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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 19:48

‪Une jolie reculade d'En Marche. La réserve parlementaire sera supprimée progressivement jusqu'en 2024. 7 ans pour économiser 148 M€. Quelle rapidité dans la mise en oeuvre! Un bel exemple de marche arrière. Vite une autre dès demain. A ce rythme, le pays n'est pas prêt de rembourser ses dettes.

Frederic Buffin

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 20:49

Que c'est dur de gouverner. En quelques jours, notre jeune et sémillant président a pu le mesurer: 

- Les retraités qui gagnent plus de 1200 euros par mois savent déjà qu'ils vont cracher au bassinet avec une CSG majorée de 25%. Ils  font grise mine, ce qui à leur âge est bien normal. Et après tout, c'est dans le programme.

- Les maires qui savent déjà que la plus grande partie de la taxe d'habitation va être remplacée par une dotation d'Etat forcément révisable dans le temps, se plaignent déjà de l'atteinte aux libertés locales qu'implique une telle décision. Et  en plus, le chef de l'Etat leur demande de faire des économies. Quelle prétention! De quoi se mêle-t-il?

- Les militaires contraints de faire des économies, sont sommés d'être plus discrets dans l'expression de leurs désaccords vis à vis du chef des armées que l'ex chef d'état major. Ils ruminent leur amertume mais n'en pensent pas moins. Pour un peu, "le jeune" serait coupable d'atteinte au moral des armées!

- Les syndicats étudiants sont furieux de la baisse de l'APL pour un montant pourtant minime de 5 euros par mois et menacent déjà de mobiliser les 800000 étudiants du pays à la rentrée. Vite des manifestations dans la rue, on commençait à s'ennuyer.

Les ordonnances sur la loi travail ne sont pas encore publiées. Les grands axes de la loi de finances et de la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2018 ne sont pas encore connus.

Mais déjà les cohortes de mécontents qui s'estiment victimes des agissements forcément injustes du gouvernement commencent à rejoindre le camp du Non à la"politique macronienne." Bref l'état de grâce, alors que les grandes décisions ne sont pas encore prises, touche à sa fin.

On attend demain le prochain groupe socio-professionnel qui viendra manifester sa ire à l'occasion d'un prochain arbitrage gouvernemental.

La presse assimile souvent notre Président à Jupiter. Elle se trompe. Il ressemblera bientôt à Prométhée au foie dévoré par le vautour, témoin vorace de nos mécontentements.

Frederic Buffin

 

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Frédéric Buffin - dans Politique
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 09:32

L’impossible suppression du Régime de Retraite des Parlementaires

 

Dans le cadre du programme de notre sémillant Président de la République, au chapitre de la moralisation de la vie politique, il est prévu de supprimer le Régime Spécial des Parlementaires qui seront tout simplement rattachés au Régime Général.

 

A priori, proposer une réforme qui concerne moins de mille actifs et un peu plus de 2 000 pensionnés ne constitue pas une grosse affaire technique.

 

En réalité, ce chantier ne peut être réalisé que par un démiurge peu soucieux de la réalité juridique et constitutionnelle du pays qu’il faudra violenter pour parvenir à ses fins.

 

1. Celui qui a proposé cette mesure au candidat désormais élu aurait été bien inspiré de lire l’article 16 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Toute société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée n’a point de constitution ». 

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le Conseil Constitutionnel procèdera à la censure de toute mesure qui permettrait à l’exécutif de faire pression par le biais de leur législation sociale sur les Députés. Cette observation est renforcée par le fait qu’en matière de Sécurité Sociale, la Loi ne vote que les principes fondamentaux alors que le Règlement en assure la gestion quotidienne.

A l’occasion d’une tension entre l’Assemblée Nationale et le Gouvernement, il sera toujours possible, par exemple, à celui-ci de majorer une cotisation retraite ou de diminuer une prestation pour faire pression sur le Parlement.

Il est difficilement concevable que la Direction de la Sécurité Sociale à l’esprit tatillon et la Direction du Budget, puissent à tout moment exercer leur autorité sur le petit monde des Parlementaires qui auraient été reversés au Régime Général.

Si donc le nouveau Gouvernement souhaite faire passer sa réforme, il devra le faire par référendum pour se passer du contrôle du Conseil Constitutionnel.Pas évident de se lancer dans une telle aventure.

 

2. D’autres conséquences très matérielles n’ont peut-être pas été appréhendées par les concepteurs de la mesure. 
Dans le domaine des cotisations, que se passera-t-il le jour où les contrôleurs de l’URSSAF viendront examiner les Comptes des Assemblées relatifs au traitement des Parlementaires ? Il y a fort à parier qu’un redressement financier qui peut aller jusqu’à la mise en faillite de l’organisme, ferait un peu désordre dans les couloirs des Assemblées mises en cause.
S’agissant de cotisants et de pensionnés particulièrement médiatiques, il conviendrait, lorsque les dossiers auront été transmis dans les Caisses Retraite du Régime Général, que soit constituée une cellule (VIP) pour éviter toute fuite d’informations relatives à la situation des intéressés. Sinon, gare au scandale !
Peut-on imaginer en outre que d’inévitables contentieux qui se produiront puissent être traités dans le cadre d’une simple Commission de Recours Amiable d’une Caisse ou d’un Conseil des Prud’hommes ? La presse en ferait nécessairement ses choux gras. En ces temps d’antiparlementarisme primaire, il n’est peut-être pas opportun de s’orienter dans une telle voie.
Rattacher les Parlementaires au Régime Général, c’est aussi les rattacher au Régime Complémentaire AGIRC-ARRCO. Ceci signifie que la retraite des Parlementaires risque ainsi d’être sous la coupe des partenaires sociaux, ce qui paraît encore plus impensable que de la placer sous la coupe des autorités de tutelle de l’Etat.

 

3. Même si les nouveaux Députés, au mois de juin, sont animés d’une volonté de servir leur pays, il ne faut pas penser qu’ils seront mus par un masochisme hors pair. Certes, le 4 août 1789, les Députés de la Noblesse, du Clergé et du Tiers Etat ont aboli la bouche en cœur les Privilèges (il faut dire que la grande peur de juillet 89 avec les incendies et les pillages de châteaux les avaient rendus accommodants avec le petit peuple révolté). 

Or, si les Députés sont rattachés au Régime Général, ils vont y perdre. Actuellement, un Député perçoit 7 200 euros de rémunération brute. Sur celle-ci, il assume 761 euros de cotisations obligatoires (un peu plus de 10%), et 401 euros de cotisations facultatives (soit 1 062 euros de cotisations).

Ce système contributif est très intéressant puisqu’en moyenne, malgré la brièveté de leur carrière, le montant moyen de la pension est de 2 700 euros.

Si ceux-ci étaient rattachés au Régime Général, sur la base de leur rémunération brute actuelle, ils devraient payer près de 500 euros pour le seul Régime de base de la Sécurité Sociale et près de 1 020 euros pour la Complémentaire AGIRC – ARRCO.

On peut aussi penser que les parlementaires devraient cotiser à l’assurance-chômage comme tous les salariés.

Quant aux avantages préférentiels liés à la brièveté de leur carrière, il n’en serait plus question.

