remémorent le passé comme celui d'un âge d'or où tout ou presque était mieux qu'aujourd'hui: celui mythique de la campagne où les villageois se contaient des histoires à la veillée; celui des bonnes soirées au cours desquelles on mangeait une nourriture saine et du bon vin; celui d'avant la civilisation de masse où chacun se disait bonjour avec convivialité; celui enfin où fier de son identité, il n'était pas difficile de parler à son voisin, qui avait appris sur les mêmes bancs de l'école que nos ancêtres les gaulois nous avaient transmis des valeurs de travail, d'échange et de partage qui constituaient les ingrédients indispensables pour" faire société."

Au zinc du café du commerce, je pourrais exprimer une splendide anaphore au nostalgique du passé qui un verre à la main me dirait d'une voix éméchée par les vapeurs  d'alcool. "de mon temps, c'était mieux."

- C'était mieux avant, le temps de la machine à vapeur que j'ai connu dans mon enfance? Elle dégueulait bruyamment ses fumées qui parfois viraient au noir salissant avec bonheur les gares de France et de Navarre. Et "gare" à l'imprudent qui se risquait à ouvrir la fenêtre du wagon dans lequel il s'était installé. Il avait toute chance de recevoir une escarbille dans l'œil, ce qui est très désagréable. Pour celui qui aimait le train, le Paris-Marseille en 10 heures dans les meilleurs cas,,  avec arrêt obligatoire à Dijon et à Lyon, ça valait vraiment le voyage!

- C'était évidemment mieux avant le métro parisien, vert pour la première classe et rouge pour la seconde, qui ne sortait évidemment jamais de la capitale. Point de machine automatique pour y entrer, il n'y avait  que des agents de la RATP munis de leur trouioteuse pour oblitérer votre ticket. Et c'était formidable. À chaque station, des portes électriques se refermaient à l'arrivée de la rame vous obligeant à faire un sprint échevelé pour tenter d'éviter  d'être condamné à prendre la suivante. Enfin, c'était l'époque où la Régie  n'avait pas trop de pudeur vis à vis de l'alcool puisque le long des voies étaient inscrites comme pour apprendre à lire aux enfants la mention "Dubo, Dubon, Dubonnet."

- Les écolos denonçent avec vigueur le chauffage électrique dont l'énergie est en partie pourvue par les centrales nucléaires. Ils ne sont guère moins virulents vus à vis du chauffage au fuel source de particules fines nuisibles pour les insuffisants respiratoires. Le poêle à charbon dont les fumées salissaient les murs des grandes villes et des petites, c'était évidemment un progrès par rapport à la cheminée à bois  de nos ancêtres. Mais que d'accidents à l'oxyde de carbone ont emporté des familles entières dans la tombe!

- C'était mieux avant le temps de l'argentique, de l'instamatic et de Kodak qui s'affichait partout sur le territoire avec son logo jaune orange inchangé depuis l'origine. Lorsqu'on  avait fait des photos, on allait chez le marchand qui vous les développait avec l'angoisse de constater que sur les 12  qu'on avait prises, parfois plus de la moitié d'entre elles étaient ratées. Quant au film super 8 de 3 minutes, évidemment muet, qui nécessitait un projecteur onéreux  pour qu'il puisse être diffusé, c'était évidemment mieux que les videos de nos smartphones!

- C'était évidemment beaucoup mieux les blouses grises obligatoires qu'il fallait mettre sur soi pour aller à l'école publique. Et la plume sergent-major qu'on trempait avec gourmandise dans l'encrier pour faire des pleins et des déliés sur le cahier d'écriture sans se tâcher les doigts, c'était évidemment la joie des poulbots que nous étions. Les feutres et les stylos d'aujourd'hui, ça tâche moins, mais c'est moins poétique. 
Et en plus, nous nous faisions croquer par Doisneau. Nous aurions bien eu tort de nous plaindre de la" laïque" qui de temps en temps nous offrait un verre de lait pour résorber les surplus agricoles. Le bonnet d'âne pour les cancres, était encore en vogue. C'était tellement bien pour le moral des mauvais élèves. Et l'examen pour entrer en 6ème en empruntant la voie royale du lycée, ça nous apprenait dés l'âge de 10 ans à passer des concours la trouille au ventre. Que c'était bien cette sélection si précoce!

