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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 18:39

AUX JEUX OLYMPIQUES TROP CHERS!

Toujours de sérieuses réserves pour les  jeux Olympiques!

Cette fois ça y est, le 13 septembre à Lima, le C.I.O vient d'accepter la candidature DE Paris pour organiser les Jeux Olympiques en 2024. Tout le monde est content: Le Président de la République, Madame Pécresse, présidente de la Région Ile de France, Madame Hidalgo maire de Paris, et  Mr Roussel président du conseil départemental de Seine Saint Denis qui devrait bénéficier d'une partie des investissements de toute sorte prévus sur son territoire pour la réussite de la plus grande manifestation sportive de la planète.

Mais aussi bien entendu, l'ensemble du mouvement sportif français avec ses têtes de pont prestigieux que constituent Estelle Mossely ,Teddy Riner et Tony Estanguet ainsi que l'ensemble des sportifs français et tous les spectateurs et téléspectateurs qui se pâment chaque fois qu'après une médaille d'or gagnée, "la Marseillaise" retentit haut et fort.

La capitale aura donc le privilège d'accueillir les sportifs de haut niveau du monde entier en 2024 et...de perdre de l'argent qui aurait pu être dépensé pour une cause moins prestigieuse, mais plus utile. Maintenant que les dés sont jetés, je me propose de transmettre une nouvelle supplique au Président de la République inspirée de celle que j'avais écrit au mois de mai 2017 pour que l'organisation des Jeux ne s'accompagne pas d'une gabegie financière comme dans la plupart des organisations des Jeux précédents.

Supplique à l'attention du président pour faire l'économie des jeux olympiques, 

Monsieur le président, j'ai voté pour vous sans enthousiasme au deuxième tour, mais si vous aviez le bon goût d'obliger  Paris à respecter  le principe de modestie budgétaire dans l'organisation des Jeux Olympiques,  je vous baiserais les pieds:

Pour obtenir ma prosternation devant vous, c'est  assez simple. Il suffit que vous demandiez au Parlement de limiter la participation de l'Etat  à 1, 5 milliards d'euros comme ceci a été prévu dans le budget initial présenté au C.I.O pour l'organisation des Jeux  2024, avec interdiction définitive et absolue de dépasser cette somme  . Cette limitation du financement étatique obligerait les organisateurs  de cette manifestation planétaire  à se défaire du gigantisme pharaonique croissant des Jeux précédents.

On peut comprendre la ville et la région Ile de France.  Vouloir  organiser cet événement mondial qui ferait d'elle  pour un temps la capitale du monde, c'est un beau projet mobilisateur. 
On peut admettre aussi que l'ensemble du mouvement sportif toutes fédérations réunies, tentent de décider les autorités politiques françaises  pour que nous puissions face au à ce défi  et que le drapeau bleu blanc rouge flotte fièrement aux côtés du drapeau olympique. Organiser à nouveau les Jeux cent ans après ceux de 1924 quelle joie et quelle fierté pour le pays!

L'universel olympique  ainsi célébré par un pays qui a été directement à l'origine de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen, ce sera beau comme l'antique. Pour montrer que la France demeure ouverte au monde et ne se replie pas sur ses petits problèmes, il ne manquera pas de supporters enthousiastes.

Seulement voilà, si vous étudiez le dossier en monstre froid que vous semblez être malgré votre beau sourire de campagne, vous allez vous rendre à l'évidence. l'État ne doit pas y laisser la chemise  dans cette opération qui n'est tout de même que  festive:

- D'abord, le pays est endetté à hauteur de 2200 milliards d'euros. Il n'est donc peut-être pas nécessaire d'en rajouter pour une manifestation certes mondiale, mais ludique. Si c'est pour investir dans des installations sportives qui seront fermées quelques mois plus tard comme ce fut le cas à Athènes et à Sotchi, les Jeux n'en valent vraiment pas la chandelle.

- Ensuite, lorsque nous procédons à la construction d'un édifice public, nous sommes porteurs d'un génie national:  il consiste à proposer un devis initial de travaux qui se trouve doublé voir quadruple en fin de chantier comme ce fut le cas pour la cité de la musique à Paris,  pour le Mucem à Marseille et le musée des Confluences à Lyon.
A moins que dans les clauses des contrats de construction vous n'intègriez une clause prévoyant le fouet place de l'hôtel de ville, en cas de dépassement pour les responsables du chantier, pourquoi cette tradition budgétivore disparaitrait-elle par miracle,  parce qu'il s'agirait de sport plutôt que de culture?

- Troisième point,pourquoi  l'Etat devrait récompenser par un financement hors de proportion avec ses moyens actuels  en dispensant ses largesses la maire de Paris qui se révèle être une très mauvaise ménagère pour sa ville.

Désolé de vous le dire, mais la capitale de la France est sale et j'ai honte quand les touristes constatent que dans certains quartiers les rats circulent en plein jour. Pour un peu, on se croirait à Marseille!  