On voit mal dans ces conditions comment les intéressés pourraient sans réagir accepter de voir transférer leur dossier au Régime Général. 

Quant aux Sénateurs dont les modalités du régime des pensions sont complexes, mais plus rentables que celle des Députés, qui ils ne sont pas menacés par la dissolution de leur Assemblée. Leur résistance sera plus grande encore.

 

4. Que faut-il donc faire pour tenter, sans trop de casse juridique, de répondre à la proposition initiale du programme d’« En marche » en matière d’unification des Régimes de Retraite ?
Il faudra d’abord, de la part des gouvernants, admettre que de la proposition initiale à sa réalisation, il  y a un fosséinfranchissable. Dans ces conditions, il faudra jouer l’humilité et avouer que le rattachement n’est pas possible, Mais reculer en début de mandat, c’est compliqué lorsqu’on accède au pouvoir.
Pour moraliser la vie politique en rapprochant le Régime de Retraite des Parlementaires et celui du Régime Général, il faudra faire passer le principe assez sain selon lequel 1 euro de cotisation produit un montant de cotisation sinon égal, du moins équivalent.
Dans ces conditions, il devrait être possible de faire passer ce principe dans une loi organique s’imposant au Parlement. Concrètement, les Bureaux des deux Assemblées devraient mettre en place un Régime de base fusionné avec le Régime Complémentaire. Les cotisations devraient être fixées (part employeur et part salariale) à un niveau aussi proche que possible de celui du Régime Général. Les pensions pourraient être calculées selon les mêmes modalités que celles qui existent tant pour le Régime de base (salaire annuel moyen des 25 meilleurs années X nombre de trimestres) que pour les Régimes Complémentaires (système par points acquis.)

Si déjà ces propositions étaient mises en œuvre, ce serait un grand pas dans l’harmonisation de la retraite des Parlementaires par rapport à celle des salariés.

 

Certes, la perte de cet avantage social pourrait décourager certains candidats à la députation ou à une charge sénatoriale. Mais que ne ferait-on pas pour servir la République et les citoyens qui ne pourraient plus dire que les Parlementaires sont des privilégiés.

 

Frédéric Buffin dit Frédo la Sécu qui s’est en son temps indigné de voir les parlementaires vouloir remettre en cause les régimes spéciaux sans remettre en cause le leur.

 

Sources : Cotisations retraites, Service public.fr/ Rapportv Chrétien annexe 39 sur le projet de loi de finance 2017/Programme En marche/ Fiche de synthèse n°17 : la situation matérielle du député. 

 

 

 

Blog : Frédéric Buffin.

 

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Frédéric Buffin - dans Politique
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 17:25

 

Des avantages et des risques d'un gouvernement "sabre au clair".

 

Le Premier Ministre l'a dit dans le Journal du Dimanche : sur la réforme du travail, il veut aller vite.

On peut le comprendre : le souvenir de l'interminable débat sur la loi travail sous le gouvernement Valls, qui s'est brutalement terminé par le déclenchement de l'article 49.3 de la Constitution n'incite pas les nouveaux gouvernants à se relancer dans une nouvelle guérilla parlementaire.

De plus, il faudrait gérer un certain nombre de manifestations dans le pays, parfumées de gaz lacrymogènes. Il y a donc mieux à faire.

La détermination du chef du gouvernement semble si forte qu'il est certes prêt vis-à-vis des partenaires sociaux à les rencontrer pour effectuer des discussions mais non pour entrer dans de longues négociations qui freineraient le cours des décisions à prendre pour relancer le marché du travail.

Bref, les corps intermédiaires dans le monde du travail, c'est bien, ils sont nécessaires, mais c'est à l'état et à lui seul de régenter par la loi les principes fondamentaux du Droit du Travail et à l'Administration de les mettre en œuvre par voie réglementaire.

Fermez le ban, syndicalistes et patrons, c'est à la puissance publique d'intervenir, sachant que le temps est compté pour remettre le pays sur la voie de la croissance économique.

 

Notre nouveau Premier Ministre s'est organisé un Cabinet composé de gens intelligents (normal, ils sont Enarques pour la plupart), qui vont certainement l'aider à prendre les bonnes décisions pour obtenir le résultat souhaité de relance de l'emploi qui concerne potentiellement 6 millions de chômeurs totaux ou partiels.

Sans le dire, lui et notre nouveau Président de la République rêvent de traverser une période où, comme par grâce divine, un courant de réformes peut être rapidement mené, sans que tous les acteurs économiques ne se mettent à regimber en manifestant trop bruyamment dans la rue. Ils ont en tête notamment la période 1958 / 60 qui a suivi l'arrivée au pouvoir du Général de Gaulle.

Celui-ci, qui avait pu inscrire dans la Constitution de la 5ème République le principe des Ordonnances, obtint par l'Assemblée Nationale, l'autorisation d'en promulguer près de 70.

Ces Ordonnances, inspirées du Plan Pinay-Rueff, ont notamment dévalué le Franc de 17%, créé un nouveau Franc, prévu la diminution drastique des effectifs de l'Administration, et facilité les transactions à l'étranger. Cet ensemble de réformes d'essence libérale produisit un effet rapide puisque dès 1962, les finances publiques furent excédentaires et que l'économie, malgré la guerre d'Algérie, repartit à la hausse.

Dans le domaine social, le Général redonna de l'autorité aux gestionnaires sociaux :

L'ordonnance de décembre 1958 sur l'hôpital, non seulement organisa l'hôpital universitaire, mais il renforça le pouvoir des Directeurs fonctionnaires au détriment de celui des Maires qui présidaient les Conseils d'Administration.

Dans le domaine de la Sécurité Sociale et du Régime Général, le Décret du 12 mai 1960 assura l'autorité des Directeurs de Caisse en matière de personnel au détriment des Conseils d'Administration qui étaient en place.

Cette période chérie de l’exécutif, démontre que même dans un pays bloqué il est possible d’avancer lorsque les gouvernants disposent d’une forte détermination.

Néanmoins, il serait prudent que dans le Cabinet des Ministres et dans celui du premier d’entre eux, ne figurent pas seulement des tirailleurs prêts à partir sabre au clair pour emporter la décision mais aussi que soient nommés quelques sages animés du principe de prudence et qui auraient lu dans les pages roses du Dictionnaire Larousse, la devise latine « festina lente ».

Un exemple cruel qui ne devrait pas faire plaisir à Monsieur Juppé peut être rappelé au sujet de la crise sociale de 1995. A cette époque, « le meilleur d’entre nous » pour le Président Chriac, s’était enfermé avec l’élite de l’Administration Française Financière et Sociale pour rédiger une Ordonnance visant à réformer la Sécurité Sociale en confiant le vote de son budget au Parlement.

Lors de la présentation du projet à l’Assemblée Nationale, les Députés, dont certains de l’opposition, se levèrent pour applaudir une telle initiative. Faire voter chaque année une Loi de Financement de la Sécurité Sociale, quelle bonne idée !

Mais l’opinion publique fut moins compréhensive. Résultat, de par la grâce de la SNCF et de la RATP en grève, la France et l’Ile de France en particulier, marchèrent à pieds pendant un mois d’hiver, heureusement, fort clément.