- Et la machine à laver le linge  à gaz avec l'essoreuse à linge autonome, c'était formidable pour donner de la force aux ménagéres (en leur procurant de l'arthrose aux mains à force de tirer sur le linge brûlant,) ce n'était peut-être pas aussi bien que les machines automatiques, mais c'était tout de même mieux que d'aller au lavoir communal , quoique ce dernier fut plus convivial. 

- C'était mieux avant le monopole du téléphone des PTT. Il fallait attendre souvent plusieurs mois pour obtenir cet horrible poste en bakelite noir si on n'avait pas le bonheur de connaître un parlementaire pour intervenir en votre faveur auprès de l'administration de la poste.  Et gare à la facture si de Paris, on commettait l'imprudence de téléphoner plus de trois minutes en Province. 
C'était si bien les cabines téléphoniques dans les postes qui géneraient de longues files d'attente et c'était un plaisir d'utiliser celles installées dans la rue qui étaient détériorées une fois sur deux. Horreur, avec nos téléphones mobiles que nous imposons même à nos enfants, nous sommes pistés en permanence. Faute de phones, nous étions si libres dans notre douce France ... Mais injoignables en cas de pépin.

- Et la voiture sur la route, c'était tellement bien. Les Dauphines, les 4 chevaux, les Simca à traction arrière, qui se retournaient comme des crèpes dés qu'était dépassée la vitesse de 100 kilomètres heures, c'étaient des machines à briser des vies. Et il n'y avait pas la tyrannie de la ceinture de sécurité, ni le surcoût des autoroutes à péage, puisqu'il n'y en avait pas. Résultat, presque 15000 morts par an au lieu de 3500 aujourd'hui. Quelle mine pour les pompes funèbres! 

- Et le service militaire obligatoire, bon sang que c'était bien. Les chambrées à 16 lits pendant plusieurs mois, qu'elle ambiance! C'était formidable. On apprenait plein de chansons paillardes dans une belle atmosphère de mixité sociale. A vrai dire, dans certains bataillons, on y  apprenait aussi la consommation de bières et de cigarettes plus que celle du maniement des armes. En temps de paix, l'armée c'est formidable. Certains y son devenus des cracks au tarot et à la belote. Et quel plaisir de gueuler dans les trains de permisssionnaires: "La quille b.. Heureusement que la nouvelle équipe gouvernementale veut rétablir le service    national. Apprendre le maniement des armes aux futures générations futures, voilà une idée qu'elle est bonne!
- Et l'hopital et la Sécu d'antan, ça valait vraiment le coup. La queue des mères de familles pendant des heures rue Viala à Paris en 1973 pour se faire payer les allocs, quel spectacle!  Les files d'attente devant les guichets des  caisses primaires dans les années 70-80 pour se faire rembourser les soins de santé;  que de temps gagné par les patients! Les chambres communes des hôpitaux qui sentaient bon le mercryl, avant la loi de 1975 dans lesquelles pouvaient s'entasser jusqu'à 30 malades  au chevet desquels étaient déposés des grands pots  d'urine en verre translucide aux couleurs multicolores, ça faisait plaisir à voir. (Authentique.)L'hôpital d'aujourd'huî est paraît-il en crise, mais je préfère cent fois y avoir recours en cas d'urgence ou de nécessité .que dans les pourissoirs du passé.


Oh, nous le savons tous, rien n'est parfait.

- Le chômage de masse qui touche plus de 6 millions de personnes est une calamité sociale et morale qui ďétruit les fondements de notre société.

- Nous sommes toujours au dessus de la barre des 10000 décès en matière de suicide et nous ne parvenons pas à faire baisser ce chiffre par des politiques publiques adaptées.