On me dira qu'il faut rapprocher l'homme de la nature mais il y a des limites. Proposez à cette édile municipale qui semble se comporter comme une grenouille qui voudrait se faire aussi grosse qu'un bœuf, d'investir dans le nettoyage de la ville, aurait peut-être été  plus pertinent que de favoriser son orgueil lutétien en l'incitant financièrement à présenter son projet avant Los Angeles.

- Monsieur le Président, avez vous déjà pris le RER A ou B entre 8 heures et 10 heures du matin Je vous le conseille si vous souhaitez subir votre dose de stress quotidien. Les pannes, les incidents, y sont incessants et plusieurs millions de voyageurs souffrent chaque jour de la thrombose croissante des transports publics en Ile de France. Il y a mieux à faire que de créer des lignes de métro pour que le public puisse rejoindre sans encombre des équipements sportifs aux manifestations éphémères. Commençons déjà par désenclaver des quartiers délaissés et surtout, améliorons le fonctionnement quotidien des lignes qui existent déjà. 

- Tout le monde s'accorde pour dire qu'ils existe en Ile de France, une grave crise du logement. Et des élus inconscients souhaiteraient renforcer l'attractivité de Paris qui constitue déjà une ville où le prix du mètre carré est parmi les plus chers du monde? Construire des logements plutôt que des stades, c'est peut-être moins conforme  à l'idéal olympique, mais ce serait socialement plus utile.

- Pourquoi privilégier ainsi la ville lumière alors que les élections viennent de vous démontrer à quel point est grande l'amertume et la colère de la France périphérique? Si le mouvement sportif souhaite accueillir les élites sportives de la planète, pourquoi ne pas le faire dans une région défavorisée comme les Hauts de France, Les Jeux plutôt que la grande braderie à Lille ce serait plus classe et surtout moins cher qu'à Paris.

-  Notre Pays d'après ce que j'ai pu comprendre est en guerre. Et que je sache nous sommes toujours en état d'urgence. Déjà plusieurs centaines de militaires battent la semelle dans les grandes stations du métro de Paris dans les avenues et les centres commerciaux les plus fréquentés. Des voix s'élèvent pour augmenter le budget de l'armée jusqu'à 2% du PIB. Croyez vous vraiment qu'il faille pendant les trois semaines  des Jeux, doubler les effectifs affectés à la surveillance de la voirie pour se prémunir contre le risque terroriste?

- Dernier point, si vous voulez que sur le plan institutionnel dans la région Ile de France, il n'y ait pas trop de couacs dans l'organisation des Jeux, il est urgent que vous mettiez en oeuvre comme vous l'avez proposé lors de la conférence nationale des territoires du 17 juillet,  la simplification du mille feuilles administratif que votre prédécesseur s'est ingénié à mettre en place pour de sombres raisons politiciennes.

Ce bazar institutionnel entre la Région Ile de France, les départements concernés, Paris, les autres communes des territoires et la métropole du Grand Paris,  est source de gabegie que la tutelle de l'Etat ne fera que renforcer en organisant un contrôle tatillon sur toutes les structures locales. Simplifier les structures régionales et locales, constitue un impératif catégorique pour la réussite des Jeux Olympiques, mais plus encore  celles des transport et du logement.

J'arrête là mon argumentaire en forme critique d'une telle folie ludique. Pour conclure, il ne vous devrait pas être trop difficile de limiter la participation à celle initialement convenue et de vous préparer à éconduire fermement tous ceux qui demanderont un supplément de crédit non prévu au budget initial.

Pourquoi enfin prendre le risque de dépassement d'un tel projet dont de toute façon vous avez peu de chance de tirer les bénéfices? Jusqu'à  maintenant, depuis que le quinquennat est en place, aucun président n'est parvenu à effectuer deux mandats, Pourquoi donc dépenser plus  d'argent que prévu pour un évènements assez futile si vous n'inaugurerez pas les Jeux en 2024?

Bref, un président doit savoir dire: Soyez modeste dans vos ambitions au nom de l'intérêt supérieur de la Nation, n'en déplaise au mouvement sportif et à la maire de Paris.

 

Frederic Buffin qui fait toujours du sport de compétition malgré son âge. Le 13 septembre 2017

Blog: fredericbuffin.fr

 

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 20:46

De la nécessité de modérer l'expression présidentielle.

 Plutôt que dire: "je ne veux rien céder aux fainéants, aux cyniques et aux extrêmes", notre jeune et fougueux jeune président aurait mieux fait de dire: "les chiens aboient la caravane passe." 

Ça aurait eu plus de stature jupiterienne. Les proverbes d'antan, il n'y a rien de tel, pour exprimer ses pensées de façon distanciée plutôt que de donner des verges aux médias pour se faire battre en attaquant ses détracteurs de façon primaire.

  P.S. À l'attention des conseillers du Président:  un dictionnaire des proverbes, ça coûte 20 euros, c'est moins cher qu'un maquillage.

Frederic BUFFIN le 9 septembre 2017.

 

 

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 18:25

 

Quatre questions au sujet de l'annonce de la suppression du régime de retraite des cheminots.