La présentation rapide d’un plan cohérent proposé par une petite élite administrative trop pressée suscita une révolte sociale de première envergure. Malgré tout, les Ordonnances furent mises en œuvre, à l’exception de celle supprimant les Régimes Spéciaux. Mais le pays, du fait de cette méthode hâtive pour réformer, prit vingt ans de retard dans la modernisation de l’Etat Providence, qui ne survit aujourd’hui qu’à coups de déficits majeurs. On peut en outre être dubitatif sur le résultat, puisque la Sécurité Sociale fin 2015 conserve, malgré un vote annuel par le Parlement, une dette de 156 Milliards d’euros (soit plus de 1 000 Milliards de Francs 2000).

Si un conseil peut être donné à la nouvelle équipe gouvernementale, malgré la volonté des jeunes quadras d’aller vite, c’est d’avoir en tête que une partie de la Cavalerie Polonaise encore montée à cheval et qui manquait d'équipements lourds, 

en septembre 1939 fut décimée par les Panzers Allemands. Or, les forces hostiles aux changements, surtout dans le monde du travail, conservent encore quelques forces qu’il serait imprudent de sous-estimer.

 

Frédéric BUFFIN qui a bien connu cette élite administrative des années 1995 sympathique, mais sûre d'elle- même et dominatrice.
 
Twitter: @Buffin13
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Frédéric Buffin - dans Politique
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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:54

 

Le dernier coup de torchon de Mélenchon vis à vis du PCF.

Pour tuer un moustique qui gâche votre nuit en voletant bruyamment dans votre chambre, il n' y a rien de mieux qu'un coup de torchon qu'on abat sur l'insecte d'un geste rageur et vengeur. C'est ce que vient de faire le candidat battu d'un fil au premier tour de la présidentielle. Pour une querelle d'affichage et plus sérieusement d'investitures de candidats aux législatives, le camarade Méluche vient d'assener un SMS assassin sur la tête du parti communiste français: "vous êtes la mort et le néant." Avec les réseaux sociaux, ce SMS devient un événement politique.

Dans son costume d'imprécateur qui a comme Yahvé, entendu la douleur de son peuple au pays de Pharaon, il est brillant Mélenchon. Il remplit les salles de meeting. Il fait rire en raillant ses adversaires; il fait aussi pleurer sur les souffrances de la France des déclassés qui se sentent délaissés et méprisés par la France d'en haut. De plus, il est pétri de culture qui n'est pas celle si convenue de Science-Po Paris, même si ses références incessantes sur la France guillotinesque de Robespierre ne constituent pas ma tasse de thé.
 
Il a même travaillé son programme comme jamais. Certes les propositions de la France insoumise avec la sortie de l'euro, l'annulation partielle ou totale de la dette publique et l'étatisation de tous les secteurs de la vie économique et sociale, auraient réduit le pays au niveau de celui de la Grèce dans le bruit et la fureur. Mais cet ensemble  de mesures à la mode soviétique  qui devait nous  ramener à un collectivisme d'antan, à tel point qu'il lui a fallu plusieurs heures pour l'exposer, ne manquait pas de cohérence liberticide.

Avec un tel programme , notre brillant orateur dispose même de nombreux soutiens puisqu'il a recueilli près de 20% des voix au premier tour de la présidentielle. Mauvais perdant, puisqu'arrivé aux pieds du podium, il n'a pas donné de consigne claire comme la conférence des évêques de France. Sur ce point au moins, notre anticlérical de service aura été sur la même ligne que les calotins.

Seulement voilà, Melenchon, il a un gros défaut, à force d'être passé sauf sous l'ère de Jospin, a côté du pouvoir, il est devenu méchant comme Tatie Daniele sauf qu'il n'est pas encore en maison de retraite.

Sur le registre des vacheries en politique, il est très bon. Celui qui campagne après campagne a clamé d'abord " tous dehors, qu'ils s'en aillent tous, puis qu'ils dégagent", n'hésitant pas à traiter en public un journaliste  de "sale c.., jetez moi ça dehors" (21 mars 2017 lors de la marche pour la 6 ème république), est un orfèvre en la matière, comme l'indique les quelques morceaux choisis qui suivent:  

- "François Hollande a plié Nicolas Sarkozy en 4, moi je le plierai en 5.
- Pourquoi choisir pour la saison des tempêtes un capitaine de pédalo comme Francois Hollande?
- Jean-Marc Ayrault, un petit politicien de Province sans imagination.
- La nomination de Valls comme premier ministre est un suicide politique.
- Le gouvernement est une bande de bras cassés."

Mais sa dernière invective sur le parti communiste, (vous êtes la mort vous êtes le néant,) constitue peut- être la formule de trop:

Passe encore, qu'elle scelle les désaccords entre La France insoumise et le PCF. L'union est un combat comme chacun sait et la désunion en politique, c'est la règle et non l'exception. Quand deux formations politiques ne se supportent plus, elles divorcent. C'est l'humanité.

Passe encore que cette diatribe assène un rude coup à un parti fondé en 1920 au congrès de Tours qui tente de façon désespérée, de conserver un groupe parlementaire à l'assemblée nationale en conservant des liens avec le parti socialiste ou plutôt ce qu'il en reste. Il faut bien vivre ou plutôt survivre en face du candidat de à France Insoumise qui veut regrouper toute la gauche à ses côtés, sans partager.

Mais traiter d'astre mort, 
- le parti des "100000" fusillés" de la résistance française de la deuxième guerre mondiale ( après l'invasion de l'Union Soviétique par l'Allemagne en juin 1941,)  
- le parti de Maurice Thorez qui  a accompagné la reconstruction du pays en 1945, même s'il a contribué à le bloquer en 1947 lors du déclenchement de la guerre froide,
- le parti de Georges Marchais qui trouvait le bilan "du communisme globalement positif" et qui approuva l'intervention soviétique en Afghanistan en l'an de grâce 1979, 

ce n'est vraiment pas correct quand on recherche des alliances avec lui depuis la  création du Front de Gauche.
Ce n'est pas bien vis à vis du parti de la classe ouvrière, même si la majeure partie de ceux et celles qui la composent préfèrent rejoindre le camp du Front National.
C'est discourtois de célébrer ainsi par avance les obsèques d'un parti qui conserve de solides bastions municipaux et qui dispose encore d'un socle  significatif de militants actifs. 

En fin de compte, on peut se rassurer: en se privant d'un tel partenaire en difficulté comme tous les partis de gauche, en multipliant les diatribes vis à vis de tous ceux qui sont en désaccord avec lui et avec son programme délirant, Mélenchon ne sera jamais Président de la Republique.

Heureusement!

Frédéric Buffin 

blog: fredericbuffin.fr

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Frédéric Buffin - dans Politique
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 09:14

 

Pitié piour les énarques ou Plaidoyer pour l'enarchie.