- Nous ne mettons en place aucune politique incitative pour  l'accueil d'enfants face aux 220000 avortements qui sont effectués année après année et qui constitue un énorme gâchis humain. Horreur un homme ose s'exprimer sur ce sujet tabou.) Heureusement le temps des faiseuses d'anges est fini, mais que de douleurs secrètes subies par les femmes contraintes de ne pas donner la vie parce qu'une société ne fait pas d'effort suffisant pour l'accueil de l'enfant.

- Des quartiers entiers et des régions entières semblent laissés en marge du développement du pays.

- Des milliers d'expulsions sont mise en place chaque année après la fin de la période hivernale et nous sommes incapables dans les grandes villes de mettre fin à la crise du logement dans les grandes villes.

- Nous sommes effrayés par les flux migratoires en apparence incontrôlables sans qu'il soit possible de faire progresser nos politiques d'intégration face à des populations à l'univers culturel à cent lieux du nôtre.. 

- Nous sommes apeurés par la vague terroriste qui fait de notre pays une quasi zone de guerre. Etc...

Mais tout de même, globalement, ce n'était pas mieux avant. Croyez en mon expérience de retraité pas trop nostalgique du passé. Mes parents ont vécu la guerre 39-45. Ceux qui m'ont précédé la guerre d'Algérie. Membre de la génération 68, j'ai vécu les trente glorieuses et l'épanouissement de l'Etat-Providence. J'ai vu s'épanouir les technologies internet pleines de potentialités pour le développement économique, social et culturel.  Bref il n'y a pas lieu de se plaindre en regrettant amèrement le passé.

 

 

Frederic Buffin

blog fredericbuffin.fr 

 

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 07:39

Sur le dossier de l'usine à gaz du prélèvement à la source de l'IRPP, le gouvernement ne doit pas céder au syndrome Johnson sous peine d’incident grave. Il faut renoncer dans l'immédiat à ce projet précipité dans l’interêt du pays.

Dans le JDD du 21 mai 2017, le premier ministre a indiqué qu'il souhaitait procéder à un audit du dispositif du prélèvement à la source avant de le mettre en application le premier janvier 2018. Comme un audit sérieux peut durer plusieurs mois, il s'agit en réalité d'un enterrement discret  qu’on peut deviner entre les lignes et quoi qu'on pense du premier ministre, il s'agira si la décision est confirmée d'une décision frappée au coin du bon sens. Car il y a péril à imposer au 1er janvier 2018 un tel chantier à marché forcée, tant pour l'État, que pour les administrations employeurs, les entreprises et les administrés.

1) La France a le génie  des usines à gaz administratives. 


Chaque année les différents codes législatifs et règlementaires s'alourdissent de 20 pages et plus. Ainsi les  administrations comme les entreprises et les citoyens sont sommés  de se plier à ce mouvement inexorable de complication des règles de fonctionnement de tous les secteurs de la vie économique et sociale.

Dans le domaine du logement, la loi ALUR a été un grand moment qui n'a fait au moins dans les premiers temps que ralentir la construction de logements. Heureusement que le dispositif Pinel a relancé la construction.  Sur la gestion locale, le citoyen lambda tente de comprendre vainement le sens de la réforme des collectivités locales, avec la superposition des régions, des communautés d'agglomération, des métropoles et des territoires. Qui décide en fin de compte dans ce mode complexe de décentralisation  nul ne sait plus, si ce n'est peut-être l'État, et encore?

Dans le domaine social et plus particulièrement de la retraite, le compte pénibilité est un must à verser dans les annales: pour à peine compenser le recul de l'âge de départ en retraite confirmé par la loi de 2013,  un dispositif kafkaïen est en cours de mise en place afin de tenir compte des contraintes légitimes des travailleurs qui exercent des métiers physiquement difficiles. (Parions qu'après négociation, tout le monde sera concerné,car le travail par essence un supplice, pèsera toujours sur l'humanité selon  l'injonction divine de la Genèse : "tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.")