La presse et en premier lieu "Le Monde" vient d'annoncer en fanfare que notre Président veut supprimer le régime de retraite des cheminots. Certes, ça n'est pas une surprise. C'est dans son programme. Cette annonce suscite néanmoins quatre interrogations.

 

1) À qui profite le "crime? Pourquoi cette annonce le 6 septembre 2017, alors que les propos sur la suppression du personnel de la SNCF datent de juillet? Est-ce une vacherie médiatique pour punir Jupiter de les avoir tant méprisés depuis le début de son mandat. Est-ce au contraire un ballon d'essai gouvernemental pour tester la capacité de résistance des syndicats de cheminots dont la CGT au premier chef? Nul ne sait. On voit assez mal l'intérêt d'agiter le chiffon rouge à la veille de la manifestation du 12 septembre pour  protester contre les ordonnances Travail.

Dernière hypothèse, cette annonce fonctionne comme un clin d'œil en direction de nos partenaires européens pour leur faire comprendre la réelle volonté présidentielle de réformer le pays y compris sur des dossiers très sensibles comme celui de la concurrence voyageurs qui s'annonce en Europe pour 2019. Affaire à suivre.

2) Est-ce habile de la part du chef de l'Etat de présenter la mesure de suppression du régime de retraite comme un deal? "Je finance votre deal, vous réformez votre régime." Cette proposition ne peut que laisser les intéressés très sceptiques: Ce ne sont peut-être pas tous des spécialistes de droit social, mais ils savent que 45 mds d'euros pour sauver l'EPIC gravement endetté risque fort d'être considéré comme une aide d'Etat qui mécontentera la commission de Bruxelles et les autres pays européens.

Ils savent aussi que depuis 2007, ce n'est ni l'entreprise ni les partenaires sociaux en son sein qui décide de la réglementation sur la retraite des cheminots, mais l'Etat comme n'importe quel autre régime de sécurité sociale fût-il spécial. Parler de deal alors que l'Etat dispose de toutes le cartes, est donc pour le moins étonnant.

3) Comment un État dont les collectivités publiques sont endettées à hauteur de plus de 2200 mds d'euros peut-il envisager d'éteindre la dette de l'Epic? 45 mds d'euros, ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval.

Les financiers de Bercy ont beau être très compétents; les taux d'intérêt  ont beau être très bas (pour combien de temps?) Il y a tout de même des limites.

Certes ça ressemble à ce qu'a fait l'Etat fédéral allemand dans les années quatre-vingt-dix avec la Deutschebahn dont il a fait une société anonyme tout en supprimant son droit à recruter des fonctionnaires.

Mais privatiser une société aussi endettée que la SNCF serait une opération très délicate voire impossible. Les actionnaires n'investissent pas dans des sociétés en perte.

4) Pourquoi focaliser à ce point sur le régime de retraite des cheminots? Parce qu'il coûte 3,5 mds d'Euros au budget de l'Etat?

 Mais à ce compte un autre régime voisin, celui de  la RATP émarge à plus de 350 millions d'euros dans le budget de l'Etat pour financer la retraite des agents du métro et des bus. Et l'entreprise parisienne ne finance même pas de surcotisation pour financer la retraite de ses agents, alors que la SNCF assume une surcotisation de plus de 10%.

De plus, en matière de régimes spéciaux de retraite, d'autres régimes devraient être sur la sellette et ne le sont pas:

- le régime des industries électriques et gazières financé en partie  par la Contribution tarifaire d'acheminement, terme pudique pour faire  contribuer  les consommateurs au régime spécial des agents de ces entreprises.

-le régime des clercs de notaire financé en partie par les droits de mutation immobilière,

- mais surtout le régime des fonctionnaires d'Etat avec ses 700 000 agents actifs, financé en grande partie par le budget de l'Etat en proportion  très supérieure aux employeurs du régime général.

 

À ce stade, d'un dossier qui certes demeure très politique, mais dont les modalités techniques sont très complexes, on peut supposer que la volonté de prendre le dossier à pleines dents provient de l'angoisse gouvernementale devant cette réalité financière peu reluisante pour l'actuel président de l'entreprise à la veille de la mise en concurrence européenne du trafic voyageurs en 2019. 

Pas plus qu'en 2006, lorsque la même opération a été mise en place pour le fret, l'entreprise n'est en mesure de résister à la concurrence de par son organisation très lourde, ses modes de fonctionnement induit par le RH77 et les coûts salariaux dans lesquels les cotisations retraites employeurs sont particulièrement lourdes.

Bref, il y a urgence et ça vaut le coup de réfléchir à l'avenir de l'entreprise en situation de concurrence, en abordant sans tabou le régime spécial de retraite des cheminots, ce qui n'a pas été fait sous la présidence du prédécesseur de "Jupiter" qui s'en émeut légitimement, face à 2019 qui s'annonce.

Frederic BUFFIN le 7 septembre 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:14

Grâce à la fusion des instances représentatives du personnel, il sera possible de faire financer partiellement les expertises par l'instance unique de représentation du personnel.