Ils (elles) trustent les bonnes places dans les administrations centrales de l'État ils (elles) ne dédaignent pas les coins les plus crottés du territoire en rejoignant le corps de la préfectorale et les administrations déconcentrées de l'État. Ils (elles) ont investi le corps diplomatique et peuplent les ambassades et les consulats français  répartis sur toute la planète.
Ils  (elles pas encore) sont ultra majoritaires dans ces clubs sélects de la République que constituent  le Conseil d'État, la Cour des comptes, l'Inspection  Générale  des Finances et dans une moindre mesure l'Inspection  Générale des Affaires Sociales. 
Ils (elles) ne dédaignent pas le secteur audiovisuel  même si leur présence y est contestée par les journalistes.
Mais pour faire bonne mesure, , ils ont investi la politique en devenant d'abord membres  des cabinets ministériels qui constituent de fantastiques accélérateurs de carrière. Ils (elles) ont accédé aux plus hautes fonctions: ministres, premiers ministres,  Président de la République, mais aussi maires, députés sénateurs , élus locaux de tous bords et de tous poils. 
Et cerise sur le gâteau, après avoir servi  l'État avec zèle,   ils ne se privent pas d'aller pantoufler dans le secteur privé où beaucoup (pas tous) font merveille grâce à leurs compétences, leur réseau et leurs connaissancesde l'appareil d'État que n'importe quelle entreprise de standing doit savoir pénétrer pour gérer ses affaires au mieux ses intérêts.

Qui sont ces phénix, ces seigneurs et maîtres, ces puissants en col blanc ou en jupe plissée, ces si bons élèves qui dans leur jeunesse ont réussi le concours suprême, propre à leur donner une bonne place pendant toute leur vie professionnelle? Ils s'agit des énarques bien sûr. Cette Élite de la République Française; la crème de la crème de l'État Français, le caviar des Institutions Françaises, ces joyaux du pays de France auquel il ne faut point toucher sans risquer de faire écrouler l'édifice national.  Le pays s'est construit depuis la monarchie capétienne sur un État fort, nul ne devrait l'oublier. Et comme le poisson pourrit par la tête, il vaut mieux disposer au sommet de cet État, de personnalités fortes...formées à l'ENA bien sur.

Seulement voilà, à force de succès, les anciens (nes) élèves de l'administration sont parvenus à se faire détester, comme en témoigne la vague populiste qui a secoué le pays lors du premier tour de l'élection présidentielle.

- d'abord par tous les attachés d'administration qui voient sans pouvoir rien n'y faire, des météores prendre toutes les bonnes places auxqueĺles ils aspirent et qui tout en faisant le job, ruminent leur amertume de voir le ou la nouvelle arrivés prendre la place du chef à laquelle ils prétendent. Ces travailleurs de l'ombre que constitue le petit monde des attachés préfèrent le dicton, "c'est dans les vieux pots qu'on fait la bonne soupe", au proverbe, "la valeur n'attend pas le nombre des années."

- Ensuite par les élus non énarques, les représentants des syndicats et même du patronat et les multiples représentants des corps intermédiaires à qui les énarques imposent des règles multiples pour bien leur montrer que quoiqu'ils fassent l'État est premier sur notre territoire et qu'il a fait et fait encore la Natîon.

- Enfin par le bon peuple qui n'est pas protégé malgré l'intelligence de ces martiens venus d'ailleurs, du déclassement, de la misère et du chômage. A quoi bon tous ces énarques regroupés en caste, financés grassement par nos impôts, si c'est pour constater que toute une France périphérique demeure au bord du chemin. 

-Et malgré cette incapacité à choyer le bon peuple, ils ont été incapables de maîtriser la dette publique qui dépasse les 2200 milliards d'euros. Quels mauvais gestionnaires!

Dehors donc les énarques qui par la seule grâce de la réussite à un examen difficile; ont su constituer une nouvelle noblesse ou un nouveau clergé peu enclins à la transcendance charitable ,  pendant qu'il maintiennent le pauvre Tiers- État en situaction de dépendance et de mal développement. Et on se plaint du fait  que l'exutoire face à toutes ces frustrations, ce soit la rue avec son cortège de violences potentielles?

Dehors donc les énarques, ces pelés, ces galeux d'où vient tout le mal. Haro sur les énarques comme sur le baudet de la  fable! Qu'ils dégagent comme éructe le candidat de la France insoumise.

A y regarder de plus près, cette condamnation de nos élites énarchiennes est injuste: 

- d'abord, il faut bien l'admettre, les énarques n'ont pas leur pareil pour traduire ces grimoires  administratifs que sont devenus, les différents codes administratifs qui sont les piliers de notre belle république. Pour lire le code de la Sécurité Sociale par exemple,  qui est mieux placé que les énarques que la direction du même nom? Il en est de même pour le code général des impôts que seuls les énarques de la  direction de la législation fiscale sont en capacité d'interpréter. Idem pour le code de la construction et de l'habitation. Etc .. C'est un peu normal, c'est eux qui les écrivent.

- En second lieu, nous sommes au temps de l'europe er de la mondialisation triomphantes dont toutes les interactions révèlent la complexité des situations que le pays doit affronter. Or pour comprendre et agir, il vaut mieux des énarques certes parfois monstres froids, mais compétents,  que des personnages de moindre niveau. Et ultime paradoxe, pour simplifier la vie administrative à laquelle aspirent tant de nos concitoyens, c'est très compliqué. Et gérer la complexité, nos énarques, ils savent faire puisqu'ils ont été formés à la développer dans le monde administratif, mais aussi dans toute la sphère économique et sociale.

- Enfin, au cours de ma carrière professionnelle, des énarques qui avaient non seulement l'esprit de géométrie, mais aussi de finesse, j'en ai rencontré. J'en ai même croisé qui avaient du coeur, attachés non seulement au service de l'État mais aussi de leurs concitoyens. Si, si, lecteurs sceptiques, des énarques qui ont la tripe sociale, il en existe; des énarques qui vont au charbon ou ne réchignent pas à se salir dans les étables au cul des vaches, on en trouve. Il en est  même qui serrent les mains (forcément sales) des travailleurs et travailleuses du pays, n'en déplaise à Florence Arthaud. 
Beaucoup savent sortir de leurs bureaux pour aller à la rencontre de la France profonde et c'est pour cette raison que le pays n'a pas encore implosé malgré ses 6 millions de chômeurs.

Bref, les énarques ne sont pas de nouveaux dieux intouchables. Et même s'il leur faut obéir aux ordres qui viennent  d'en haut, Ils sont plus humains, avec des émotions devant la douleur de leurs concitoyens,  quoiqu'on en dise que leur costume cravate ne semble le montrer.  La preuve, ils font pipi et c..et font même des enfants comme tout le monde.  

Ils souffrent des mêmes ennuis familiaux que tout un chacun. Ils éprouvent même parfois des doutes vis à vis de la fonction qu'ils remplissent, même s'ils se gardent de l'exprimer, sachant qu'ils exercent pour agir et non se plaindre. Les états d'âme au vestiaire. On ne gouverne pas par objection!

'Dernier  mot, les Français viennent d'élire un brillant énarque qui se veut protecteur de son peuple. Ceci démontre que les électeurs ne sont pas si rancuniers vis à vie des énarques. C'est rassurant de voter pour un candidat intelligent!. Les Français veulent du régalien, ils auront des énarques. Avec le profil de notre président ceux-ci ne sont pas destinés à pointer à Pôle emploi.