2) Le fisc veut sa réforme de l’IRPP.


Les agents de Bercy certainement vexés de voir leurs collègues du ministère des affaires sociales en capacité d'imposer leur vue monumentale  sur la pénibilité au monde du travail , ont réussi à convaincre la précédente équipe gouvernementale de la pertinence de la  retenue à la source en matière d'impôts sur le revenu. En principe, rien de plus simple. Comme pour les cotisations sociales, il suffit de prélever les impôts dus par le biais des entreprises qui deviennent des collecteurs d'impôt aussi bénévoles qu'obligés. 


Pourquoi les salariés et les contribuables dans leur ensemble devraient-ils conserver dans leur portefeuille des sommes que de toute façon, ils devront reverser au fisc l'année prochaine?
Et n'est-ce pas l'intérêt de l'État de procéder à un prélèvement sur la richesse (salariale) aussi vite que possible? Et pourquoi faire crédit aux pensionnés et autres catégories sociales qui perçoivent d’autres revenus que les salaires? Par ici la la bonne  soupe avant qu’elle ne se refroidisse !

Et pourquoi serions-nous les derniers en Europe à pratiquer le prélèvement à la source ? Serions nous ringards à ce point qu’il faille aussi considérer le quotient conjugal comme une diva intouchable ? Sa suppression permettrait enfin de fusionner l’impôt sur le revenu et la csg-crds. (ce qui serait un rêve pour Bercy et un cauchemar pour les couple à revenus hétérogènes.)

Fort de tous ces arguments, et grâce à la force de conviction de Bercy, nous marchons à bride abattue vers le prélèvement à la source "au grand bonheur des entreprises," et accessoirement de l'Etat. Et comme l'Etat c'est nous, pourquoi les citoyens se plaindraient de cette réforme?


Voire. Si cette grande idée neuve de Bonheur, fait encore florès en Europe, elle ne se trouve pas dans le fisc. Car derrière cette notion   simple du prélèvement à la source, l'enfer est à nos portes. Nous allons dans le mur aussi sûrement que les professions non salariées non agricoles qui se débattent avec cet accident industriel que constitue le RSI, mais nous y allons.


- Qu'ils le sachent ou non, les grands technocrates et politiques qui nous gouvernent ont dans leurs têtes le principe de perfection dans la ligne des grands architectes et jardiniers classiques qui firent construire  Versailles. Des textes parfaits, une administration fiscale parfaite  des entreprises parfaites, des contribuables parfaits, des systèmes d'information hors pairs qui communiquent harmonieusement entre eux sans aucun bug, ça n'existe évidemment pas. Mais ça ne fait rien, on fait comme si.
Fort de l'excellente qualité du "site impôts. Gouv », l'administration fiscale saisie d'orgueil veut son prélèvement à la source et comme le tiroir caisse, c'est le cœur de l'État. ( A Bercy que j’ai parfois fréquenté, j’ai senti battre le cœur de la France,)il faut lui obéir. Tout est ainsi fait pour sa mise en place avant la date fatidique du 1er Janvier 2018.

3) Des dangers d’une telle réforme.


Or plusieurs arguments militent pour un moratoire. ..qui pourrait  être long.

- La première et des journalistes ont déjà pointé leur plume acérée sur le phénomène, c'est évidemment que la coïncidence de cette réforme avec celle qui consiste à diminuer les cotisations  sociales tout en majorant la  csgcrds, aurait pour effet de rendre illisible la volonté de rendre du pouvoir d'achat aux salariés par une diminution globale de leurs prélèvements sociaux. Nos gouvernants devront déjà affronter la hire des retraités aisés,  confrontés à une baisse nette de leurs pensions affectées  par une majoration de leur csgcrds sur leur pension. Il n'est peut-être pas nécessaire de fâcher les actifs dont le salaire net après impôt s'affichera en baisse sur le bulletin de paye. En démocratie, les sondages et l’opinion publique par nature versatile, ça  compte.