Une des nouveautés des ordonnances modifiant le code du travail, c'est que sauf cas particulier de mise en danger de la santé des travailleurs, le recours à l'expertise en cas de changement des conditions de travail, sera désormais payant dans la limite de 20% de l'expertise. Jusqu'à maintenant, au motif que le CHSCT ne disposait pas d'une dotation financière, la demande d'expertise était à la charge exclusive de l'employeur.

Dans mon passé professionnel récent de responsable d'organisme privé chargé de la gestion d'un service public, j'ai pu mesurer à quel point cette gratuité était porteuse d'effets pervers: le moindre changement d'organisation faisait l'objet d'une contestation sous la forme d'expertise qui retardait la mise en oeuvre de la réorganisation en cause.

Par ailleurs l'employeur que j'étais, (par essence un mauvais patron) n'avait pour seul moyen d'opposition sur le fournisseur imposé par le CHSCT et le prix imposé de la consultation, que de procéder à une démarche contentieuse devant le tribunal d'Instance, ce qui constitue encore une lourdeur de procédure. Dans le nouveau texte, le tribunal des référés se trouve dans l'obligation de donner une réponse dans les cinq jours ce qui permettra d'éviter de faire trainer la procédure. Le délai actuel est aujourd'hui de 10 jours

Le nouveau texte malheureusement renvoie à un décret en Conseil d'Etat le délai maximum pour que l'expert saisi rende son rapport, de sorte qu'il n'est pas possible de connaître l'efficacité de cette mesure d'encadrement de l'expertise. il est probable que dans sa sagesse, l'administration inscrira un délai assez court de façon à ce que l'expertise ne devienne pas comme je l'ai vécu, une manoeuvre dilatoire pour empêcher ou retarder tout changement d'organisation.

Dernier point le fait que l'instance représentativie du personnel sera contrainte de participer à 20% du financement de l'expertise, sera une incitation significative pour qu'elle s'intéresse à la maîtrise du financement des sociétés expertes dont certaines ont l'habitude de charger la barque au motif, que le paiement de l'expertise est à la charge exclusive de l'employeur.

Bien entendu, certains diront devant ma satisfaction devant cette novation, que je n'étais qu'un cochon d'employeur sourd aux "légitimes revendications des travailleurs." Peut-être, mais il est satisfaisant de lire que désormais les prestations de la nouvelle instance doivent faire l'objet d'un appel à la concurrence par le biais d'une commission des marchés. Les experts soumis à la concurrence par les représentants du personnel, ça fait du bien! Dans un monde où la rapidité est un critère de réussite tant économique que sociale, il n'est pas obligatoire de maintenir des systèmes et des structures qui contraignent les administrations à fonctionner au rythme des tortues.

 

Frédéric Buffin ancien directeur de caisse de sécurité sociale qui était parfois excédé par les manoeuvres de retardement devant tout changement, organisées par le CHSCT, même si le comité d'entreprise avait donné un avis favorable.

 

Le 1er Septembre 2017.

 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:46
 

Réflexion sur une mine d'or pour les travaillistes: les ordonnances Travail.

Cette fois ça y est. Le gouvernement vient de publier les cinq projets d'ordonnance qui vont bientôt subir la moulinette du Conseil d'Etat avant d'être publiées fin septembre. L'ensemble est difficile à digérer même en quelques heures de lecture. Car tout y passe: 

- le renforcement de la négociation collective.

- l'organisation du dialogue social et la valorisation des responsabilités syndicales

- la presivibilité  et la sécurisation des relations de travail.

- le cadre de la négociation collective.

 - le compte professionnel de prévention.

Des dizaines d'articles du code du travail se trouvent ainsi modifiés dont certains mériteraient une lecture approfondie pour qu'il soit possible d'en mesurer les effets potentiels.

La presse tente d'informer le bon peuple, des grandes modifications que vont entraîner ces textes complexes avec de nécessaires raccourcis par essence simplificateurs à l'excès:

 - renforcement de la négociation d'entreprise tout en maintenant l'importance de la négociation de branches

- possibilité de négocier des accords collectifs sans délégué syndical dans les entreprises de moins de 50 salariés

- fusion des instances représentatives du personnel dans les entreprises de plus de 50 salariés.

- barémisation des indemnités de licenciement et limitation à un an du délai pour lancer un contentieux prud'hommal.   

- extension des conditions de mise en œuvre des contrats à durée déterminée. Etc.

 - Les syndicats CGT en tête, semblent déçus des textes, même si seule cette dernière semble prête à manifester le 12 septembre. Le petit et grand patronat semble au contraire satisfait.

- La France Insoumise veut faire défiler le peuple à Paris le 23 septembre contre ce qu'elle considère comme un coup d'Etat Social.

- L'opposition de droite considère qu'il s'agit d'un ensemble de demi-mesures tout à fait insuffisantes pour relancer la création d'emploi.

- Seuls les partisans du président de la République considèrent qu'il s'agit d'un ensemble équilibré conciliant la liberté de l'employeur d'embaucher et de débaucher et la nécessaire protection des travailleurs.

- Et les chroniqueurs qui ne peuvent pas avoir lu l'intégralité de ces ordonnances en un laps de temps aussi court donnent doctement leur avis favorable ou défavorable.