Pour conclure, admettons le. Ils sont parfois, suffisants, imbus d'eux-mêmes, fiers d'eux et dominateurs,  mais ils constituent un mal nécessaire dont le pays ne saurait se passer sans s'effondrer. À une voyelle près,  nous pouvons tomber dans le bazar institutionnel:  de l'énarchie triomphante à l'anarchie galopante, il n'y a qu'un pas. Et celle-ci, par les désordres qu'elle engendre ne sert jamais les intérêts du bon peuple.

Alors malgré tout, disons  le haut et fort, vive l'énarchie, condamnée à réussir avant d'être emportée par une vague populiste délétère.

Frédéric Buffin qui n'a pas fait l'ENA et qui je le précise pour le lecteur qui me trouverait trop complaisant pour les enarques, ne recherche pas de place.

Blog: fredericbuffin.fr

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Frédéric Buffin - dans Politique
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:32

Vive le nouveau monarque républicain!

Ceux qui veulent passer à la sixième République en diminuant les pouvoirs du Président de la République, en seront pour leurs frais: En fin de compte les Français apprécient la monarchie républicaine, ce roi sans couronne qui dispose d' un ensemble de pouvoirs unique dans le monde démocratique.

Certes, depuis l'exécution du roi Louis XVI, ils sont privés du sacre à la cathédrale de Reims ou à Saint- Denis. L'Elysée comme lieu de passation du pouvoir, c'est classe, mais c'est moins faste  qu'une cérémonie à grand renfort de trompettes et d'orgue. Et même si la cérémonie de ce dimaniche 14 mai sera retransmise à la télévision, elle n'aura jamais le retentissement de celle qui plaça la reine Elisabeth sur le trône de la monarchie britannique. 
Certes la passation de pouvoir entre l'ancien et le nouveau locataire du château , prive les personnes à mobilité réduite de leur messe télévisée, au grand scandale de Christine Boutin qui en fait d'ailleurs un peu beaucoup sur cette privation. La présidentielle vaut bien une messe, comme disait Henri IV  en évoquant son retour à  Paris, pour achever de pacifier le pays déchiré par les combats fratricides entre protestants et catholiques.

Mais, qu'à celà ne tienne, les Français sont attachés au pouvoir fort: 
- celui de Louis XIV qui avait porté l'autorité à son optimum bien aidé par l'Aigle de Meaux l'évêque de Meaux qui estimait que "nulla potestas nisi a deo." Bakounine qui proclamait "ni dieu ni maître," n'était pas encore né.
- Celui de Bonaparte qui exerça le pouvoir sous le Consulat et l'Empire avec une main de fer que seule l'Europe coalisée à Waterloo permit de dessérer. Chaque fois que je visite le Louvre, je suis toujours impressionné par la toile du sacre impérial. Il n'y a pas à dire Napoléon consacré empereur  par un pape humilié, ça avait de la gueule. Un peu de transcendance pour grandir le nouveau souverain, c'était un plus qu'un peintre comme David au service de la paranoïa impériale sut exprimer avec talent. 
- Cette aspiration des Français pour un exécutif fort s'est évidemment perpétuée lors de la formation de la Vème République. Fini le règne du Parlement avec ses combines d'appareils politiques qui finissaient par paralyser le pays. Avec le général de Gaulle dont Mitterand disait qu'il était le responsable d'un coup d'État permanent, tout y est passé pour que soit dépassée la démocratie parlementaire en place jusqu'en 1958 et 1962: Champ limitatif de la loi bien balisé par les articles 34 et 38 de la Constitution, possibilité par le Président de légiférer par ordonnance, article 49-3 pour tordre le bras de l'assemblée nationale en cas de refus de vote d'un projet de loi, et cerise sur le gâteau, article 16 qui autorise le Président en cas de crise majeure à prendre des décisions qui sont  d'ordinaire du domaine de la loi. Etc...
Quoi de mieux enfin  que le référendum pour faire exprimer la volonté populaire pour les uns, populiste pour les autres, par la volonté d'un homme à poigne pour gérer les affaires  du pays.

- Chose paradoxale qui confirme l'attachement des Français aux institutions de la Vème République, l'élection par les citoyens du Président ainsi que  le référendum,  constituent par ceux-ci, un moyen de renouveler de façon non violente le régicide à intervalles réguliers: Le général abandonna l'arène politique en 1969 par refus du référendum sur la réforme des institutions. Giscard dut dire "au revoir" au peuple français en 1981, les électeurs ayant sèchement décidé de choisir François Mitterand qui en profita pour embrasser sans vergogne les habits de Président sans se dessaisir des immenses pouvoir de son prédécesseur. 
Sarkozy fut éliminé en 2007, à la suite d'une cinglante anaphore décochée en plein débat présidentiel. Quant à son successeur, il préféra renoncer à la suite de sondages catastrophiques sur son bilan politique,  pour éviter de subir le couperet du suffrage universel.
Il sera difficile dans ces conditions, aux tenants de cette méthode démocratique de choix des dirigeants politiques de faire renoncer les Français à cette liberté fondamentale qu'ils ont acquis en 1962.


- Une autre raison témoigne de l'attachement des Français à la Présidence de la Republique façon Vème. Les épouses des présidents ont toujours intéressé l'opinion publique. Tante Yvonne recevait un courrier de ministre. La femme  de Pompidou Claude, n'était pas moins sollicitée de même qu'Anne-Aymone la femme de Giscard.    Danielle la femme toujours révoltée de Mitterrand (l'officielle) usa de sa fonction pour soutenir les associations humanitaires et Bernadette la femme de Chirac, usa de sa position de première dame, pour lancer l'opération pièces jaunes afin d'aider les enfants à l'hôpital. Seul Francois Hollande montra qu'il était incapable d'embrasser la fonction présidentielle  parce qu'il ne put désigner à cette fonction honorifique mais symbolique  ni avec Ségolène ni avec Valerie Trierweiler ni avec Julie Gayet.  Pas bien!
Heureusement nous sommes sauvés avec Manu, Brigitte son épouse régulière,  arrive, prête à redonner du crédit à la fonction de "première dame." Ouf, nous sommes sauvés!

- Dernière raison inconsciente qui rend impossible toute évolution actuelle du chef de l'État: Il appartient au seul peuple français et à lui seul, de mettre fin à ses fonctions. Et tous ceux qui ont réussi à abréger le mandat de notre dirigeant suprême, par une solution radicale, l'ont appris à leurs dépens. 
Ravaillac en 1604 qui avait tué Henri IV en plein Paris fut écartelé en place de Grèves pour son crime. Le malheureux avant de trépasser a dû passer un moment très désagréable. 
Caserio, qui au nom de l'anarchie, tua le Président de la République en 1894  après le  refus de la grâce d'Edouard Vaillant et  Emile  Henry, fut guillotiné sans faiblesse pour son crime d'État. Il en fut de même pour Gorgulov qui assassina Paul Doumer en 1932. 
Après  l'attentat manqué du petit Clamart, le colonel Bastien-Tiry, fut fusillé au nom de son origine militaire. Le général qui manqua peut-être de grandeur sur ce coup là, se serait grandi en accordant la grâce presidentielle. Mais il ne pouvait supporter qu'un gradé de l'armée, ait souhaité attenter à sa vie en tant qu'il représentait et dirigeait la France. Le vieux militaire avait des principes et de plus, il était rancunier.