- Au moment où sous impulsion gouvernementale, les instances patronales souhaitent que la future loi travail libéralise davantage le marché du travail, ce qui ne sera pas si facile face à des syndicats rétifs, faire des employeurs des collecteurs d'impôt, c'est risquer d'organiser dans les entreprises de véritables jacqueries de la part des salariés  qui ne comprendront pas que d'un seul coup, leur rémunération baisse de 5 à 30% selon les cas. 

On peut d'ores et déjà  prédire que se formeront de longues queues dans les services des ressources humaines des entreprises. Et s' il n’en existe pas, c'est le patron qui n'en pourra  « mais » qui prendra la réclamation en pleine figure en  des termes peu amènes.


Il sera  difficile de faire comprendre par exemple à un salarié à qui on annonce en début d'année 2018 une augmentation de salaire, que la somme figurant sur la feuille de salaire est en diminution. L'État et le Patronat seront mis dans le même sac à mettre à la poubelle sans tri sélectif! Attention aux Poutou, Arthaud et Mélenchon de service dans les boites, qui n'auront aucun mal à faire lever la mayonnaise pour mettre un mal le climat social qui n’est déjà pas au beau fixe.
- Sur le plan technique, il est illusoire de penser que les entreprises et les administrations seront prêtes en temps et en heures. D'ores et déjà une partie des PME sont déjà en retard pour la mise en place de la déclaration sociale nominative dont l'objectif est de simplifier la déclaration fiscale et sociale. (Le retraité que je suis, un peu versé dans la matière, est déjà sceptique sur les cours délais de réalisation de ce  chantier qui constitue un préalable indispensable à la mise en place du prelèvement à la source). Alors pour la réalisation informatique de ce dernier, il y a de quoi paniquer. Or l'État ne peut se permettre de perdre quelques centaines de millions d'IRPP qui se monte tout de même à 72 milliards d'euros en 2016. C'est moins que la TVA, mais ça fait tout de même une somme.


Et que feront les éditeurs de logiciels de paye pour se mettre à la page d'ici au premier janvier?
Il y a longtemps que les opérations de paye ne s'effectuent plus à la plume d'oie. 
En outre, avec l'informatique, le bug n'est jamais loin. Or le ministère des finances est déjà coutumier des grosses catas informatiques. Demandez aux militaires en retard de paye, ce qu'ils pensent du logiciel « Louvois », et des comptables publics, comment ils apprécient le progiciel de comptabilité publique « Chorus ». Objectivement et je ne suis pas le premier à l'écrire, il y a danger d'accident industriel financier majeur sur le secteur de l'impôt  sur le revenu avec le prélèvement à la source mené tambour battant. De temps en temps une caisse claire, ça peut crever !

Bien sûr, il ne manquera pas d'esprits forts à Bercy pour estimer qu'il n'est plus possible de reculer et qu'il convient d'assurer la continuité de l'État en appliquant cette construction monumentale proposée par le précédent ministre Mr Sapin et votée par le précédent Parlement.

La  nouvelle équipe gouvernementale ne doit pourtant pas succomber au syndrome Johnson : en décembre 1963, le nouveau président américain qui succède à John Kennedy, est l'objet de fortes pressions de   la part du haut commandement américain. 100 000 hommes occupent déjà le Viêt-Nam. Face à la pression militaire  des  communistes vietcongs, il n'est plus possible de reculer sous peine de perdre l'investissement déjà consenti dans la défense du Viet- Nam libre.

Johnson à court d’arguments contre le « On est allé trop loin, on ne peut plus reculer, donc il faut dépenser plus encore » se rendit à cette vision militariste et prit la lourde décision d’augmenter le corps expéditionnaire qui au plus fort du conflit compta jusqu'à 600 000 hommes. Résultat, une immense défaite politique et morale pour les E-U d'Amérique et un départ piteux du Viêt-Nam de la première puissance militaire au monde en 1975.  Que de drames et de vies auraient été évitées  si Johnson avait su résister à ses militaires.