Comme ces textes renvoient à de nombreux décrets d'application, il est encore trop tôt pour en apprécier dès maintenant la portée réelle, mais il est certain que l'ampleur des modifications du Code du travail va faire la fortune de tous ceux qui de près ou de loin s'intéressent au code du travail. Le peuple des travaillistes va pouvoir s'en donner à cœur joie:

- Les sociétés de conseil spécialisées dans les ressources humaines vont pouvoir recruter de jeunes brillants étudiants en droit pour dispenser de propositions avisées l'ensemble des entreprises petites, moyennes ou grandes.

- Ces dernières ne manqueront pas d'embaucher leurs propres juristes pour éviter d'être prises en défaut devant çes nouvelles réglementations.

- Les professions judiciaires qui rendent des décisions dans le domaine du travail des prud'hommes jusqu'à la chambre sociale de la Cour de Cassation, devront aussi s'entourer de bataillons de jeunes spécialistes du code du travail pour prendre en compte l'inévitable nouveau contentieux qui naîtra de l'application de ces nouvelles règles du code du travail. Etc.

Bref, c'est le pactole assuré  pour tous ceux qui approcheront les entreprises, les administrations et les partenaires sociaux  chaque fois qu'une question de droit du travail et elles sont légions, se posera à l'employeur comme au salarié.

Dans un proche avenir, le droit du travail, c'est une discipline avec garantie d'embauche pour les étudiants qui s'orienteront dans cette voie. Parents, vous ne savez pas quoi faire de votre enfant. Faites lui faire du droit du travail, il trouvera un job à coup sûr. Les employeurs comme les salariés seront ravis d'apprendre par votre rejeton travailliste, toutes les finesses du Code du Travail. Car le nouveau cru est comme les autres, il est complexe et raffiné et obéit pleinement à l'adage: "l'Enfer est dans les détails."

Frédéric BUFFIN le 31 août qui quand il était employeur, s'arrachait déjà les cheveux avec les règles du code du travail. 

Fredericbuffin.fr le 31 août 2017

 

 

 

 

 

 

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25 août 2017 5 25 /08 /août /2017 08:51

 

 
Emmanuel Macron a raison, les Français détestent la réforme. 
 

De la difficulté de réformer.

 
Aucun homme politique ne saurait se présenter devant ses électeurs en proclamant ses penchants conservateurs. "Le maintien c'est maintenant" ne saurait faire office de slogan électoral.
 
Oser dire qu'il ne faut rien changer à l'ordre établi, qu'il soit précaire ou bien en place, est une folie suicidaire  pour celui qui souhaite disposer des suffrages de ses concitoyens.
 
C'est pourquoi les discours électoraux sont toujours nourris d'accents lyriques sur la réforme et le changement considérés comme un bien en soi. De la promesse giscardienne ( vous serez surpris par l'ampleur du changement) à l'engagement du candidat Hollande ( le changement c'est maintenant) la réforme est toujours montée au pinacle.
 
Une fois les candidats élus, il en va évidemment autrement. Le corps social se met à ruer dans les brancards  devant toute initiative gouvernementale qui vise à changer la donne, fût- ce pour le bien proclamé des électeurs des ex candidats devenus gouvernants.
 
Tel citoyen cultivant paisiblement son jardin, est prêt à descendre dans la rue pour crier sa colère dés qu'il pressent que la réforme ne s'organise pas sur le terrain du voisin, mais sur le sien propre. "Vous pouvez labourer comme vous le voulez,  mais pas chez moi." semble être le contrat social implicite qu'année après année la société civile impose au monde politique.
 
Et voici nos réformateurs fort dépités du fait de l'incompréhension de leurs administrés qui rejettent une projet  " pourtant juste et efficace", même si le dispositif a été imparfaitement expliqué et vis à vis duquel ses adversaires sont forcément de mauvaise foi.
 
On n'en finirait pas de citer des réformes tombées dans le caniveau par la grâce de la déambulation des manifestants ayant battu le pavé pour s'opposer à la réforme toujours inique proposé par des gouvernants acharnés à faire du mal aux citoyens. Projet Savary d'unification des établissements scolaires en 1984. Réforme Devaquet organisant la sélection pour entrer à l'Université. Projet Villepin sur le contrat premier embauche pour les jeunes. Etc.
 
 À droite comme à gauche, c'est très dur de réformer. La généralisation du tiers payant pour les honoraires médicaux, la libéralisation du travail le dimanche et le projet de réforme du collège fournissent de bons exemples actuels de la réformophobie qui saisit le pays chaque fois qu'un gouvernement s'empare d'un sujet pour le traiter. A croire que " le roi fainéant" constitue  le modèle rêvé de gouvernant pour une majorité d'entre nous.
 
Qu adviendrait-il si un imprudent au pouvoir s'avisait de procéder, à une réduction drastique des corps de la fonction publique ou bien encore à un simple aménagement de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat?
 