Depuis ces événements tragiques, les Présidents font désormais  l'objet d'une surveillance constante. Une soixantaine de gardes du corps sont aujourd'hui mobilisés pour assurer au titulaire de la magistrature suprême,  la sécurité nécessaire à l'exécution de sa mission au nom du peuple français qui seul est habilité à interrompre son mandat dans des conditions normales. Au passage, on admirera le courage et la patience du nouvel impétrant pour supporter pendant cinq ans une telle surveillance rapprochée 24 heures sur 24.

Pourquoi donc  souhaiter modifier le cadre institutionnel  actuel qui permet d'élever pour un temps limité, un haut personnage sur un pied d'estal de nature à le faire entrer dans le tragique de l'Histoire de France? Et l'Histoire, en France, c'est important.

Bonne chance monsieur le Président,  pour inscrire une page nouvelle, à la fois sociale et glorieuse de l'histoire de notre pays. Il y a du boulot et cinq ans c'est bien court depuis que certains ont commis la folie de renoncer au septennat.

 

Frédéric Buffin qui fut pour un temps professeur d'Histoire avant de  s'égarer à la sécurité sociale où il a passé avec passion, la plus grande partie de sa carrière professionnelle. 

Blog: fredericbuffin.fr

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 15:46

La trahison est un des maîtres mots de la vie politique, parce que la trahison est le propre de l'homme.

Depuis quelques mois, la trahison revient en force dans le débat politique. Emmanuel Macron a doublé le président en titre qui en avait fait son conseiller puis son ministre. Manuel Valls  a tordu le bras au même locataire du château  pour éviter qu'il ne se présente à la primaire de la gauche avant de se faire évincer par Benoît Hamon. 
Celui-ci qui avait pourtant gagné  cette primaire, s'est fait lâcher méthodiquement par la plupart des hiérarques socialistes. 
François Fillon au fur et à mesure des révélations du Canars enchaîné a été méthodiquement abandonné par les grands leaders de la droite et du centre.
 Plus récemment encore, Francois Bayrou s'estime trahi parce que la liste des candidats d'en Marche aux législatives a été diffusée sans son aval et qu'elle contient trop peu de membres issus du Modem.  On attend avec impatience la prochaine traîtrise.

À croire que pour faire de la politique, il faut avoir lu "le manuel du parfait petit traitre" ou qu'il faut avoir à l'esprit la célèbre formule de Voltaire: "Mon Dieu gardez moi de mes amis, quant à mes ennemis je m'en charge. 

A l'analyse, il n'y a rien de nouveau sous le soleil: 

-l'ancien testament nous révèle des trahisons célèbres: les fils de Jacob n'hésitent pas à vendre leur  frère Joseph qui deviendra plus tard le conseiller du pharaon. Celui-ci sera assez magnanime pour ne pas les envoyer dans un cul de basse fosse, quand affamés par la sécheresse, ils lui demanderont secours. Ils ont eu de la chance d'avoir un frère disposant d'un tel sens de la famille!
Dans le livre des juges, Samson à la force herculéenne avait tué 1000 Philistins  avec une simple tête d'âne.( On admirera la solidité d'une telle arme que je n'ai jamais vu dans le défunt catalogue de la manufacture d'armes et cycle de Saint Etienne.)

 Ceux qui étaient en vie, se vengèrent en plaçant à ses côtés la redoutable Dalila dont pour son malheur, il tomba amoureux.  La « garce » profita de son sommeil pour lui couper les cheveux afin de le priver  de  toutes ses énergies, de sorte qu'il fut fait prisonnier. Sans misogynie aucune, les hommes politiques doivent parfois se méfier des femmes! Avec les exigences de la parité, le danger du deuxième sexe en politique, ne fera que croître et embellir. 
-Judas qui livra Jésus aux Romains constitue évidemment le modèle du mauvais traitre, de sorte que prononcer ce prénom a l'encontre d'une personne constitue toujours une grave insulte. On n'aura garde d'oublier la trahison en forme de reniement de l'apôtre Pierre qui lâcha ainsi son maitre avant que le coq ne se mette à chanter. Comme quoi, l'enseignement du catéchisme peut permettre au delà de l'expression de la foi en l'au-delà,  de se garder de son entourage.

-D'autres trahisons célèbres m'ont été enseignées à l'école et au lycée publics que j'ai fréquentés de la primaire jusqu'à la terminale. 
Le "Tu quoque mi fili" (toi aussi  mon fis) prononcé par Jules César lorsque son fils Brutus lui planta une épée dans le dos, m'apprit qu'il était toujours utile, même pour un pontife romain, de regarder derrière soi quand on a la malchance d'être entouré d'ennemis. C'est en de telles circonstances que je compris pourquoi mes parents souhaitaient que je fasse du latin.
Plus tard j'ai du m'infuser la chanson de Roland en classe de 5ème. Je dois tout de même reconnaître que de cet austère enseignement, j'ai retenu que Ganelon, qui s'était allié avec les Sarrasins pour triompher ainsi des troupes de Charlemagne a Roncevaux, constitue encore un modèle de félonie. 
Si quelqu'un vous traite de Judas ou de Ganelon, il est probable que vous ne passerez pas vos vacances ensemble.


 -La liste est longue des violations par les grands de la monarchie française du code d'honneur et de soumission due au souverain. Le grand connétable que Francois 1er son cousin avait couvert de récompenses à la suite de la victoire de Marignan en 1515, n'hésita pas à rejoindre les troupes de Charles Quint pour battre les troupes royales à Pavie en 1521.
 On n'oubliera pas non plus Philippe Égalité, le cousin de Louis XVI qui vota malgré son  lien de famille, la mort du roi le 21 janvier 1793. ( Il ne fut guère récompensé de cet acte régicide, puisque lui-même fut guillotiné en novembre de la même année.  Bien fait pour ce traitre à la cause monarchique!)

-La République française sans refaire toute l'histoire, n'a pas été exempte de trahisons majeures: plus personne ne connaît Bazaine qui commandait le corps expéditionnaire de Metz et qui capitula sans combattre devant les troupes prussienne de Bismarck en 1870. Il fut accusé et condamné à mort en 1873 pour haute trahison pour ne pas avoir combattu. Mac-Mahon Président de la République de l'époque qui se sentait le cul sale d'avoir été battu lui-même à Sedan, commua sa peine en une réclusion de 20 ans.  Bazaine  n’assuma pas  longtemps cette sentence adoucie par la grâce présidentielle. Il s'évada en Espagne avec la complicité de certains généraux. Comme quoi se rendre pour un militaire, ça peut payer! Cet épisode permit à Victor Hugo d'écrire une belle formule vacharde dont il avait le secret: "Mac Mahon absout Bazaine, Sedan lave Metz. L'idiot protège le traitre."