Et bien pour ce projet pharaonique du prélèvement à la source, mené trop rapidement, c'est pareil. Il est à souhaiter que le gouvernement sache reculer avant que la catastrophe fiscale ne se produise. Ce sera courageux, et surtout productif pour son image, mais aussi les entreprises et les contribuables eux-mêmes.

Frédéric Buffin, un contribuable qui veut bien payer sa juste contribution à la collectivité publique, et qui aspire à la sérénité, ce dont il ne disposera pas si le prélèvement à la source est mis en place trop rapidement.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:23

La presse se plaint que le président souhaite verrouiller la communication gouvernementale.

Scandale, les journalistes ne sont plus autorisés à circuler à l'Elysée comme dans un moulin. Le président et son service de presse souhaiteraient même contrôler les accréditation  des journalistes notamment pour le déplacement au Mali.

Quel affront pour le petit monde de la presse! Pour un peu, la démocratie serait en danger et les libertés fondamentales menacées. Au secours, les titulaires de la carte de presse, ne vont plus pouvoir circuler partout et sans contrôle  dans les allées du pouvoir. Quelle affaire! Le président aurait-il soudainement oublié que sans la liberté de la presse, il n'est pas d'éloge flatteur?. (Beaumarchais)

Quelle prétention de vouloir ainsi verrouiller la communication élyséenne et gouvernementale en considérant a-priori que les journalistes sont des voyoux, (ce qui n'est pas tout à fait inexact)? Quelle prétention jupiterienne et césariste!

Et que vont pouvoir raconter les médias en continu (BFM TV et France info, s'ils n'ont plus rien d'autre à se mettre  sous la dent que les austères communiqués du Conseil des   Ministres chaque mercredi?

De plus, avec Manu, aucune chance pour que deux plumitifs puissent faire paraître un ouvrage du type: "un président ne devrait pas dire ça." Il n'est pas du genre à confier ses états d'âme à des compères-commères sans scrupule. Alors fini, l'Elysee, lavoir des villages de nos campagnes où se répandaient toutes les rumeurs? Quel dommage.

Et si le tout puissant syndicat national des journalistes ne l'arrête pas tout de suite, le pire est à venir:

-Dans sa volonté de faire des économies, le président va vouloir remettre en cause, le statut social et fiscal des journalistes. 30% de déduction de frais professionnels sur ses impots, c'est quand même super et ce d'autant plus que la plupart du temps, il suffit pour faire un article, de regarder la télé ou de recopier une dépêche de l'AFP ou de Reuters.

-Pour faire bonne mesure, il est capable de créer un Ordre des journalistes pour mettre au pas les journalistes qui seraient un peu ( beaucoup) borderline avec la déontologie de l'information. On pourra bientôt dire, le FN en a rêvé, En marche l'aura fait. 

-Et pour finir, il est bien capable de créer une limite d'âge pour l'obtention de la carte de presse afin de faire partir la vieille garde des Duhamel et Elkabach et autres anciens pour imposer des quadras dans le secteur de la presse. Le duo des anciens out, on aura tout vu.

Vraiment, il faut bien le reconnaître, le dernier quinquennat aura été un âge d'or pour les médias. Table ouverte au château; Valerie et Julie pour égayer le quotidien de la vie présidentielle et faire les choux gras de la presse people; l'affaire Leonarda cette gamine qui a défié le président presqu'en duplex; les  quiproquos incessants  entre ministres; l'un d'entre eux pris les doigts dans le pot de confiture qui ment sur son compte en Suisse; Duflot qui écharpe Valls au sujet de la non intégration des Roms; Taubira qui démissionne avec fracas à cause du projet relatif à la déchéance de nationalité.....etc. 
Tout y est passé ou presque. De quoi écrire des articles de presse pendant 10 ans! Tandis que maintenant, avec notre même pas quadra à la manœuvre, qui a vu le désastre de l'ingérence des journalistes  jusque dans les cuisines de l'Elysée, la fête est finie. Quel dommage, un président plus préoccupé de son image que de gérer les affaires du pays, c'était une mine d'or.  