De temps en temps pourtant,  un  texte malgré l'énergie des opposants de la rue finit par s'imposer, tel que la réforme de la Sécurité Sociale en 1995, la réforme des retraites en 2010, celle du mariage pour tous en 2013 ou bien du CICE en 2014. Mais pour les hommes de pouvoir, ce sont des victoires à la Pyrrhus, car elles annoncent à presque coup sûr,  des défaites  cuisantes lors des échéances électorales suivantes.
 
Non seulement le citoyen ne veut rien comprendre à l'intérêt de la Réforme, mais en plus, il est rancunier jusque dans l'isoloir et au fond de l'urne où il dépose son bulletin de vote.  Quelle ingratitude pour les promoteurs du changement. Autant rester couché ou aller au café, peuvent dire ceux qui nous gouvernent...surtout quand ils perdent le pouvoir, par le caprice des électeurs si versatiles.
 
L'actuel président le mesure: en trois mois, à peine élu, il fait l'objet d'une chute vertigineuse dans  les sondages, alors que ses projets de réforme du code du travail et de changement de la fiscalité sociale ne sont même pas encore sur les rails.
 
D'ores et déjà, le projet d'harmonisation des régimes de retraite, est remisé  aux calendes grecques. Plus question non plus de toucher au statut de la fonction publique. La suppression prochaine du jour de carence et le gel des effectifs, mécontente déjà suffisamment les fonctionnaires pour ne pas en rajouter. La réforme de la taxe d'habitation qui mécontente les élus locaux à la veille des élections sénatoriales, sera appliquée à minima. Etc. 
 
Face à cette aversion pour les réformes notre jeune président préfère parler du désir des Français de transformation. Il a tort et il le sait: les Français préfèrent la Révolution. J-L Mélenchon l'a parfaitement compris en évoquant devant les partisans de la France Insoumise, le concept de "révolution citoyenne." Faire rêver les militants avec la VIème république contre la monarchie républicaine, quelle merveille! Sur cette idée, il a tout de même obtenu 20% des suffrages exprimés lors de l'élection présidentielle avec un programme quasi soviétique. Ça passe l'entendement!
 
Seul problème, la plupart des révolutions qui scellent la chute de l'ancien monde commencent certes dans la joie  et l'enthousiasme, mais se terminent le plus souvent dans le déchirement social, l'écoulement massif du sang des combattants pro et anti et le fracas des armes. Et la promesse révolutionnaire de prospérité se transforme bien vite en amoncellement de ruines qui frappent en premier les citoyens les plus fragiles.
 
Alors, avant de tenter l'aventure chimérique des Insoumis qui parlent comme des grenouilles se croyant plus grosses que le bœuf, il serait préférable de laisser le nouveau président dérouler son programme de réformes ou de transformations, puisque n'en déplaise à ses détracteurs, il a été élu démocratiquement. 
Bien sûr, notre jeune chef d'état devant le cortège de manifestants qui s'annonce les 12 et le 23 septembre 2017, sera sans doute tente de dire: "les chiens aboient, la caravane passe", mais comme il est poli, il ne le dira pas, même s'il n'en pense pas moins. Après tout, il n'a pas été élu à seule fin d'inaugurer les chrysanthèmes.
 
Blog frederic buffin.fr
Fontenay sous Bois le 25 août 2017.

 

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 15:18

Nous sommes en vacances et pourtant les parlementaires continuent d'œuvrer pendant la période estivale. Ils sont même en train de rogner sur leurs droits qui faisaient d'eux des citoyens à part, en décidant  par exemple la suppression de leur régime spécial de retraite.

C'est un peu leur nuit du 4 août à l'exemple des premiers constituants qui abolirent les privilèges et les droits féodaux en 1789 après la grande peur du mois de juillet au cours duquel lequel les paysans se mirent à brûler des châteaux dans tout le pays.

Aujourd'hui, nul incendie dans le pays pour décider de moraliser la vie politique. La critique médiatique est suffisante. Elle met le feu aux esprits plus qu'aux symboles du pouvoir que constituent les ministères et les permanences parlementaires.

Tant mieux n'en déplaise aux révolutionnaires de tous poils qui rêvent de troubles dans la rue!

Frederic Buffin le 4 août 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 14:21

 

Les mauvais sondages de l'été: simple trou d'air ou descente aux Enfers?

Après son impressionnante chute dans les sondages de fin juillet début août 2017, notre jeune président devrait méditer la pertinence de la citation latine "Arx tarpeia Capitoli Proxima"   ( La Roche tarpeienne est proche du Capitole.) 

Dans la Rome antique, la roche tarpeienne, c'était une crête rocheuse d'où l'on précipitait les criminels. Elle se trouvait à cent pas du Capitole le lieu suprême du pouvoir.

L'expression est parfaite pour indiquer qu'après le temps des honneurs vient vite celui de la déchéance.  

Plus forte que celle de son prédécesseur, cette chute sondagière démontre une fois de plus que la confiance s'acquiert en gouttes le temps d'une campagne electorale, elle se perd en litres après quelques semaines d'exercice du pouvoir.