-Le général de Gaulle lui-même fut déclaré traitre deux fois. Une fois en 1940 par Pétain après avoir diffusé l'appel de Londres le 18 juin 1940 et une deuxième lorsque sur la question algérienne, il se résigna à se ranger dans les camps des partisans de l'auto-détermination contre les tenants de l'Algérie française. A noter que le grand homme qualifié de héros de la deuxième guerre mondiale par les uns et de « traitre à l'empire français » par les autres, s'estima lui-même trahi par Pompidou qui fut débarqué de son  poste de premier ministre  après les événements de mai 1968 et par Giscard qui fut en 1969 le chef de file des opposants de la droite classique au referendum de 1969. On connaît la suite.

-Plus récemment, la trahison a continué de bien se porter lorsque Nicolas Sarkozy initialement adoubé par Jacques Chirac pour ses qualités de volontarisme, préféra rejoindre Édouard Balladur pour la présidentielle de 1995. Depuis, la relation entre les deux hommes à toujours été marquée par une hostilité tenace.  Jamais Jacques Chirac ne voulut faire du "petit excité" son premier ministre.  Celui-ci dut ruminer pendant quelques temps le goût amer de la trahison perdue, méditant par la qu’on ne gagne pas toujours au petit jeu de « ôte toi de là que je m’y mette. »

Ne nous y trompons pas, avec l'élection d'un jeune quarantenaire désireux de ne se classer ni à droite ni à gauche, il y a toute chance pour qu'avec une gauche et une droite éclatées façon puzzle, des parlementaires en nombre, désireux de conserver leur place soient tentés d'aller brouter l'herbe grasse du nouveau champ politique qui vient de se traiter. Et l'accusation de retournement de veste pour des raisons alimentaires pour retenir les ambitions de certains n'en retiendra pas beaucoup. Il faut bien vivre!

Dans les prochains jours, le parfum vénéneux de la trahison, va se sentir durablement dans les allées du pouvoir.

Parfumeurs es trahison, à vos fioles! Vous allez pouvoir vous en donner à nez joie!

Frédéric Buffin le 13 mai 2017
Blog : fredericbuffin.fr

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 21:32

 

"Eh Meluche, tu sera toujours qu'un estranger à Marseille."

Réaction de Marius marseillais de plusieurs générations à l'annonce de la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans la circonscription de l'actuel député Patrick Menucci. (Ave l'assent de Marseille)

"Eh, Jean-Luc, on t'aime bien quand sur le vieux-port,  tu harangues la foule  en proclamant fièrement la devise "Liberté, Égalité Fraternité, avec des accents de Cicéron." On t'apprécie quand tu nous dit sans trop le dire que côté politique, la bouillabaisse marseillaise elle est pas fraîche. Et en plus tu chantes la Marseillaise de Rouget de l'Isle, mieux que l'Internationale!

On s 'amuse à penser que si tu avais été élu au lieu du jeune parigo qui parle pointu,   avec tes penchants dégagistes, il aurait soufflé un sacré mistral sur la ville de Pagnol et sur tout le pays.
Tu le connais ce vent qui nous vient de la vallée du Rhône, il soulève, tous les papiers gras de la ville  que les éboueurs adeptes du fini-parti ont laissé par terre, histoire de dire aux Marseillais qu'ils reviendront le lendemain. Tu aurais pu être ce vent-là, mais les gens du Nord et de l'Ouest et ces maudits parisiens tête de chien,  ne t'ont pas choisi. Peuchère qu'elle pitié!
Tu aurais dû faire brûler plus de cierges à Notre Dame de la Garde pour être exaucé. Pour faire président, ça valait bien une messe comme disait Henry IV en son temps, même si tu te sens mieux chez les francs-macs.

Tu nous as fait pleurer Jean-Luc avec tes discours enflammés. Mais là fraanchement tu déconnes,  à croire que tu as bu la "cagole de trop." (bière marseillaise) Tu veux vraiment nous emboucanner?

Quand j'ai appris la nouvelle, je n'ai pas pu éviter de dire tout haut dans la rue: "fatche de con."  C'est pas un parachute qu'il se ménage, c'est une mongolfière et dans une circonscription où le FN n'a aucune chance d'être élu! 

Et pourquoi que tu veux te présenter contre le Menucci.?T'es pas un peu fada de nous jouer ce coup là. Lui au moins, il est de Marseille. La gare Saint-Charles, la Joliette, Le Prado, le chaudron du Velôdrôme , la Castellane, Mazargues le coin de notre grand baratineur de Maire, les quartiers Nord où les minots  se pètent à  la kalachnikov, l'Estaque etc..il connaît avec tous les gens qui vivent dans ces quartiers.

Je sais,  tu leur en veux à mort aux gens du P.S. et tu peux pas les saquer. Ils t'en on fait des misères pendant des années. Mais Menucci tout de même avec sa gouaille, il est sympa et son accent, il est si chantant. Ca nous plait.

Et il sait nous en faire des promesses.  Il y a quelques années, il avait parlé une fois en réunion (authentique) d'une proposition qu'elle était formidable: il trouvait que les voies de la gare Saint-Charles, elle séparait le centre- ville en deux en prenant une place folle. Qu'à celà ne tienne il suffisait de construire une gare souterraine et de libérer des voies pour construire un nouveau quartier avec immeubles, espaces verts et commerces. Il avait même chiffré le coût du projet: 3 milliards d'euros. Une pécadille. Et par ton éventuelle élection tu voudrais nous priver d'un tel poète bâtisseur? 

Comme les automobilistes qui s'engueulent entre eux, j'ai envie de te dire: " Et ta meère, elle sait que tu es là! Tu étais bien Jean Luc, au Sénat puis au Parlement européen à Bruxelles ou à Strasbourg. Et les cigognes, c'est plus joli que les gabians qui sont de véritables rats volants au point de salir les iles Pommègues et Ratonneau. Et pourquoi tu ne te représentes pas du côté d'Hénin-Beaumont. Au moins tu pourrais en bouffer du Fhaaine et apprendre le Chti en même temps en mangeant des fricadelles. Alors qu'à Marseille, tu vas le  contrarier le Menucci. Et ça, il aime pas.

Alors, je te fais une proposition:  d'abord, on se fait une bonne partie de pétanque au parc Borelli. Ensuite je t'invite au restaurant chez Michel sur la route de la corniche, où tu pourras manger la meilleure bouillabaisse de Marseille. Je t'offre des pieds paquets dont tu me diras des nouvelles et des navettes à l'eau de fleur d'oranger de la pâtisserie de l'église Saint Victor.  . Avec un peu de chance, elles auront été bénies par l'archevêque de Marseille. Il est comme toi, il a parlé des valeurs d'ouverture à défendre, sans s'engager nettement pour un candidat. Rassure toi, en l'écoutant comme toi, je ne suis pas si brèle que ça. J'ai compris qu'il fallait voter pour le jeunot au deuxième tour.

Et en plus, tu auras droit à une bonne bouteille de rosé. Du côté de Cassis, il y en a de fameux. Et pour faire bonne mesure, je t'emmène au vélodrome voir l'OM. Tu verras; les supporters n'ont pas  leur pareil pour hurler, "l'arbitre au poteau" battements de tambour en prime, avec d'autres noms d'oiseaux que je n'ose te dire.