Alors pour tous ces événements mediatico-ludiques, merci Francois, car maintenant, les journalistes, vont trinquer..et pas avec du champagne!

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:53

 

Le trépied gagnant pour la nouvelle équipe gouvernementale.

Cette fois, ça y est, le nouveau gouvernement est constitué. Les nouveaux ministres attelés au char de l'État qui navigue sur un volcan vont pouvoir se mettre à l'ouvrage. Dans les circonstances actuelles marquées par le chômage de masse, la dette publique à 2200 Mds d'euros  et l'insécurité  sur fond de terrorisme, ils ne devraient pas s'ennuyer. C'est pourquoi ils seraient bien inspirés dans leur action quotidienne d'exposer dans leur bureau, une gravure de trépied qui constitue un modèle de stabilité dont ils ont tant besoin pour servir.

Il y a quelques années, j'en avais fait l'éloge et mon papier commençait en ces termes: 
"Dans l'âtre de nos arrières grands parents qui vivaient à la campagne, il y avait au fond de la cheminée, un objet magique capable de résister aux morsures du feu: le trépied.  Quand  les flammes avaient réduit le bois en braises, on plaçait sur le cercle d'acier qui unissait les trois pieds, la soupière ou la marmite du bœuf en daube, afin d'en achever et d'en parfaire la cuisson. 

Ce support en fonte â la stabilité remarquable, dans un foyer où tout était changeant et éphémère grâce à la guerre du feu, fascinait mon âme d’enfant. Il y eut pourtant un jour où signe de modernité, l'âtre fut remplacé par la cuisinière à bois et le trépied remisé au pire dans un grenier, au mieux dans la cour de la ferme pour accueillir un pot de géranium. Depuis, informatique oblige, nous sommes entrés dans l’ère du changement permanent. Certes, on n'a pas encore inventé la tablette-ordinateur pour cuire les œufs au plat, mais avec l'irrésistible ascension du progrès, ça viendra sûrement!"

Il ne saurait être trop conseillé au nouveau gouvernement d'afficher sur son logo, une devise en forme de triptyque: ce type de formule choc, permet de qualifier, un produit une émission, un service, alors pourquoi pas une institution qui porte en soi la noblesse de servir la France et les Français?

Mais, alors, lequel choisir ?

1) Il faut bien l'admettre, le slogan ternaire dans le domaine commercial n'est pas dénué d'efficacité:

Bien sûr, il ne saurait être question de plagier celle de la série "Amour, gloire et beauté" qui depuis des années sur "France2"  permet de faciliter la sieste de centaines de milliers de personnes âgées. Mais la France de notre nouveau Président, doit se mettre en marche et non s'avachir sur un canapé pour écouter passivement la télévision.

De même, il conviendrait d'éviter toute référence à certaines boissons peu diététiques comme "DUBO, DUBON, DUBONNET, que je pouvais lire dans le métro de mon enfance à une époque où la publicité sur l'alcool était moins réglementée.

 "Plus beau, plus chaud, moins cher," pour vendre des poêles à bois,  il fallait y penser. Pour inciter les consommateurs à manger du yaourt, "T'as faim, t'as soif, t'as Yop, ce n'est pas mal non plus. "Mangez, parlez, souriez en toute confiance," c'est aussi bien venu pour les détenteurs de dentiers qui doivent bien tenir à la gencive au moment du repas. 

Apaise, protège, répare," ferait très bien dans la logique de campagne développée par le nouveau président de la Republique. Seul inconvénient, il faudrait payer des droits à la société Bayer qui fabrique les pommades qui sont affublées d'un tel slogan. En ces temps où tous sauf Meluche, se réjouissent du retour du couple franco-allemande, pourquoi pas? 

2) À l'étranger, de multiples pays ont choisi pour devise d'utiliser une formule ternaire.