Lorsqu'il a commencé son périple qui l'a conduit à la victoire, Emmanuel a invoqué Jeanne d'Arc à Orléans. S'il ne redresse pas la barre, il va se retrouver en chemise à Rouen pour subir le retour de flamme de l'opinion publique par nature versatile.

Certains surnomment notre sémillant Président Jupiter. Ils ont tort: comme il est très futé, il vaudrait mieux l'appeler Ulysse qui descendit aux Enfers pour mieux connaître les mille façons de revoir Pénélope dans son royaume d'Ithaque. Nul doute qu'il va rebondir même si la sienne qui s'appelle Brigitte, est confortablement installée comme lui au chateau et qu'il n'a donc pas besoin de faire mille parcours pour la retrouver. 

En revanche, il aura plus de mal à retrouver la déesse Popularité comme Orphée  qui lors de sa visite aux Enfers pour s'être retourné pour voir sa chère Eurydice, la perdit définitivement. 

 

Dommage!

 

Frederic Buffin observateur amusé par une telle dégringolade, impatient de voir si à la rentrée prochaine notre cher Ulysse élyséen saura résister aux vents contraires que ne manqueront pas de souffler sur le bateau du Château, les Poseidons de tous genre à l'annonce des textes sur la loi travail, la loi de finances et la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018.

jeudi 3 aout 2017.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 06:23

Jupiter est trop orgueilleux. Il s'est démené pour offrir les jeux à la maire de Paris, alors que le temps est à la rigueur. Le maire de Los Angeles vient d'annoncer qu'il aura les jeux pour 2028. La capitale aura donc le privilège d'accueillir les sportifs du monde entier en 2024 et ...de perdre de l'argent qui aurait pu être dépensé pour une cause plus utile. Je ne retire pas une ligne à ce que j'avais écrit au mois de mai 2017 sur ce sujet.

Supplique à l'attention du président pour faire l'économie des jeux olympiques, 

Monsieur le président, j'ai voté pour vous sans enthousiasme au deuxième tour, mais si vous aviez le bon goût d'obliger  Paris à renoncer  à se lancer dans l'organisation des jeux olympiques en 2024, je vous baiserai les pieds:

Pour obtenir ma prosternation devant vous, c'est  assez simple. Il suffit que vous demandiez au Parlement de ne pas consacrer 1, 5 milliards d'euros pour l'organisation des jeux olympiques en 2024. Cette absence de financement étatique rendrait impossible l'organisation de cette manifestation planétaire  quadri-annuelle marquée par un gigantisme pharaonique croissant.

On peut comprendre la ville et la région Ile de France.  Vouloir  organiser cet événement mondial qui ferait d'elle  pour un temps la capitale du monde, c'est un beau projet mobilisateur. 
On peut admettre aussi que l'ensemble du mouvement sportif toutes fédérations réunies, tentent de décider les autorités politiques françaises  pour que nous puissions face au monde anglo-saxon qui privilégie Los-Angeles, convaincre les membres du CIO de s'engager pour que le drapeau bleu blanc rouge flotte fièrement aux côtés du drapeau olympique.
L'universel olympique  ainsi célébré par un pays qui a été directement à l'origine de la déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen, ce serait beau comme l'antique. Pour montrer que la France demeure ouverte au monde et ne se replie pas sur ses petits problèmes, il ne manquera pas de supporters enthousiastes pour promouvoir un tel projet.

Seulement voilà, si vous étudiez le dossier en monstre froid que vous semblez être malgré votre beau sourire de campagne, vous allez vous rendre à l'évidence. l'État ne doit pas mettre un sou dans cette opération festive:

- D'abord, le pays est endetté à hauteur de 2200 milliards d'euros. Il n'est donc peut-être pas nécessaire d'en rajouter pour une manifestation certes mondiale, mais ludique. Si c'est pour investir dans des installations sportives qui seront fermées quelques mois plus tard comme c'est le cas à Athènes et à Sotchi, le jeu n'en vaut vraiment pas la chandelle.

- Ensuite, lorsque nous procédons à la construction d'un édifice public, nous sommes porteurs d'un génie national:  il consiste à proposer un devis initial de travaux qui se trouve doublé voir quadruple en fin de chantier comme ce fut le cas pour la cité de la musique à Paris,  pour le Mucem à Marseille et le musée des Confluences à Lyon.
A moins que dans les clauses des contrats de construction vous n'intègriez une clause prévoyant le fouet place de l'hôtel de ville, en cas de dépassement pour les responsables du chantier, pourquoi cette tradition budgétivore disparaitrait-elle par miracle,  parce qu'il s'agirait de sport?

- Troisième point, pourquoi voudriez faire ce cadeau à la maire de Paris qui se révèle être une très mauvaise ménagère pour sa ville. Désolé de vous le dire, mais la capitale de la France est sale et j'ai honte quand les touristes constatent que dans certains quartiers les rats circulent en plein jour. Pour un peu, on se croirait à Marseille!  On me dira qu'il faut rapprocher l'homme de la nature mais il y a des limites. Proposez à cette édile municipale qui semble se comporter comme une grenouille qui voudrait se faire aussi grosse qu'un bœuf, d'investir dans le nettoyage de la ville, ce serait plus pertinent que de favoriser son orgueil lutétien.