Et après, je te fais voir la corniche et la mer bleu canard w-c comme dirait Dany Boon, nous allons manger au restaurant des Goudes, puis tu prends le TGV pour Paris et tu lui lâches les baskets au Menucci. Il faut qu'il mobilise ses électeurs. Avecque  le PS qui sait plus où il est, il va avoir du boulot, sans que tu le déranges avec tes cagades.

Allez Meluche, fan de chichourle, retourne à Paris où qu'ils sont les intelligents. Avec la tv, j'aurai toujours le plaisir  de t'écouter mais de loin!

Et je te le dis gentiment, parce que tu n'écoutes  personne et que tu ne vas pas renoncer,  au bar des bons amis, un docker un peu rude m'a dit: "eh Marius, si ça te fâche vraiment que Meluche  il se présente on peut lui faire gôûter l'eau du vieux Port." Mais rassure toi  à Marseille, on est plus grande gueule que grosse  brute. Alors, on le fera pas, d'autant que cette eau, elle est très sale et qu'à Marseille, la planification écologique, on connaît pas.

Allez Jean-Luc, "adesias,"même si tu ne mets jamais les pieds dans une église. Et après les élections, tu pourras toujours te consoler en buvant un ricard (sinon rien) avec moi, quand tu auras perdu face au régional de l'étape."

Frédéric Buffin qui en a vu de biens belles pendant six ans.
Le 12 mai 2017.
Blog: fredericbuffin.fr

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 00:57

 

Avec notre président, ce ne sera pas en marche, mais en course!  Ou, faut- il sprinter pour gouverner?

Aux jeux olympiques l'épreuve reine, ce n'est pas le marathon, c'est le 100 mètres. Plus personne ne connaît le vainqueur des 42 kilomètres qui a  succédé sans mourir lors des derniers jeux, à Philipidès le messager en armes qui tendit l'âme en annonçant la victoire des Athéniens contre les ..Perses  au 5 ème siècle avant J-C. dans la plaine de Marathon.

Par contre, tout le monde connaît Usain Bolt, sacré trois fois champion olympique du 100 mètres. Cet extraordinaire athlète jamaïcain a rejeté dans les ténèbres de l'incognito, les sprinters américains qui trustaient les places avant ce génie du sprint.

Pour devenir célèbre, il n'est donc pas nécessaire de courir longtemps, mais vite, très vite.

Pendant la campagne électorale de la primaire, les candidats de la droite classique (Juppé, Coppé,  Fillon,) avaient manifesté leur volonté une fois élus, d'aller vite en besogne en procédant par ordonnance. La gauche la bouche en coeur, la rose aux dents, protesta vigoureusement en clamant vertueusement qu'il s'agissait là d'une atteinte inadmissible au droit du Parlement d'élaborer et de voter la loi.

Pour ceux qui apprécient la démocratie parlementaire rien de mieux face à un projet gouvernemental, que les méthodes d'obstruction qui consistent à proposer des centaines d'amendements dont certains ne se différencient que par une virgule. Rien de plus excitant pour les parlementaires que ces interminables premières et deuxiémes lectures et ces discussions de la commission paritaire avec des navettes si fréquentes entre l'Assemblée Nationale et le Sénat. 

Et si un texte proposé par le gouvernement peut mettre plusieurs mois à être adopté, c'est Parfait. Dans ces conditions, la déclaration de l'urgence pour accélérer la procédure ou la présentation de l'article 49-3 de la constitution, constituent des modes "scandaleux" d'accélération de la vie législative , et de diminution des droits du Parlement.

Heureusement qu'avec la saisine du Conseil constitutionnel par 60 députés ou 60 sénateurs, il est possible de ralentir la marche des affaires. Ce serait trop.simple et trop rapide que les lois soient si rapidement promulguées. 

Et même après la promulgation, il faut saluer les lenteurs de l'Administration qui mettent parfois des mois à faire sortir les décrets d'application d'une loi pourtant parue au Journal Officiel.

La République qui avance à la vitesse d'escargot, c'est le nirvana pour certains adeptes de la démocratie parlementaire.

Ce n'est évidemment pas la tasse de thé de notre président qui bien que de gauche ni de droite; a d'ores et déjà annoncé que ses premières grandes décisions seraient effectuées par ordonnance, un des principaux instruments du parlementarisme rationalisé, c'est à dire...muselé façon Vème Republique.

En ce sens, il entend renouer avec la tradition monarchique, mais aussi avec les usages de troisième et de la quatrième république dont les dirigeants pratiquaient volontiers le décret-loi sous le contrôle du Conseil d'État. Même aux belles heures de la démocratie parlementaire, il fallait parfois bien agir sans trop perdre de temps.

Scandale dira-t-on de vouloir mépriser ainsi  dés le début du quinquennat la représentation populaire pour faire passer notamment le saccage du code du travail. Certains diront-même qu'il n'est plus besoin de ministère du travail. Il suffit de confier la rédaction d'une telle ordonnance à un cabinet d'avocats  ou à la cellule juridique du MEDEF!

Notre  jeune élu pourra objecter qu'on ne gouverne pas par objection et qu'il faut avancer rapidement:

"Moi Président" pourra-t-Il dire, je ne prendrai pas de vacances comme mon prédécesseur pour me reposer de la campagne électorale. 

"Moi Président je sais qu'il n'est plus temps de perdre du temps à trouver l'impossible synthèse si je veux faire avancer le char  de l'État à la vitesse de la société civile"

"Moi Président, il me faut courir "à toute berzingue" avant que je ne sois rattrapé par tous les groupes de pression qui vont vouloir s'accrocher à mes baskets pour freiner l'élan populaire qui m'a confié la charge de redresser le pays"

"Moi Président, je veux dire au pays que nous sommes en État d'urgence économique et financier et que je préfère la méthode expéditive  des ordonnances plutôt que
le train de Sénateur." 

- Moi Président, je voudrais dire à mes opposants que je n'ai pas été élu simplement pour inaugurer les chrysanthèmes et que je préfère semer par ordonnances afin que tous ensemble, nous récoltions le fruit de nos efforts avant la fin du quinquennat."

Bref C'est beau comme l'antique et rapide comme l'éclair.

A l'analyse, ce n'est pas un président que nous avons élu, c'est Mercure aux pieds ailés. Le dieu du commerce et des voyages, ( et accessoirement des voleurs)  le mieux adapté aux vents de la mondialisation, ce qui suppose des capacités de réactivité et d!'intervention face  aux crises qui nous attendent.
Dans ces conditions, l'usage des ordonnances sous contrôle du Conseil d'État et du Conseil constitutionnel, ce n'est pas si mal, même si l'Assemblée nationale et le Sénat n'y trouvent pas leur compte.

Et pour conclure, nous avons élu un président jeune et en bonne condition physique qui sur une piste d'athlétisme battrait la plupart de nos parlementaires. Alors silence dans les rangs, laissons le courir, si c'est dans l'intérêt du pays. 

Frédéric Buffin le 10 mai 2017.
Blog fredericbuffin.fr

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