Le Burkina-Faso a choisi: "Unité, Progrès Jusice. Les Comores ont préféré Unité, Solidarité, Développement ( sans grand succès, puisque faute de croissance, le rêve des Comoriens est de filer à Mayotte département de la république française.) La république démocratique du Congo pourtant régulièrement troublée par des conflits armés a préféré. "Justice, paix et travail." Le Lesotho marqué par des sécheresses régulières s'est porté sur "Paix, pluie et solidarité" . La République dominicaine a souhaité s'accorder les faveurs du Très Haut: "Dieu, Patrie, Liberté." (On ne se méfie jamais assez du dieu vengeur.) Au nom de l'amitié franco-allemande, nous pourrions trouver une devise proche "d'unité, droit et liberté" mais ce serait banal. etc..

Mais comme il y va de l'honneur national, il n'est pas question d'aller chercher ailleurs ce qu'il est possible de trouver chez nous, d'autant qu'un tel emprunt serait susceptible de susciter une crise diplomatique pour une simple  devise. Il y a suffisamment de sujets qui fâchent entre les États de la planète, pour ne pas en rajouter.

3) Sur notre territoire national, il n'est pas difficile de se référer à la devise citée dans la Constitution: "Liberté, Égalité, Fraternité." Ça chagrinera les derniers adeptes de la monarchie qui préféreront certainement "une foi, une loi, un roi", même si c'est un peu daté. Mais il ne satisfera pas non plus, les ultras de la révolution française. Sous la Convention, le drapeau français était en effet affublé de la  mention "liberté égalité fraternité ou la mort." Bref, la guillotine n'était jamais très loin de la nouvelle république. 
Ce n'est pas pour autant qu'il faille revenir au mauvais temps de la collaboration avec l'Allemagne nazie. Aujourd'hui encore "travail famille patrie" n'est pas très populaire.

Comme le programme du nouveau président et de  la nouvelle équipe gouvernementale sont marqués par le retour d'un certain libéralisme matiné de social, il est proposé la devise suivante: "Travail, Capital, Confiance" une formule chère à Alain Minc notre intelligent de service très en vogue aujourd'hui dans les médias depuis qu'il a appelé à voter Macron. (Alain comme les girouettes a le sens du vent.)

- Le travail, c'est évidemment ce à quoi aspirent les six millions de chômeurs ( pas tous, diront les agents d'accueil de Pôle emploi qui reçoivent les demandeurs au quotidien.) Il n'empêche, le nouveau Président sait  qu'il est attendu sur cette plaie sociale du chômage de masse et qu'il sera vite déconsidéré si celui-ci continue d'augmenter.

- Le capital, tant honni par nos trotskistes du premier tour de la présidentielle, il en faut pour développer les entreprises, qu'il vienne des Français ou de l'Etranger. Faire revenir les français de Belgique effrayés par l'ISF et rassurer les entreprises étrangères en leur assurant qu'elles ne seront pas plumées par le fisc si elles investissent en France, quel beau programme!

-La confiance qui ne se décrète pas mais se constate, c'est le moteur de la croissance. C'est grâce à elle, que l'Agence France Trésor peut emprunter ces derniers jours à 0,80% à 10 ans sur les marchés financiers internationaux et à 1,80% sur 30 ans. Quand on est très endetté, ça compte. C'est encore grâce à la confiance que les ménages et comme par hasard se mettent à investir. (Enfin)

Mais attention, rappelons nous le dicton: "la confiance s'acquiert en gouttes, elle se perd en litres!"Si le monde du travail s'estime méprisé, il descend dans la rue, si les détenteurs du capital craignent de le perdre, ils le font partir à l'étranger en un clic de souris et faute de confiance, finie la croissance et voici le trépied renversé.

Comme quoi le pays a besoin d'un trépied solide pour assoir son développement. Ce n'est pas encore gagné.

Frédéric Buffin le 17 mai 2017

Blog: fredericbuffin.fr

 

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