- Monsieur le Président, avez vous déjà pris le RER A ou B entre 8 heures et 10 heures du matin Je vous le conseille si vous souhaitez subir votre dose de stress quotidien. Les pannes, les incidents, y sont incessants et plusieurs millions de voyageurs souffrent chaque jour de la thrombose croissante des transports publics en Ile de France. Il y a mieux à faire que de créer des lignes de métro pour que le public puisse rejoindre sans encombre des équipements sportifs aux manifestations éphémères. Commençons déjà par désenclaver des quartiers délaissés et surtout, améliorons le fonctionnement quotidien des lignes qui existent déjà. 

- Tout le monde s'accorde pour dire qu'ils existe en Ile de Francev, une grave crise du logement. Et des élus inconscients souhaiteraient renforcer l'attractivité de Paris qui constitue déjà une ville où le prix du mètre carré est parmi les plus chers du monde? Construire des logements plutôt que des stades,, c'est peut-être moins conforme  à l'idéal olympique, mais ce serait socialement plus utile.

- Pourquoi privilégier ainsi la ville lumière alors que les élections viennent de vous démontrer à quel point est grande l'amertume et la colère de la France périphérique? Si le mouvement sportif souhaite accueillir les élites sportives de la planète, pourquoi ne pas le faire dans une région défavorisée comme les Hauts de France, Les jeux plutôt que la grande braderie à Lille ce serait plus classe et surtout moins cher qu'à Paris.

-  Notre Pays d'après ce que j'ai pu comprendre est en guerre. Et que je sache nous sommes toujours en état d'urgence. Déjà plusieurs centaines de militaires battent la semelle dans les grandes stations du métro de paris dans les avenues et les centres commerciaux les plus fréquentés. Des voix s'élèvent pour augmenter le budget de l'armée jusqu'à 2% du PIB. Croyez vous vraiment qu'il faille pendant les trois semaines  des Jeux, doubler les effectifs affectés à la surveillance de la voirie pour se prémunir contre le risque terroriste? 

J'arrête là mon argumentaire en forme de démolition d'une telle folie ludique. Pour conclure, il ne vous devrait pas être trop difficile de dire non: Pourquoi prendre le risque de débordement d'un tel projet dont de toute façon vous avez peu de chance de tirer les bénéfices. Jusqu'à  maintenant, depuis que le quinquennat est en place, aucun président n'est parvenu à effectuer deux mandats, Pourquoi dépenser tant d'argent pour un évènements assez futile si vous n'inaugurerez pas les Jeux en 2024?

Bref, un président doit savoir dire non au nom de l'intérêt supèrieur de la Nation, n'en déplaise au mouvement sportif et à la maire de Paris.

 

Frederic Buffin qui fait toujours du sport de compétition malgré son âge. Le 11 mai 2017.

Blog: fredericbuffin.fr

 

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 08:25

Séance de mauvais esprit social.

 

Après la baisse de l'APL pour ne pas augmenter les loyers, d'autres bonnes idées peuvent être suggérées aux pouvoirs publics dans le même esprit de discipliner un secteur ou une catégorie socio-professionnelle bien ciblées.

- Baisse de la prime de naissance pour combattre la hausse du prix des biberons, des tétines , de lait maternisé et de couches- culotte. Les fabricants de ces produits de la toute petite enfance n'ont qu'à bien se tenir.

- Baisse  de l'allocation de rentrée scolaire pour que le prix des fournitures scolaires n'augmente pas. Finies les folies sur le prix des cartables et des chaussures de sport de marque.

- Baisse des pensions pour limiter les tarifs des billets de trains, d'avions,  des croisières, des maisons de retraite et des équipements pour personnes âgées. Il faut en finir avec la liberté des prix de ce secteur qui affecte par leur croissance, le pouvoir d'achat des retraités. (De toute façon, cette baisse est "en marche" avec l'augmentation programmée de la CSG des pensions supérieures à 1200 euros.)

Deux autres suggestions seraient aussi du meilleur effet pour le corps électoral.

-Ticket modérateur d'ordre public à imposer à tous les organismes de remboursement de soins pour éviter la croissance des honoraires des médecins à honoraires libres. Si ces derniers veulent exercer leur métier dans des conditions tarifaires plus libérales, ils n'ont qu'à faire comme certains de leurs confrères qui exercent déjà leur art en Chine, au Maroc ou dans les riches états du Moyen- Orient.

- Facturation minimale des actions en justice civile pour éviter la multiplication des contentieux judiciaires.  Cette mesure aurait pour avantage de désembouteiller les tribunaux débordés par le nombre d'affaires à juger et de limiter les abus de procédures conseillés par les avocats.

- Et pourquoi pas une baisse des allocations sociales et des minimas sociaux de toute nature pour inciter les producteurs de biens et de services à baisser leurs prix dans un esprit déflationniste de bon aloi?

 

Etc......

Frédéric  Buffin effaré par le simplisme de certaines mesures gouvernementales. Le 30 juillet 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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